Concernant la polyarthrite rhumatoïde, quelle(s) est (sont) la (les) réponse(s) exacte(s) :
A. Les arthrites sont fixes, bilatérales et symétriques.
B. Elle débute le plus souvent aux membres inférieurs.
C. Les déformations sont irréductibles.
D. Les Anticorps Anti-CCP2 sont spécifiques de la maladie.
Résolution & Analyse Clinique
La polyarthrite rhumatoïde (PR) est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires chroniques. Analyse des propositions :
VRAI Proposition A : C'est la présentation clinique cardinale de la PR établie. Contrairement aux arthrites microcristallines ou infectieuses qui peuvent être migratrices ou mobiles, les arthrites de la PR s'installent et restent fixes, symétriques et bilatérales.
FAUX Proposition B : La PR débute préférentiellement aux membres supérieurs (MCP, IPP et poignets). L'atteinte des pieds est précoce, mais n'initie pas classiquement la majorité des tableaux cliniques.
VRAI Proposition C : À la phase d'état et en l'absence de traitement de fond précoce, les destructions cartilagineuses, les ruptures et subluxations tendineuses conduisent à des déformations fixes et strictement irréductibles (ex. col de cygne, boutonnière).
VRAI Proposition D : Les ACPA (Anticorps anti-protéines citrullinées), mesurés par le test Anti-CCP2, possèdent une spécificité remarquable (> 95% à 98%) pour le diagnostic de la PR.
Réponses attendues : A, C, D
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Astuce Concours Pro
Ne confondez jamais Facteur Rhumatoïde (FR) et Anti-CCP ! Le FR est très sensible mais peu spécifique (positif dans d'autres connectivites ou chez le sujet sain). Les Anti-CCP constituent la signature biologique hautement discriminante de la PR.
02. L'Arthrite Septique
Quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) concernant l'arthrite septique :
A. Toute mono-arthrite doit faire évoquer une arthrite septique.
B. L'enquête bactériologique ne doit pas retarder l'antibiothérapie en urgence pour arrêter la progression de l'infection.
C. Les anti-inflammatoires sont formellement contre-indiqués.
D. La radiographie est indispensable pour le diagnostic.
Présentation & Analyse Clinique
L'arthrite septique est une urgence diagnostique et thérapeutique absolue en rhumatologie. Analyse des propositions :
VRAI Proposition A : Règle d'or absolue : "Toute mono-arthrite aiguë est une arthrite septique jusqu'à preuve du contraire". Le risque de chondrolyse rapide impose de l'éliminer immédiatement.
FAUX Proposition B : Piège classique de rapidité ! L'antibiothérapie ne doit jamais être débutée avant la ponction articulaire locale et les hémocultures, sous peine de stériliser les prélèvements et d'empêcher l'identification du pathogène.
VRAI Proposition C : Les AINS et corticoïdes masquent les signes de gravité (fièvre, douleur) et altèrent l'immunité locale, favorisant la pullulation bactérienne.
FAUX Proposition D : La radiographie initiale est souvent normale ou ne montre qu'un simple épanchement. Elle sert de référence mais le diagnostic positif est exclusivement basé sur la clinique et la formule de la ponction de liquide synovial.
Quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) concernant l'infection disco-vertébrale (IDV) :
A. L'examen du rachis peut trouver une attitude guindée avec une gibbosité.
B. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) est l'examen radiologique de choix pour le diagnostic.
C. La présence de calcifications dans les abcès paravertébraux est très évocatrice d'une IDV à germe banal.
D. L'hyperleucocytose (à prédominance neutrophile) et la CRP très élevée sont plutôt évocatrices d'un mal de Pott.
Présentation & Analyse Clinique
L'infection disco-vertébrale (IDV) implique une atteinte bactérienne ou tuberculeuse du complexe disco-vertébral.
FAUX Proposition A : L'attitude guindée est typique (contracture antalgique), mais la gibbosité est une déformation structurelle tardive destructive, propre au Mal de Pott négligé.
VRAI Proposition B : L'IRM rachidienne est l'examen de choix, montrant un pincement discal associé à des anomalies de signal des plateaux vertébraux en miroir dès les premières 48 heures.
FAUX Proposition C : Les calcifications des abcès paravertébraux (abcès froids) sont la signature de la tuberculose osseuse, non des pyogènes banals.
FAUX Proposition D : C'est l'inverse. Le syndrome inflammatoire biologique massif (PNN et CRP explosives) signe une infection à germe pyogène banal. Le Mal de Pott est une pathologie d'évolution subaiguë à expression biologique discrète.
Réponse attendue : B
Paramètre discriminant
Spondylodiscite à Pyogènes
Mal de Pott (Tuberculose)
Cinétique d'installation
Brutale, aiguë, fébrile
Subaiguë, insidieuse, sueurs nocturnes
Biologie (CRP / PNN)
Très élevée / Hyperleucocytose
Modérée, voire normale
Imagerie (Abcès)
Aigus, chauds non calcifiés
Abcès froids, volumineux, calcifiés
04. Les types d'Angor Instable
Les types d'angor instable sont :
A. L'angor de Prinzmetal
B. L'angor crescendo
C. L'angor de repos
D. L'angor d'effort
Présentation & Analyse Clinique
L'angor instable appartient aux Syndromes Coronariens Aigus sans sus-décalage persistant du segment ST (SCA non ST+).
FAUX Proposition A : L'angor de Prinzmetal est une entité vasospastique pure autonome. Bien qu'il se manifeste au repos, il est distingué dans les classifications classiques de l'angor instable d'origine purement thrombotique.
VRAI Proposition B : L'angor crescendo (ou angor aggravé) traduit une réduction critique de la réserve coronaire d'installation rapide.
VRAI Proposition C : L'angor de repos prolongé (> 20 minutes) est la présentation princeps traduisant la présence d'un thrombus mural non occlusif.
FAUX Proposition D : L'angor d'effort simple et prévisible définit l'angor stable. Seul l'angor d'effort de novo sévère est instable.
Réponses attendues : B, C
05. La Tétralogie de Fallot
Quelles sont les affirmations correctes concernant la tétralogie de Fallot ?
A. C'est une cardiopathie congénitale cyanogène associant quatre anomalies.
B. Le souffle est lié à la communication interventriculaire.
C. La radiographie thoracique montre une hypo-vascularisation pulmonaire et un cœur en sabot.
D. L'électrocardiogramme montre une hypertrophie ventriculaire gauche.
E. L'oxygénothérapie corrige totalement la cyanose.
Présentation & Analyse Clinique
La tétralogie de Fallot est la plus fréquente des cardiopathies congénitales cyanogènes. Pour bien comprendre ce QCM, analysons chaque proposition de manière anatomique et physiopathologique :
VRAI Proposition A : Il s'agit bien d'une cardiopathie congénitale caractérisée par une coloration bleutée des téguments (cyanose) due à un mélange de sang désaturé dans la circulation systémique. Elle associe classiquement quatre anomalies anatomiques fondamentales :
Une sténose de la voie d'éjection droite (sténose pulmonaire infundibulo-valvulaire).
Une large Communication Interventriculaire (CIV).
Une dextroposition de l'aorte (l'aorte "chevauche" le septum interventriculaire et reçoit le sang des deux ventricules).
Une Hypertrophie Ventriculaire Droite (HVD) secondaire à la lutte contre l'obstacle pulmonaire.
FAUX Proposition B : C'est un piège classique ! La CIV de la tétralogie de Fallot est large et non restrictive (les pressions s'égalisent entre les deux ventricules). Elle ne produit donc que peu ou pas de bruit. Le souffle systolique râpeux entendu à l'auscultation est en réalité provoqué par la sténose pulmonaire (éjection du sang à travers un orifice pulmonaire rétréci).
VRAI Proposition C : À la radiographie pulmonaire :
L'obstacle pulmonaire limite le débit sanguin vers les poumons, ce qui se traduit par une clarté pulmonaire excessive : c'est l'hypo-vascularisation pulmonaire.
La forte hypertrophie du ventricule droit soulève la pointe du cœur vers le haut et l'extérieur, donnant cette forme typique dite de "cœur en sabot".
FAUX Proposition D : C'est le ventricule droit qui est soumis à un régime de haute pression systémique en raison de l'obstacle pulmonaire et de la CIV. L'ECG montre donc des signes d'Hypertrophie Ventriculaire Droite (HVD) (ondes R amples en V1, ondes S profondes en V6, déviation axiale droite), et non gauche.
FAUX Proposition E : La cyanose est causée par un shunt anatomique droite-gauche (le sang pauvre en oxygène passe directement du ventricule droit vers l'aorte sans passer par les poumons). L'administration d'oxygène ne peut pas corriger ce passage de sang anatomique "court-circuité". Le test d'hyperoxie se révèle donc négatif ou très peu efficace.
Réponses attendues : A, C
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Exemple Analogue
Imaginez un tuyau d'arrosage principal qui se divise en deux. Si le tuyau menant au jardin (artère pulmonaire) est presque bouché par un nœud (sténose), l'eau va naturellement s'engouffrer massivement dans le deuxième tuyau libre (l'aorte). Même si vous saturez l'eau en bulles d'air à l'entrée, la majorité de l'eau évitera toujours le jardin. C'est l'effet du shunt droite-gauche de la tétralogie de Fallot.
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Astuce Concours
Retenez bien la règle : "CIV large = pas de souffle". Plus la CIV est grande dans une cardiopathie, moins il y a de gradient de pression entre les ventricules, et plus elle est silencieuse. Le souffle audible est uniquement le témoin de la sténose pulmonaire.
06. Le Malaise Anoxique (Crise Anoxique)
Le malaise anoxique ou crise anoxique :
A. Est une complication caractéristique de la tétralogie de Fallot.
B. Évolue en trois phases pendant lesquelles le souffle est toujours présent.
C. Est toujours réversible.
D. Est une indication de cure chirurgicale.
E. Peut être prévenu par le propranolol.
Présentation & Analyse Clinique
Le malaise anoxique (ou "tet spell" en anglais) est une urgence pédiatrique absolue liée à un spasme aigu de l'infundibulum pulmonaire chez l'enfant atteint de Fallot.
VRAI Proposition A : C'est la complication aiguë majeure et ultra-typique de la tétralogie de Fallot, survenant souvent lors de pleurs, de la défécation ou de l'effort, qui aggravent le shunt droite-gauche.
FAUX Proposition B : Pendant la crise, le spasme infundibulaire devient quasi-complet. Presque plus aucun sang ne passe à travers la valve pulmonaire vers les poumons. Par conséquent, le souffle de sténose pulmonaire s'atténue fortement ou disparaît complètement pendant le malaise. C'est un signe clinique de gravité majeure.
FAUX Proposition C : Non traité ou pris en charge trop tardivement, le malaise anoxique peut conduire à des convulsions, un accident vasculaire cérébral (AVC) par hypoxie sévère, voire au décès de l'enfant.
VRAI Proposition D : L'apparition d'un seul malaise anoxique témoigne d'une instabilité hémodynamique critique. C'est une indication formelle et urgente à la chirurgie de correction complète (cure chirurgicale de Fallot).
VRAI Proposition E : Le propranolol (un bêta-bloquant non sélectif) permet de relâcher les fibres musculaires lisses de l'infundibulum pulmonaire et de ralentir la fréquence cardiaque. Il est prescrit en traitement de fond pour prévenir la survenue de ces crises en attendant la chirurgie.
Réponses attendues : A, D, E
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Astuce Concours
En cas de crise anoxique à la maison, le premier geste réflexe à enseigner aux parents est la mise en position "genou-poitrine" (ou squatting). Cela augmente brutalement les résistances vasculaires systématiques, réduit le shunt droite-gauche et force le sang à repasser par les poumons.
07. Le Complexe Tuberculosis
Quelles sont les espèces qui appartiennent au complexe tuberculosis ?
A. Mycobacterium africanum
B. Mycobacterium xenopi
C. Mycobacterium avium
D. Mycobacterium bovis
E. Mycobacterium tuberculosis
Présentation & Analyse Clinique
Le diagnostic bactériologique distingue le complexe tuberculosis (responsable de la tuberculose humaine ou animale) des autres mycobactéries dites "atypiques" ou "non-tuberculeuses".
VRAI Proposition A :Mycobacterium africanum fait pleinement partie du complexe tuberculosis. On le retrouve principalement en Afrique de l'Ouest où il cause des tableaux cliniques similaires à ceux de la tuberculose classique.
FAUX Proposition B :Mycobacterium xenopi est une mycobactérie atypique environnementale (thermophile, souvent retrouvée dans les réseaux d'eau chaude). Elle peut causer des infections pulmonaires opportunistes mais n'appartient pas au complexe tuberculosis.
FAUX Proposition C :Mycobacterium avium appartient au complexe MAC (Mycobacterium avium complex). C'est également une mycobactérie atypique opportuniste, très fréquente chez les patients immunodéprimés (notamment au stade SIDA).
VRAI Proposition D :Mycobacterium bovis (agent de la tuberculose bovine transmissible à l'homme par le lait non pasteurisé) fait partie du complexe. La souche vaccinale atténuée BCG (Bacille de Calmette et Guérin) dérive d'ailleurs directement de M. bovis.
VRAI Proposition E :Mycobacterium tuberculosis (également appelé Bacille de Koch ou BK) est l'espèce type et le principal représentant de ce complexe chez l'homme.
Réponses attendues : A, D, E
?
Classification Taxonomique
Le complexe tuberculosis (MTBC) regroupe précisément : M. tuberculosis, M. bovis, M. africanum, M. microti, M. canettii, M. pinnipedii, M. orygis, M. mungi.
?
Exemple Analogue
C'est comme l'espèce canine : le loup, le chien et le dingo appartiennent tous au même groupe génétique proche (le genre Canis), tandis que l'hyène (bien que carnivore d'apparence proche) appartient à une tout autre famille. Ici, M. tuberculosis et M. bovis sont de la même famille étroite de pathogènes stricts, alors que M. xenopi est un opportuniste environnemental indépendant.
08. La Réponse Immunitaire Secondaire
La réponse immunitaire de type secondaire :
A. Est plus précoce que la réponse primaire.
B. Est plus durable que la réponse primaire.
C. Est en rapport avec la mémoire immunitaire.
D. Ne se produit que pour des antigènes thymo-indépendants.
E. Est mise en jeu lors des rappels de vaccination.
Présentation & Analyse Clinique
La physiologie de l'activation lymphocytaire distingue la réponse primaire (premier contact avec l'antigène) de la réponse secondaire (contacts ultérieurs) :
VRAI Proposition A : Grâce à la préexistence de cellules mémoire prêtes à réagir, la phase de latence est très courte (environ 1 à 3 jours, contre 7 à 10 jours pour la réponse primaire). La production d'anticorps est explosive.
VRAI Proposition B : Les taux d'anticorps (principalement des IgG de forte affinité) restent élevés dans le sérum pendant des mois, voire des années, contrairement aux IgM de la réponse primaire qui chutent rapidement.
VRAI Proposition C : C'est la définition même de la mémoire immunitaire adaptative, portée par les lymphocytes T et B mémoire à longue durée de vie.
FAUX Proposition D : C'est exactement le contraire ! La commutation de classe (passage d'IgM à IgG/IgA/IgE) et la constitution d'une mémoire immunitaire efficace nécessitent obligatoirement la coopération des lymphocytes T helper (CD4+). Cette réponse secondaire de haute affinité est donc caractéristique des antigènes thymo-dépendants (généralement des protéines). Les antigènes thymo-indépendants (comme les polyosides bactériens purs) ne génèrent pas ou très peu de mémoire immunitaire.
VRAI Proposition E : C'est le principe fondamental de la vaccination : les injections de rappel réactivent la mémoire immunitaire pour induire une réponse secondaire protectrice, rapide et de très forte intensité.
Réponses attendues : A, B, C, E
?
Tableau Comparatif Clinique
Caractéristique
Réponse Primaire
Réponse Secondaire
Délai d'action
Lent (7 à 10 jours)
Rapide (24 - 72h)
Isotype majoritaire
IgM
IgG (principalement)
Affinité des AC
Faible / Moyenne
Très élevée (maturation d'affinité)
09. La Drépanocytose
La drépanocytose :
A. Est due à une mutation du gène de la chaîne bête-globine
B. Entraîne une hémoglobine C polymérisable
C. Se transmet selon un mode autosomique récessif
D. Est corrigée par supplémentation en fer
E. Peut entraîner des crises vaso-occlusives
Présentation & Analyse Clinique
La drépanocytose (ou anémie falciforme) est la première maladie génétique au monde. Analysons rigoureusement chaque proposition pour dégager les réponses exactes :
VRAI Proposition A : La drépanocytose est une hémoglobinopathie moléculaire causée par une mutation ponctuelle de type faux-sens sur le gène HBB (situé sur le chromosome 11), qui code pour la chaîne β-globine de l'Hémoglobine. Cette mutation remplace l'acide glutamique (hydrophile) par la valine (hydrophobe) en position 6 de la chaîne polypeptidique.
FAUX Proposition B : La mutation drépanocytaire produit une hémoglobine anormale appelée hémoglobine S (HbS), et non pas une hémoglobine C. C'est l'accumulation de cette HbS qui polymérise en situation de basse pression d'oxygène (hypoxie), déformant les hématies en forme de faucille (phénomène de falciformation). L'hémoglobine C correspond à une autre mutation distincte (acide glutamique remplacé par une lysine en position 6).
VRAI Proposition C : La maladie se transmet selon un mode autosomique récessif. Cela signifie qu'un individu doit hériter de deux allèles mutés (génotype homozygote SS) pour exprimer la forme sévère de la maladie. Les hétérozygotes (génotype AS) sont des porteurs sains asymptomatiques.
FAUX Proposition D : L'anémie observée dans la drépanocytose est de nature hémolytique chronique (destruction prématurée des hématies falciformes), et non pas ferriprive (manque de fer). Apporter du fer de manière systématique est inutile et potentiellement dangereux, car ces patients sont exposés à une surcharge en fer (hémochromatose secondaire) en raison des transfusions sanguines répétées nécessaires au cours de leur vie.
VRAI Proposition E : La perte de déformabilité des globules rouges falciformes conduit à leur séquestration dans la microcirculation. Ce blocage mécanique provoque des crises vaso-occlusives (CVO) douloureuses, entraînant une ischémie tissulaire aiguë (notamment osseuse, pulmonaire ou splénique).
Réponses attendues : A, C, E
?
Exemple Analogue
La bête-thalassémie est une autre anomalie quantitative de la chaîne β-globine, également de transmission autosomique récessive. Elle se caractérise par un défaut de synthèse partiel (β+) ou total (β0) de cette chaîne, menant à une anémie microcytaire profonde, mais sans polymérisation de type HbS ni crises vaso-occlusives caractéristiques de la drépanocytose.
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Astuce Concours
Retenez bien le piège classique du fer : ne jamais supplémenter un patient drépanocytaire en fer sans preuve biologique indiscutable d'une carence martiale associée (ferritine basse). Le risque majeur est la toxicité viscérale par surcharge en fer (cœur, foie, glandes endocrines).
10. Facteur Favorisant du Cancer Bronchopulmonaire
Quel est le facteur favorisant le plus souvent en cause dans les cancers bronchopulmonaires ?
A. L'allergie et l'alcoolisme.
B. Les poussières de silice lors de l'orpaillage.
C. Le tabac fumé.
D. Les infections pulmonaires chroniques.
Présentation & Analyse Clinique
Le cancer bronchopulmonaire (ou cancer du poumon) est l'une des néoplasies les plus fréquentes et les plus meurtrières au monde. L'identification de son facteur de risque majeur est indispensable :
FAUX Proposition A : L'allergie (comme l'asthme allergique) n'est pas un facteur de risque oncogène pulmonaire direct. Quant à l'alcoolisme, bien qu'il soit un puissant facteur de risque pour les cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS), il n'est pas directement impliqué de manière causale majeure dans le cancer du poumon, sauf par association fréquente avec le tabagisme (co-facteur comportemental).
FAUX Proposition B : L'exposition professionnelle à la silice (rencontrée lors de l'orpaillage, le travail en mine ou le sablage) est effectivement classée comme un cancérogène pulmonaire certain (Groupe 1 du CIRC). Cependant, elle ne représente qu'une part extrêmement minime de la totalité des cas diagnostiqués à l'échelle mondiale.
VRAI Proposition C : Le tabac fumé est, de très loin, le facteur étiologique prédominant. Il est responsable de plus de 80% à 90% de l'ensemble des cancers bronchopulmonaires. La fumée de cigarette contient plus de 70 substances carcinogènes avérées (hydrocarbures aromatiques polycycliques, nitrosamines, etc.) qui altèrent l'ADN des cellules épithéliales bronchiques.
FAUX Proposition D : Bien que certaines pathologies pulmonaires chroniques (comme la BPCO ou la fibrose pulmonaire) augmentent le risque de développer un cancer bronchique, les infections pulmonaires aiguës ou chroniques isolées ne constituent pas le facteur favorisant le "plus souvent en cause".
Réponse attendue : C
?
Exemple Analogue
De même que le tabagisme est la cause ultra-majoritaire du cancer bronchopulmonaire, l'exposition chronique aux virus des hépatites B et C (VHB, VHC) ou à l'alcool est le facteur principal favorisant le carcinome hépatocellulaire (cancer du foie).
⚡
Astuce Concours
Au concours, lisez bien les qualificatifs de l'énoncé. La question demande le facteur "le plus souvent en cause". Même si la silice (proposition B) est un facteur de risque réel, le tabac écrase statistiquement toutes les autres étiologies. Ne tombez pas dans le piège des réponses complexes alors que l'évidence épidémiologique s'impose !
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11. Signes d'Imprégnation Tuberculeuse
Parmi ces symptômes, choisir ceux qui correspondent aux signes d'imprégnation tuberculeuse :
A. Toux de plus de deux semaines
B. Anorexie, fatigue et amaigrissement
C. Fièvre vespérale et sueurs nocturnes
D. Dyspnée et hémoptysie
E. Céphalées intenses
Présentation & Analyse Clinique
Le diagnostic de la tuberculose repose initialement sur une sémiologie clinique bien codifiée. Il faut distinguer les signes d'imprégnation tuberculeuse (ou syndrome d'imprégation bacillaire/générale) des signes d'appels locaux ou pulmonaires :
FAUX Proposition A : Une toux permanente de plus de deux semaines est un excellent signe d'appel respiratoire (local) pour suspecter une tuberculose pulmonaire active, mais elle ne fait pas partie du syndrome général d'imprégnation systémique.
VRAI Proposition B : Le syndrome d'imprégnation se manifeste par une altération de l'état général (AEG) progressive caractérisée par la triade classique : asthénie (fatigue marquée), anorexie (perte d'appétit) et amaigrissement involontaire.
VRAI Proposition C : C'est la signature thermique de la maladie. La fièvre vespérale (fébricule modérée prédominant en fin de journée, autour de 38 °C) s'accompagne typiquement de sueurs nocturnes abondantes qui obligent parfois le patient à changer de linge de lit.
FAUX Proposition D : La dyspnée (difficulté à respirer) et l'hémoptysie (crachat de sang) sont des signes pulmonaires de gravité liés à la destruction du parenchyme pulmonaire (cavernes tuberculeuses, érosion vasculaire), et non des manifestations d'imprégnation infectieuse systématique.
FAUX Proposition E : Des céphalées intenses évoquent une localisation extrapulmonaire grave : la méningite tuberculeuse. Ce n'est pas un signe d'imprégnation tuberculeuse général classique.
Réponses attendues : B, C
?
Exemple Analogue
En infectiologie ou en oncologie, on retrouve des syndromes d'imprégnation systématique similaires. C'est le cas des "symptômes B" des lymphomes, qui regroupent également la triade : fièvre inexpliquée, sueurs nocturnes profuses et perte de poids significative supérieure à 10% en 6 mois.
⚡
Astuce Concours
Attention à la distinction fine mais cruciale exigée au concours entre signes généraux d'imprégnation (réaction globale de l'organisme : fièvre vespérale, sueurs, asthénie, perte de poids) et signes fonctionnels respiratoires (liés à l'organe touché : toux, éparations, hémoptysie). Cette distinction permet d'éviter de cocher la proposition A pour cette question précise.
12. Confirmation du Diagnostic de la Tuberculose Pulmonaire
Le diagnostic de la tuberculose pulmonaire se confirme avec les examens suivants :
A. Radiographique thoracique de face
B. Test Xpert des secrétions biologiques (Crachats, liquide pleural, LBA, etc.)
C. Scanner thoracique
D. Numération formule sanguine et vitesse de sédimentation
Présentation & Analyse Clinique
Le diagnostic de certitude de la tuberculose maladie est par définition microbiologique. Il requiert la mise en évidence directe de la bactérie responsable, Mycobacterium tuberculosis (bacille de Koch) :
FAUX Proposition A : La radiographie thoracique est un examen morphologique d'orientation. Elle montre des images évocatrices (cavernes au niveau des sommets, infiltrats, adénopathies hilaires ou épanchement pleural), mais elle ne permet jamais d'affirmer avec certitude le diagnostic, car d'autres pathologies (cancers, infections fongiques, abcès) peuvent donner le même aspect.
VRAI Proposition B : Le test Xpert MTB/RIF est une technique de biologie moléculaire (PCR en temps réel) qui permet l'amplification d'acides nucléiques spécifiques du complexe tuberculosis directement à partir d'échantillons biologiques (crachats, liquide pleural, liquide de lavage broncho-alvéolaire - LBA). C'est un test rapide, hautement sensible et spécifique, considéré par l'OMS comme un outil majeur de confirmation diagnostique, permettant également de détecter simultanément la résistance à la rifampicine.
FAUX Proposition C : Tout comme la radiographie, le scanner (TDM) thoracique est un examen d'imagerie médicale apportant des arguments de forte suspicion diagnostique et d'extension prévisible, mais il ne fournit pas la preuve bactériologique nécessaire à la confirmation.
FAUX Proposition D : La numération formule sanguine (NFS) et la vitesse de sédimentation (VS) sont des examens biologiques non spécifiques. Ils peuvent révéler un syndrome inflammatoire biologique (élévation de la VS, de la CRP) ou une anémie inflammatoire modérée, mais n'ont aucune valeur diagnostique de confirmation pour la tuberculose.
Réponse attendue : B
?
Exemple Analogue
Pour confirmer une méningite bactérienne, l'imagerie cérébrale (scanner) peut montrer des complications ou éliminer une contre-indication à la ponction lombaire, mais seule l'analyse du liquide céphalorachidien (LCR) avec examen direct, culture ou PCR apporte la confirmation diagnostique étiologique.
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Astuce Concours
Gardez bien en tête la hiérarchie des examens : la radiographie et le scanner orientent ; la microscopie directe (coloration de Ziehl-Neelsen), la culture sur milieu solide (Löwenstein-Jensen) ou liquide (MGIT) et les tests moléculaires rapides (GeneXpert) confirment.
13. Scores de Probabilité Clinique de l'Embolie Pulmonaire
Les scores de probabilité clinique d'embolie pulmonaire sont :
A. Le score de Wells
B. Le score de Duchenne
C. Le score de Genève revisité
D. Le score de Glasgow
Présentation & Analyse Clinique
Pour suspecter et diagnostiquer une embolie pulmonaire (EP), la démarche clinique repose d'abord sur l'évaluation de la probabilité clinique (faible, intermédiaire ou forte) avant de réaliser des examens complémentaires comme le dosage des D-dimères ou l'angioscanner thoracique. Analyse des propositions :
VRAI Proposition A : Le score de Wells est l'un des scores les plus utilisés en pratique clinique et validés internationalement pour évaluer la probabilité d'une embolie pulmonaire (ou d'une thrombose veineuse profonde). Il prend en compte des critères cliniques majeurs tels que les signes de TVP, la fréquence cardiaque > 100/min, l'antécédent de MVTE, une chirurgie ou immobilisation récente, l'hémoptysie, le cancer actif et l'absence d'autre diagnostic plus probable.
FAUX Proposition B : Le terme "Duchenne" est associé à la myopathie de Duchenne (dystrophie musculaire progressive liée à l'X) ou à la paralysie de Erb-Duchenne du plexus brachial, mais il n'existe pas de "score de Duchenne" pour l'embolie pulmonaire.
VRAI Proposition C : Le score de Genève revisité constitue l'autre score de référence standardisé majeur. Contrairement au score de Wells, il est entièrement objectif et ne comporte pas de critère de diagnostic subjectif. Il évalue l'âge > 65 ans, la fréquence cardiaque, l'antécédent de MVTE, la chirurgie/fracture de moins d'un mois, l'hémoptysie, la douleur unilatérale d'un membre inférieur, la douleur à la palpation veineuse profonde et le cancer.
FAUX Proposition D : Le score de Glasgow (GCS - Glasgow Coma Scale) sert à évaluer l'état de conscience ou la profondeur d'un coma chez un patient, notamment après un traumatisme crânien. Il varie de 3 à 15 et n'a aucun rapport avec l'embolie pulmonaire.
Réponses attendues : A, C
?
Exemple Analogue
Si on vous présente un patient de 70 ans, ayant eu une prothèse totale de hanche il y a 2 semaines, présentant une dyspnée aiguë et une douleur thoracique, le calcul du score de Genève revisité ou du score de Wells guidera directement votre décision thérapeutique : si la probabilité clinique est faible ou intermédiaire, vous doserez les D-dimères ; si elle est forte, vous demanderez directement un angioscanner thoracique.
⚡
Astuce Concours
Retenez le moyen mnémotechnique : "GW" (Geneva - Wells) pour l'embolie pulmonaire. Ces deux scores permettent de classer les patients en probabilité faible, intermédiaire ou forte (version à 3 classes) ou en EP improbable / EP probable (version simplifiée à 2 classes). C'est une question incontournable des dossiers cliniques d'urgence !
14. Troubles Acido-Basiques et Vomissements
Quel trouble acido-basique est associé à des vomissements importants ?
A. Acidose métabolique
B. Acidose respiratoire
C. Alcalose métabolique
D. Alcalose respiratoire
Présentation & Analyse Clinique
Pour comprendre le trouble acido-basique lié aux vomissements importants, il faut analyser le contenu perdu par l'organisme :
Le liquide gastrique sécrété par l'estomac est extrêmement acide. Il est riche en ions chlorure (Cl⁻) et en ions hydrogène (H⁺) (sous forme d'acide chlorhydrique, HCl). Lors de vomissements abondants et répétés, l'organisme rejette une grande quantité de ce liquide gastrique acide, entraînant une perte nette de protons H⁺ et de chlore (hypochlorémie). La perte d'ions H⁺ entraîne mécaniquement une augmentation du pH sanguin au-dessus de 7,45 (alcalose).
Puisque l'origine du trouble est une perte de fluides digestifs et non un dysfonctionnement de la ventilation pulmonaire, le trouble est qualifié de métabolique. De plus, pour compenser la perte de chlore et de protons, les reins retiennent le bicarbonate (HCO3⁻), ce qui maintient l'alcalose. C'est une alcalose métabolique hypochlorémique (souvent accompagnée d'une hypokaliémie par fuite urinaire de potassium induite par l'alcalose).
Réponse attendue : C
?
Exemple Analogue
Un nourrisson présentant une sténose hypertrophique du pylore vomit systématiquement après chaque tétée (vomissements de lait caillé, non bileux). L'analyse de ses gaz du sang montrera de manière typique une alcalose métabolique avec une baisse du chlore (Cl⁻ < 95 mmol/L) et du potassium (K⁺ < 3,5 mmol/L).
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Astuce Concours
Rappelez-vous : Vomissements = Perte d'acide = Alcalose métabolique. À l'inverse, l'acidose métabolique s'accompagne souvent d'une hyperventilation compensatrice (respiration de Kussmaul), ce qui n'est pas le cas ici.
15. Troubles Acido-Basiques et Diarrhées
Quel trouble acido-basique est associé à des diarrhées importantes ?
A. Acidose métabolique
B. Acidose respiratoire
C. Alcalose métabolique
D. Acidose mixte
Présentation & Analyse Clinique
Analysons la physiologie des pertes digestives basses (intestinales) lors de diarrhées importantes :
Le contenu des sécrétions pancréatiques, biliaires et intestinales est extrêmement riche en bicarbonates (HCO3⁻) (milieu alcalin nécessaire pour neutraliser l'acidité gastrique dans le duodénum). Des diarrhées aiguës et abondantes entraînent l'élimination massive de ces sécrétions digestives alcalines riches en HCO3⁻. La perte de bicarbonates (qui jouent le rôle de tampon basique majeur dans le sang) provoque une baisse de leur concentration sanguine.
Selon l'équation d'Henderson-Hasselbalch, une diminution des bicarbonates sanguins ([HCO3⁻] < 22 mmol/L) entraîne directement une chute du pH sanguin en dessous de 7,38. Puisque l'origine est métabolique (perte digestive de bases) et non ventilatoire, il s'agit d'une acidose métabolique à trou anionique plasmatique normal (ou hyperchlorémique, car le rein réabsorbe du chlore pour maintenir l'électroneutralité).
Réponse attendue : A
?
Exemple Analogue
Lors d'une épidémie de choléra (caractérisé par des diarrhées profuses "eau de riz"), les patients développent rapidement une déshydratation sévère compliquée d'une acidose métabolique hyperchlorémique par perte digestive de bicarbonates. Le traitement repose sur une réhydratation intraveineuse contenant du bicarbonate ou du lactate (précurseur de bicarbonate) pour corriger à la fois la volémie et le pH.
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Astuce Concours
Pour ne plus jamais confondre :
• Vomissements (haut) = Perte d'acide = Alcalose.
• Diarrhées (bas) = Perte de base (bicarbonates) = Acidose.
Le trou anionique plasmatique calculé par la formule (Na⁺ + K⁺) - (Cl⁻ + HCO3⁻) est normal dans les pertes digestives de bicarbonates.
16. Caractéristiques du Lait Maternel
Parmi les propositions suivantes, quelles sont les bonnes réponses en rapport avec les caractéristiques du lait maternel ?
A. Sa composition est stable quelle que soit le stade de la lactation
B. Sa teneur en protéines est inférieure à celle du lait de vache
C. Sa concentration en protéines et IgA est plus élevée si le nouveau-né est prématuré
D. Il satisfait à lui seul les besoins nutritionnels pendant les 6 premiers mois
E. Le lait maternel est un produit biologique vivant
F. Le colostrum est pauvre en sodium, en IgA et cellules immunocompétentes
Présentation & Analyse Clinique
Le lait maternel est l'aliment de référence pour le nouveau-né et le nourrisson. Analysons rigoureusement chaque proposition :
FAUX Proposition A : La composition du lait maternel est hautement dynamique. Elle varie de façon majeure selon le stade de la lactation (colostrum les 3 premiers jours, lait de transition puis lait mature après 2 semaines), mais aussi au cours d'une même tétée (le début est plus aqueux, la fin est plus riche en lipides) et selon le terme de l'accouchement.
VRAI Proposition B : C'est une différence fondamentale. Le lait maternel contient environ 9 à 11 g/L de protéines, alors que le lait de vache en contient environ 32 à 35 g/L. Cette faible teneur est parfaitement adaptée aux capacités de filtration rénale encore immatures du nourrisson, évitant une surcharge osmolaire.
VRAI Proposition C : Le lait d'une mère ayant accouché prématurément s'adapte spécifiquement aux besoins physiologiques et immunitaires de son bébé fragile : il contient une concentration supérieure en protéines et en IgA sécrétoires pour protéger sa barrière intestinale.
VRAI Proposition D : Conformément aux recommandations de l'OMS, l'allaitement maternel exclusif est recommandé et auto-suffisant sur le plan nutritionnel jusqu'à l'âge de 6 mois (âge auquel débute la diversification alimentaire). Seule une supplémentation en vitamines est requise.
VRAI Proposition E : Le lait maternel est un produit biologique vivant. Il contient des cellules vivantes (macrophages, lymphocytes, polynucléaires), des enzymes actives, des immunoglobulines, des cytokines, ainsi qu'un microbiote bénéfique qui colonise l'intestin du nourrisson.
FAUX Proposition F : C'est l'inverse. Le colostrum est extrêmement riche en immunoglobulines (IgA), en sodium et en cellules immunocompétentes. Il agit comme un véritable premier vaccin naturel pour protéger les muqueuses digestives perméables du nouveau-né.
Réponses attendues : B, C, D, E
?
Exemple Analogue
Lors d'une évaluation comparative, si un QCM vous demande pourquoi le lait de vache pur ne doit jamais être donné à un nourrisson de moins de 1 an, la justification principale repose sur sa teneur excessive en protéines et en sels minéraux (sodium), qui fatigue les reins de l'enfant, et sa pauvreté en acides gras essentiels et en fer par rapport au lait maternel.
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Astuce Concours
Retenez les caractéristiques du Colostrum avec la règle des 3 "P" :
• Protecteur (très riche en IgA et cellules)
• Purgatif (facilite l'évacuation du méconium)
• Protidique (riche en protéines et minéraux comme le Sodium, mais pauvre en lactose).
17. Évaluation du Tonus Passif chez le Nouveau-Né
Parmi les propositions suivantes, quelles sont les manœuvres permettant d'apprécier le tonus passif du nouveau-né ?
A. Redressement automatique
B. Tiré-assis
C. Signe du Foulard
D. Retour en flexion des avant-bras
E. Angle poplité
F. Allongement croisé
Présentation & Analyse Clinique
Pour répondre avec rigueur à cette question de neurologie néonatale, il convient de distinguer les trois composantes de l'examen neurologique du nouveau-né (selon la méthode d'Amiel-Tison) :
Le tonus passif : Il correspond à la résistance résiduelle du muscle au repos lors de sa mobilisation passive par l'examinateur. On l'évalue par l'étude de l'extensibilité (mesure d'angles) et du recul élastique (retour en flexion).
Le tonus actif : Il correspond aux réactions motrices actives du nouveau-né en réponse à des stimulations posturales ou à la pesanteur.
Les réflexes primaires (ou archaïques) : Ce sont des réactions motrices involontaires, stéréotypées et automatiques déclenchées par des stimuli sensoriels spécifiques.
Analysons chaque proposition de l'énoncé :
FAUX Proposition A : Le redressement automatique est un réflexe primaire (archaïque). Lorsqu'on maintient le nouveau-né verticalement et que ses plantes de pieds touchent une surface plane, il redresse activement ses membres inférieurs et son tronc.
FAUX Proposition B : La manœuvre du tiré-assis évalue le tonus actif des muscles fléchisseurs du cou. L'examinateur tire doucement le bébé par les poignets pour passer de la position couchée à la position assise et observe le maintien ou le retard de la tête.
VRAI Proposition C : Le signe du Foulard est une manœuvre majeure du tonus passif des membres supérieurs. On amène la main du nouveau-né vers l'épaule opposée en passant devant le thorax afin d'évaluer la position du coude par rapport à la ligne médiane.
VRAI Proposition D : Le retour en flexion des avant-bras est une manœuvre du tonus passif explorant le recul élastique. Après avoir maintenu les bras du bébé en extension complète pendant quelques secondes, on les relâche : ils doivent se fléchir rapidement et spontanément chez le nouveau-né à terme.
VRAI Proposition E : L'angle poplité est une mesure classique du tonus passif des membres inférieurs. La cuisse étant fléchie sur le bassin, on cherche l'extension maximale de la jambe sur la cuisse pour mesurer l'angle derrière le genou.
FAUX Proposition F : L'allongement croisé est un réflexe primaire (archaïque). L'excitation de la plante d'un pied, membre maintenu en extension, provoque la flexion puis l'extension adductrice du membre opposé (mouvement de défense).
Réponses attendues : C, D, E
?
Exemple Analogue
Si l'on vous interrogeait sur l'évaluation du tonus passif des membres inférieurs, d'autres manœuvres valides seraient l'angle talon-oreille (recherche de la distance maximale entre le talon et l'oreille en fléchissant le bassin) ou l'angle de dorsiflexion du pied (mesure de l'angle entre le dos du pied et la face antérieure de la jambe).
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Astuce Concours
Pour ne plus jamais confondre : dites-vous que le tonus passif se mesure toujours sur un enfant parfaitement détendu et immobile, où l'examinateur réalise toutes les mesures géométriques ou d'élasticité (angles, foulard). Dès que l'enfant doit "luter" contre la gravité (comme le tiré-assis ou le redressement), il s'agit de tonus actif ou de réflexes !
18. Voies de Transmission de l'Infection Bactérienne Materno-Fœtale
Parmi les propositions suivantes, quelles sont les voies de transmission de l'infection bactérienne materno-fœtale du nouveau-né ?
A. Scarifications ou tatouages
B. Circoncision ou excision précoce
C. Transplacentaire hématogène
D. Ascendante par contiguïté
E. Passage de la filière pelvienne
F. Utilisation de matériel souillé en maternité
Présentation & Analyse Clinique
Une Infection Bactérienne Materno-Fœtale (IBMF), par définition, est une infection acquise par le fœtus ou le nouveau-né d'origine maternelle, survenant au cours de la grossesse (période anténatale) ou du travail d'accouchement (période pérnatale).
Analysons la physiopathologie des voies de transmission proposées :
VRAI Proposition C : La voie transplacentaire hématogène is la voie de transmission anténatale classique. Les bactéries présentes dans le sang maternel traversent la barrière placentaire pour infecter le fœtus. L'exemple type est Listeria monocytogenes.
VRAI Proposition D : La voie ascendante par contiguïté est extrêmement fréquente. Les bactéries de la flore vaginale ou cervicale colonisent de façon ascendante la cavité amniotique, que les membranes soient rompues ou même intactes (micro-ruptures). Le fœtus s'infecte par inhalation ou déglutition de liquide amniotique infecté (ex: Streptocoque du groupe B, Escherichia coli).
VRAI Proposition E : Le passage de la filière pelvienne est la voie de transmission pérnatale par excellence. Lors de l'accouchement, le fœtus est directement en contact avec les secrétions vaginales maternelles colonisées par des bactéries pathogènes (ex: Streptocoque B, E. coli, Chlamydia trachomatis).
FAUX Propositions A, B, F : Les scarifications, la circoncision, ou l'utilisation de matériel souillé en maternité sont des causes d'infections néonatales secondaires ou nosocomiales (postnatales). Elles ne relèvent pas du concept de transmission materno-fœtale car le pathogène ne provient pas de la mère pendant la gestation ou le travail.
Réponses attendues : C, D, E
?
Exemple Analogue
Pour illustrer la différence : une pneumonie à Streptocoque B se déclarant à H12 de vie chez un nouveau-né dont la mères avait un prélèvement vaginal positif est une infection materno-fœtale (voie ascendante ou filière pelvienne). À l'inverse, une septicémie à Staphylococcus aureus sur cathéter ombilical posé à J3 de vie en réanimation est une infection nosocomiale acquise, et non materno-fœtale.
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Astuce Concours
Faites très attention au qualificatif "materno-fœtal". Pour qu'une infection porte ce nom, la source doit être obligatoirement la mère et le timing doit être synchrone de la naissance ou antérieur à celle-ci. Éliminez immédiatement toute proposition faisant référence à des gestes chirurgicaux, des rituels traditionnels ou des soins post-nataux.
19. Physiopathologie des États de Choc
Quelle(s) proposition(s) est (sont) exacte(s) concernant la physiopathologie des états de choc ?
A. À la phase initiale du choc cardiogénique, les résistances vasculaires sont augmentées
B. À la phase tardive du choc septique, la fonction myocardique est généralement préservée
C. Au cours du choc hypovolémique, le débit cardiaque est diminué
D. Au cours du choc septique, les résistances systémiques sont normales
E. Au cours du choc septique, la précharge est augmentée
Présentation & Analyse Clinique
Reprenons de manière rigoureuse les mécanismes physiopathologiques régissant la formule fondamentale de la pression artérielle : PA = QC × RVS (où PA = Pression Artérielle, QC = Débit Cardiaque, et RVS = Résistances Vasculaires Systémiques).
VRAI Proposition A : À la phase initiale du choc cardiogénique, les résistances vasculaires sont augmentées. En cas de défaillance de la pompe cardiaque, le débit cardiaque (QC) s'effondre. Pour maintenir la pression artérielle et perfuser les organes nobles (cerveau, cœur), l'organisme déclenche une réaction compensatrice immédiate (activation magnétique et du système RAA) entraînant une vasoconstriction périphérique intense, augmentant fortement les RVS (extrémités froides et marbrées).
FAUX Proposition B : Lors d'un choc septique, la libération massive de médiateurs pro-inflammatoires (TNF-α, IL-1, monoxyde d'azote) induit une sidération myocardique (dysfonction myocardique induite par le sepsis). La fonction myocardique est donc fréquemment altérée, et non préservée, à la phase tardive.
VRAI Proposition C : Au cours du choc hypovolémique, le débit cardiaque est diminué. La perte de volume intravasculaire (hémorragie, déshydratation) engendre une baisse du retour veineux au cœur (baisse de la précharge). Selon la loi de Frank-Starling, cette baisse réduit le volume d'éjection systolique (VES), ce qui diminue directement le débit cardiaque (QC = VES × FC).
FAUX Proposition D : Le choc septique est le prototype du choc distributif. Il est caractérisé par une vasoplégie majeure (vasodilatation artérielle et veineuse diffuse) induite par le monoxyde d'azote (NO). Les résistances systémiques ne sont pas normales, elles sont effondrées.
FAUX Proposition E : Il existe au cours du choc septique une hypovolémie relative majeure liée à la vasodilatation veineuse et à une fuite capillaire de liquide vers le secteur interstitiel (perte de l'étanchéité endothéliale). La précharge est donc diminuée, et non augmentée.
Réponses attendues : A, C
?
Exemple Analogue
Imaginez un réseau de plomberie. Si la pompe principale tombe en panne (choc cardiogénique) ou s'il n'y a plus d'eau dans le réservoir (choc hypovolémique), le système va fermer les robinets périphériques pour garder de la pression dans le tuyau principal. C'est la vasoconstriction compensatrice (augmentation des RVS). En revanche, si tous les tuyaux se dilatent d'un coup (choc septique/anaphylactique), la pression s'effondre.
?
Tableau Synthétique des États de Choc
Type de Choc
Précharge (Pression)
Débit Cardiaque (QC)
Résistances (RVS)
Hypovolémique
Diminuée (↓↓)
Diminué (↓)
Augmentées (↑)
Cardiogénique
Augmentée (↑)
Diminué (↓↓)
Augmentées (↑)
Septique (Initial)
Diminuée relative (↓)
Augmenté ou Normal (↑)
Effondrées (↓↓↓)
20. Signes de Gravité Clinique d'une Exacerbation d'Asthme Sévère
Quel(s) est (sont) le (s) signe(s) de gravité clinique respiratoire(s) d'une exacerbation sévère d'asthme ?
A. Une tachypnée > 30/min
B. Une incapacité à la parole
C. Un hippocratisme digital
D. Une bradypnée
E. Des sibilants expiratoires
Présentation & Analyse Clinique
L'évaluation de la gravité d'une exacerbation d'asthme (recherche des critères d'Asthme Aigu Grave - AAG) est cruciale pour orienter immédiatement le patient vers un service de réanimation. Analyse des signes cliniques proposés :
VRAI Proposition A : Chez l'adulte, une fréquence respiratoire supérieure à 30 cycles par minute (tachypnée) traduit une lutte respiratoire majeure et une détresse absolue sévère.
VRAI Proposition B : L'incapacité à la parole (parler par mots entrecoupés sans pouvoir prononcer une phrase complète) témoigne d'une réserve ventilatoire extrêmement faible et d'une dyspnée critique.
FAUX Proposition C : L'hippocratisme digital est un signe de pathologie hypoxiante chronique (DDB, fibrose pulmonaire, cardiopathies congénitales cyanogènes). L'asthme étant paroxystique et aigu, une exacerbation ne peut provoquer d'hippocratisme digital en quelques heures.
VRAI Proposition D : La bradypnée est un signe de gravité extrême (signe de pré-arrêt respiratoire). Après une phase de lutte active (tachypnée), l'épuisement des muscles respiratoires conduit à un ralentissement de la respiration puis à des pauses.
FAUX Proposition E : Les sibilants expiratoires sont le reflet du bronchospasme classique de l'asthme. Paradoxalement, dans l'asthme aigu grave, c'est la disparition des sibilants (le "silence auscultatoire" ou "thorax silencieux") qui constitue le signe de gravité ultime, car l'air ne circule plus du tout.
Réponses attendues : A, B, D
?
Exemple Analogue
Lors d'une décompensation de BPCO ou d'une bronchiolite sévère chez le nourrisson, on retrouve la même séquence clinique d'épuisement musculaire : une tachypnée initiale de lutte qui, en l'absence de traitement efficace, évolue vers une bradypnée annonçant l'arrêt cardio-respiratoire imminent.
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Astuce Concours
Prenez gare au piège classique du "thorax silencieux". Un asthmatique qui siffle bruyamment ventile encore. Un asthmatique qui ne siffle plus du tout mais qui lutte de tout son corps est en train d'asphyxier ! Sachez faire la différence entre les signes chroniques (hippocratisme) et les signes de détresse aiguë.
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21. Urgence Métabolique devant un Coma
Quelle urgence métabolique est à éliminer en premier lieu devant un coma ?
A. Accident Vasculaire Cérébral
B. Hypoglycémie
C. Hyperglycémie
D. Acidose métabolique
E. Hyperthyroïdie
Présentation & Analyse Clinique
Devant tout patient se présentant dans un état de coma (score de Glasgow ≤ 8), la démarche médicale doit être systématique, rapide et hiérarchisée. L'hypoglycémie est l'urgence métabolique absolue à éliminer en première intention pour plusieurs raisons fondamentales :
Gravité et irréversibilité : Le cerveau est un organe glucodépendant strict qui ne dispose d'aucune réserve en glucose. Une hypoglycémie sévère et prolongée entraîne une nécrose neuronale irréversible en quelques minutes à peine.
Simplicité du diagnostic : Le diagnostic est instantané grâce à la réalisation d'une glycémie capillaire au lit du patient (le "Dextro").
Simplicité et efficacité du traitement : L'administration intraveineuse directe d'un soluté glucosé concentré (G30% ou G10%) permet un réveil spectaculaire et immédiat du patient, évitant ainsi des complications dramatiques et des examens invasifs inutiles.
Pourquoi éliminer les autres propositions ?
FAUX Proposition A : Bien qu'il s'agisse d'une urgence neurologique fréquente, l'Accident Vasculaire Cérébral (AVC) est une cause lèvre-lésionnelle/vasculaire et non métabolique. De plus, on doit toujours éliminer une hypoglycémie (qui peut mimer un déficit focal neuro) avant d'affirmer un AVC.
FAUX Proposition C : L'hyperglycémie, bien qu'elle puisse être grave (ex. acidocétose ou syndrome hyperosmolaire), ne détruit pas le parenchyme cérébral de manière aussi fulgurante que l'hypoglycémie.
FAUX Proposition D : L'acidose métabolique est une perturbation biologique grave, souvent secondaire à une autre pathologie (choc, insuffisance rénale, acidocétose), mais son diagnostic nécessite un gaz du sang et n'est pas la première cause métabolique réversible à éliminer immédiatement au lit du malade.
FAUX Proposition E : Une crise thyrotoxique liée à l'hyperthyroïdie peut altérer la conscience, mais c'est une cause rarissime de coma d'installation progressive, bien loin de la prévalence et de l'urgence d'une hypoglycémie.
Réponse attendue : B
?
Exemple Analogue
Un patient de 65 ans, diabétique traité par insuline, est retrouvé inconscient chez lui par les pompiers. À l'arrivée aux urgences, le médecin ne réalise pas immédiatement de Dextro et l'envoie directement au scanner cérébral suspectant un AVC. Pendant le trajet, le patient convulse et garde des séquelles neurologiques définitives secondaires à une hypoglycémie prolongée à 0,2 g/L. Cet exemple montre pourquoi le "Dextro + température" est la règle d'or absolue et immédiate de tout coma.
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Astuce Concours
Retenez l'adage incontournable des urgentistes : "Tout coma est une hypoglycémie jusqu'à preuve du contraire". Aux examens, face à un dossier clinique de trouble de la conscience ou de déficit neurologique brutal, l'examen de première intention à cocher en priorité absolue est toujours la glycémie capillaire.
22. La Glomérulonéphrite Aiguë Post-Streptococcique
La glomérulonéphrite aiguë post-streptococcique :
A. Comporte une atteinte glomérulaire aiguë suppurative
B. Comporte, dans son expression, un syndrome néphritique âgé
C. Est caractérisée par un intervalle libre entre les manifestations cliniques de l'infection streptococcique et l'apparition des signes rénaux
D. Est caractérisée sur le plan anatomopathologique par la présence de corps hématoxiliques de GROSS à la microscopie optique
E. Comporte une hypocomplémentémie
Présentation & Analyse Clinique
La glomérulonéphrite aiguë (GNA) post-streptococcique est une pathologie d'origine immuno-médiée. Analyse détaillée de chaque proposition :
FAUX Proposition A : La GNA post-streptococcique is une maladie immunologique (maladie à complexes immuns circulants qui se déposent dans le glomérule), et non une infection bactérienne directe ou suppurative du rein. Il n'y a pas de pus ni de bactéries vivantes dans le glomérule.
VRAI Proposition B : C'est la présentation clinique classique et typique de la GNA. Elle associe de façon bruteale un syndrome néphritique aigu : une hématurie (souvent macroscopique, urines "bouillon de culture"), une protéinurie, une HTA, des œdèmes (mous, prenant le godet) et une insuffisance rénale aiguë oligurique.
VRAI Proposition C : C'est une caractéristique majeure indispensable au diagnostic. Il existe un temps de latence (intervalle libre) d'environ 10 à 21 jours après une infection pharyngée (angine), et de 14 à 28 jours après une infection cutanée (impétigo), le temps que le système immunitaire synthétise les anticorps et forme les complexes immuns.
FAUX Proposition D : Les corps hématoxyliques de Gross sont formés par des noyaux cellulaires altérés par des anticorps anti-noyaux et sont pathognomoniques du Lupus Érythémateux Disséminé (LED), et non de la GNA. La GNA est caractérisée par une prolifération endocapillaire diffuse avec des dépôts d'immunoglobulines et de complément en "ciel étoilé" (humps en microscopie électronique).
VRAI Proposition E : Il y a une consommation importante des protéines du complément par la voie alternée, induisant une hypocomplémentémie. On retrouve une baisse transitoire et effondrée du C3 fraction du complément (avec un C4 souvent normal ou peu abaissé) qui se normalise typiquement en 6 à 8 semaines.
Réponses attendues : B, C, E
?
Exemple Analogue
Un enfant de 8 ans présente des urines foncées "coca-cola", des œdèmes des paupières et une tension artérielle élevée à 140/90 mmHg. Dans ses antécédents, on retrouve une angine non traitée par antibiotiques survenue 15 jours auparavant. Le bilan biologique montre une baisse du facteur C3 du complément. C'est le tableau typique d'une glomérulonéphrite aiguë post-streptococcique se présentant sous la forme d'un syndrome néphritique aigu après un intervalle libre de 2 semaines.
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Astuce Concours
Pensez à la cinétique du complément pour vos QCM ! Une hypocomplémentémie qui persiste au-delà de 8 semaines doit faire remettre en question le diagnostic de GNA post-streptococcique et suspecter une glomérulonéphrite membranoproliférative (GNMP) ou un lupus.
23. Signes Électrocardiographiques d'une Hyperkaliémie
Lesquels des signes électrocardiographiques suivants sont en faveur d'une hyperkaliémie ?
A. Onde T pointue et symétrique
B. Inversion de l'onde T
C. Disparition de l'onde P
D. Allongement de l'intervalle PR
E. Élargissement du complexe QRS
Présentation & Analyse Clinique
L'hyperkaliémie est l'urgence cardiologique par excellence en néphrologie et réanimation. Ses effets sur la conduction cardiaque dépendent de la sévérité de l'excès de potassium. Les modifications de l'ECG sont chronologiques et d'une importance diagnostique critique :
VRAI Proposition A : C'est le premier signe, le plus précoce (dès 5,5 à 6,0 mmol/L). On observe une onde T pointue, ample et symétrique, dite "en tente de campement", visible surtout dans les dérivations précordiales (V2 à V4).
FAUX Proposition B : L'onde T de l'hyperkaliémie est positive, pointue et symétrique. L'inversion de l'onde T (onde T négative) évoque plutôt une ischémie myocardique, une hypertrophie ventriculaire, ou une hypokaliémie (ondes T aplaties ou inversées).
VRAI Proposition C : Lorsque la kaliémie augmente (généralement > 7,0 mmol/L), on observe une paralysie auriculaire entraînant l'aplatissement puis la disparition complète des ondes P.
VRAI Proposition D : L'allongement de l'intervalle PR traduit le ralentissement de la conduction auriculo-ventriculaire (bloc de conduction de premier degré ou BAV I).
VRAI Proposition E : L'élargissement du complexe QRS est un signe de gravité extrême traduisant une conduction intraventriculaire ralentie. Le QRS s'élargit progressivement et peut fusionner avec l'onde T pour donner un aspect d'onde sinusoïdale précurseur immédiat de la fibrillation ventriculaire.
Réponses attendues : A, C, D, E
?
Exemple Analogue
Voici l'évolution chronologique des signes de l'hyperkaliémie sur l'ECG d'un patient à mesure que sa kaliémie augmente :
Kaliémie à 5,8 mmol/L : Ondes T pointues et symétriques en V2-V3.
Kaliémie à 6,5 mmol/L : Allongement du PR et début d'aplatissement de l'onde P.
Kaliémie à 7,5 mmol/L : Disparition de l'onde P et élargissement net des complexes QRS.
Kaliémie à 8,2 mmol/L : Tracé sinusoïdal continu pré-mortem.
⚡
Astuce Concours
Pour mémoriser l'ordre des signes ECG de l'hyperkaliémie, visualisez la progression de gauche à droite sur le cycle cardiaque :
1. D'abord l'onde T (à la fin du cycle) qui monte en pointe.
2. Puis l'onde P et l'espace PR (au début du cycle) qui s'allongent et s'aplatissent.
3. Enfin, le QRS (au milieu) qui s'élargit.
24. Définition de la Néphroangiosclérose Maligne
La néphroangiosclérose maligne est définie par l'association d'une :
A. Insuffisance rénale aigue progressive
B. Insuffisance rénale chronique terminale
C. Pression artérielle diastolique supérieure à 120 mmHg
D. Rétinopathie hypertensive stade III de Kirkendall
E. Cardiopathie hypertensive
Présentation & Analyse Clinique
La néphroangiosclérose (NAS) maligne est la traduction rénale de l'HTA maligne. C'est une urgence médicale absolue caractérisée par des lésions de microangiopathie thrombotique. Sa définition diagnostique stricte repose sur l'association des critères suivants :
VRAI Proposition A : La défaillance rénale s'installe de manière aiguë ou rapidement progressive (insuffisance rénale progressive) avec une élévation rapide de la créatininémie, parfois accompagnée d'une protéinurie modérée et d'une hématurie microscopique.
FAUX Proposition B : Bien que la NAS maligne puisse conduire à une destruction définitive du rein et à une insuffisance rénale chronique terminale à terme en l'absence de traitement, elle est définie initialement par une défaillance rénale aiguë ou rapidement progressive.
VRAI Proposition C : L'HTA maligne se définit par des chiffres tensionnels extrêmement élevés, classiquement caractérisés par une pression artérielle diastolique supérieure à 120 mmHg (souvent même > 130 mmHg) associée à des signes de défaillance d'organes cibles.
VRAI Proposition D : L'examen du fond d'œil est indispensable. Le stade III de la classification de Kirkendall associe des hétérogénéités rétiniennes et des exsudats cotonneux (le stade IV y ajoute un œdème papillaire), signant l'HTA maligne authentique.
FAUX Proposition E : Bien qu'une insuffisance ventriculaire gauche ou une hypertrophie ventriculaire gauche (HVG) soient fréquemment observées au cours de l'HTA sévère, la cardiopathie hypertensive ne fait pas partie des critères stricts définissant la néphroangiosclérose maligne.
Réponses attendues : A, C, D
?
Exemple Analogue
Un homme de 45 ans se présente aux urgences pour céphalées intenses et flou visuel. Sa pression artérielle est mesurée à 230/135 mmHg. La biologie révèle une créatininémie à 250 µmol/L d'installation récente (insuffisance rénale aiguë rapidement progressive). Le fond d'œil montre des hémorragies et des exsudats bilatéraux sans œdème papillaire (rétinopathie stade III). Ce patient présente le tableau complet d'une néphroangiosclérose maligne.
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Astuce Concours
Retenez le triptyque fondamental de la Néphroangiosclérose Maligne :
1. HTA majeure (PAD > 120 mmHg).
2. Rétinopathie hypertensive sévère (Stade III de Kirkendall : hétérogénéités, exsudats).
3. Atteinte rénale aiguë (Insuffisance rénale rapidement progressive).
25. Agents Étiologiques de la Méningite Purulente chez l'Adulte
Quels sont les agents étiologiques fréquents de la méningite purulente chez l'adulte au Burkina Faso ?
A. Neisseria meningitidis
B. Haemophilus influenzae
C. Streptococcus pneumoniae
D. Mycobacterium tuberculosis
E. Listeria monocytogenes
Résolution & Analyse Clinique
Pour répondre avec précision, il faut analyser le profil épidémiologique du Burkina Faso, pays situé au cœur de la ceinture de la méningite de Lapeyssonnie en Afrique subsaharienne. Chez l'adulte, les méningites bactériennes appliquées à liquide trouble ou purulent sont dominées par deux germes majeurs :
VRAI Neisseria meningitidis (A) : Le méningocoque est l'agent historique des vagues épidémiques saisonnières (notamment les sérogroupes A, W135, C et X) dans cette région géographique, touchant aussi bien les enfants que les jeunes adultes.
VRAI Streptococcus pneumoniae (C) : Le pneumocoque est la première cause de méningite bactérienne sporadique chez l'adulte. Il présente une mortalité élevée et des séquelles neurologiques fréquentes.
Éliminons rigoureusement les autres propositions :
FAUX Haemophilus influenzae (B) : C'est un pathogène essentiellement pédiatrique (nourrissons). De plus, son incidence a drastiquement chuté grâce à l'introduction du vaccin pentavalent.
FAUX Mycobacterium tuberculosis (D) : L'agent de la tuberculose provoque une méningite subaiguë ou chronique avec un liquide clair, lymphocytaire (et non purulent), caractérisé par une formule panachée et une hypoglycorachie profonde.
FAUX Listeria monocytogenes (E) : Ce germe opportuniste concerne principalement les nouveau-nés, les femmes enceintes, les personnes âgées ou les immunodéprimés en Occident. Il reste exceptionnel chez l'adulte sain au Burkina Faso et induit une formule méningée souvent panachée lympho-polynucléaire.
Réponses attendues : A, C
?
Exemple Analogue
Si l'on vous interrogeait sur l'étiologie d'une méningite purulente chez le nouveau-né de moins de 3 mois, les germes prédominants seraient radicalement différents : Streptococcus agalactiae (Streptocoque B), Escherichia coli et Listeria monocytogenes. Le profil épidémiologique dépend toujours étroitement de l'âge du patient !
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Astuce Concours
Retenez la "Règle du Duo Adulte" : Face à une suspicion de méningite purulente chez toute personne de plus de 15 ans en zone de ceinture méningitique, pensez immédiatement au couple Pneumocoque + Méningocoque. C'est l'association systématique à évoquer en première intention !
26. Traitement de Première Intention du VIH au Burkina Faso
Le traitement de première intention du VIH au Burkina Faso est à base de :
A. TDF - FTC (ou 3TC) - EFV
B. TDF + 3TC (ou FTC) + NVP
C. AZT + 3TC + EFV
D. AZT + 3TC + NVP
E. TDF + 3TC + DTG
Présentation & Analyse Clinique
Le protocole thérapeutique de prise en charge de l'infection par le VIH a connu une mise à jour majeure recommandée par l'OMS et adoptée par le Programme National de Lutte contre le VIH au Burkina Faso. Le protocole de première ligne préférentiel chez l'adulte et l'adolescent associe deux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI) à un inhibiteur puissant de l'intégrase (INI) :
TDF (Ténofovir Disoproxil Fumarate)
3TC (Lamivudine)
DTG (Dolutégravir)
Cette combinaison, souvent désignée sous l'acronyme TLD (TDF + 3TC + DTG), présente des avantages cliniques exceptionnels : une excellente barrière génétique contre les résistances, une tolérance remarquable (très peu d'effets indésirables neuropsychiatriques contrairement à l'Éfavirenz) et une baisse ultra-rapide de la charge virale.
Les anciennes lignes de traitement à base d'Éfavirenz (EFV) ou de Névirapine (NVP) (propositions A, B, C, D) ont été reléguées au second plan ou abandonnées en première intention en raison de leur faible barrière génétique et de leurs toxicités systématiques ou cutanées.
Réponse attendue : E
?
Exemple Analogue
Dans le cadre de la prophylaxie pré-exposition (PrEP), on utilise uniquement une double thérapie d'INTI (généralement TDF + FTC ou TDF + 3TC) car la charge virale est inexistante (sujet sain exposé). En revanche, dès que le diagnostic d'infection à VIH est posé, il faut impérativement instaurer la trithérapie complète comportant le Dolutégravir (DTG).
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Astuce Concours
Pour retenir la trithérapie actuelle de référence en Afrique de l'Ouest, mémorisez le mot "TeLaDo" (Tenofovir + Lamivudine + Dolutegravir). C'est le pilier indétrônable des questions de pharmacologie VIH d'aujourd'hui !
27. Reprise de la Fièvre sous Antibiothérapie
La reprise de la fièvre chez un patient sous une antibiothérapie doit faire évoquer :
A. Une pathologie intercurrente
B. Un foyer collecté
C. Une allergie aux antibiotiques
D. Une modification de la sensibilité du germe sous traitement
Présentation & Analyse Clinique
La réapparition de la fièvre (ou non-défervescence thermique) chez un patient traité par antibiotiques depuis quelques jours est une situation clinique d'alerte fréquente. Analysons chaque hypothèse clinique :
VRAI Une pathologie intercurrente (A) : Le patient peut contracter une autre infection surajoutée comme une surinfection nosocomiale, une infection urinaire sur sonde, une pneumopathie d'inhalation ou une phlébite sur cathéter.
VRAI Un foyer collecté (B) : L'antibiotique n'arrive pas à diffuser efficacement au sein d'une collection purulente fermée (abcès, empyème). Sans drainage chirurgical ou ponction évacuatrice, la fièvre persiste ou réapparaît malgré une antibiothérapie adaptée.
VRAI Une allergie aux antibiotiques (C) : C'est la classique "fièvre médicamenteuse" (drug fever). Elle survient souvent après quelques jours de traitement, parfois accompagnée d'une hyperéosinophilie ou d'un exanthème cutané, et disparaît à l'arrêt de la molécule suspecte.
VRAI Une modification de la sensibilité du germe (D) : Sous la pression de sélection de l'antibiotique, des mutants résistants peuvent émerger, ou une bactérie initialement sensible peut exprimer un mécanisme de résistance acquis (ex. acquisition d'une bête-lactamase). Le traitement devient alors inefficace.
Réponses attendues : A, B, C, D
?
Exemple Analogue
Imaginez un patient traité pour une pneumonie franche lobaire aiguë par amoxicilline. La fièvre tombe en 48 heures, puis remonte brutalement au 5ème jour. Deux hypothèses majeures se rencontrent : soit le développement d'une complication locale comme une pleurésie purulente (foyer collecté), soit une allergie à la pénicilline (fièvre médicamenteuse).
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Astuce Concours
Pour ne rien oublier face à une "fièvre rebelle sous antibiotique", appliquez mentalement la règle des "4 R" :
1. Résistance du germe (sensibilité modifiée);
2. Rétention de pus (abcès/foyer collecté);
3. Réaction allergique (fièvre médicamenteuse);
4. Révolution nosocomiale (Infection intercurrente).
28. Tuméfaction Inguinale chez un Nourrisson de 18 Mois
Un nourrisson de 18 mois présente une tuméfaction nodulaire indolore au-dessus du testicule droit avec une transillumination positive. Le diagnostic est :
A. Une hernie inguino-scrotale droite
B. Un kyste du cordon spermatique droit
C. Un kyste du canal de Nück droit
D. Une hydrocèle droite
Présentation & Analyse Clinique
Cette question fait appel à l'embryologie et à la clinique chirurgicale pédiatrique. Chez le garçon, la descente du testicule s'accompagne d'une évagination du péritoine appelée le canal péritonéo-vaginal (CPV). Lorsque l'oblitération de ce canal est incomplète, différents tableaux cliniques surviennent :
VRAI Un kyste du cordon spermatique droit (B) : Il résulte d'une oblitération segmentaire du CPV. Le canal est fermé en haut (côté péritoine) et en bas (côté testicule), mais reste perméable et sécrétant au milieu. Cela forme une collection liquidienne close, ovalaire, située au-dessus du testicule. Le testicule sous-jacent est perçu comme normal et indépendant de la masse. La transillumination est positive car le contenu est liquidien pur et clair.
FAUX Une hydrocèle droite (D) : Le liquide s'accumule autour du testicule lui-même car la vaginale reste perméable. La tuméfaction englobe alors le testicule qui n'est plus palpable de manière distincte.
FAUX Une hernie inguino-scrotale droite (A) : Le CPV est largement ouvert, permettant le passage d'anses digestives ou d'épiploon. Elle est généralement réductible, expansive aux cris, et la transillumination est négative.
FAUX Un kyste du canal de Nück droit (C) : C'est l'équivalent pathologique exact chez la fille (persistance du diverticule péritonéal accompagnant le ligament rond). Cette option est exclue d'emblée car l'énoncé mentionne explicitement la présence d'un "testicule".
Réponse attendue : B
?
Exemple Analogue
Si l'examen clinique avait révélé une tuméfaction scrotale globale, de volume variable (augmentant en fin de journée), avec impossibilité de palper le testicule séparément mais une transillumination restant positive, le diagnostic aurait été une hydrocèle communicative (persistance étroite de la totalité du canal péritonéo-vaginal).
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Astuce Concours
Pour trancher instantanément entre hydrocèle et kyste du cordon lors d'un QCM :
• Testicule noyé dans le liquide = Hydrocèle.
• Testicule individualisé en dessous d'une "perle" d'eau = Kyste du cordon.
29. La « Tumeur Fantôme » lors de l'Hydronéphrose
La « tumeur fantôme » lors de l'hydronéphrose :
A. Est une distension abdominale
B. Est variable d'un jour à l'autre
C. Est indolore
D. Concerne le nouveau-né
Présentation & Analyse Clinique
La « tumeur fantôme » (ou masse rénale fluctuante) est un signe clinique classique mais rare, principalement observé en pédiatrie lors d'une hydronéphrose par syndrome de la jonction pyélo-urétérale (SJPU). Analyse des propositions :
FAUX Proposition A : Il ne s'agit pas d'une distension abdominale globale (météorisme ou ascite), mais bien d'une masse rénale localisée palpable dans le flanc ou la fosse lombaire.
VRAI Proposition B : C'est la caractéristique fondamentale qui lui donne son nom de « fantôme ». La masse (qui correspond au bassinet rénal distendu par l'urine) augmente de volume lors des phases d'obstruction, puis diminue rapidement de volume ou disparaît lorsque l'obstacle se lève temporairement, ce qui est souvent accompagné d'une crise de polyurie.
FAUX Proposition C : Bien qu'elle puisse être asymptomatique au début chez le très jeune enfant, la distension aiguë du bassinet (crise de Dietl) est classiquement très douloureuse, prenant la forme d'une colique néphrétique de l'enfant, et s'accompagne parfois de vomissements.
VRAI Proposition D : L'hydronéphrose congénitale est une pathologie fréquemment diagnostiquée en période anténatale ou néonatale. Chez le nouveau-né et le nourrisson, la palpation d'une masse abdominale unilatérale fluctuante est un mode de découverte classique.
Réponses attendues : B, D
?
Astuce Concours
Devant toute masse abdominale chez le nouveau-né, le premier réflexe diagnostique est de réaliser une échographie abdominale. Les deux principales causes de masse rénale à cet âge sont l'hydronéphrose (bénigne, mécanique) et la dysplasie multikystique.
30. L'Ostéo-Arthrite Hématogène
L'ostéo-arthrite :
A. Est une infection par contiguïté de la métaphyse et de l'épiphyse de l'os.
B. Est une infection de la synoviale d'une articulation par un micro-organisme.
C. Est une infection de l'os et de la jointure contiguë.
D. Est fréquente chez le nourrisson et le nouveau-né.
Présentation & Analyse Clinique
L'ostéo-arthrite est une urgence diagnostique et thérapeutique pédiatrique absolue. Analyse des propositions :
FAUX Proposition A : Cette formulation confond l'atteinte osseuse pure et l'atteinte articulaire. L'infection se propage de la métaphyse vers l'espace articulaire, et non juste vers l'épiphyse.
FAUX Proposition B : Ceci est incomplet car cela définit l'arthrite septique pure. L'ostéo-arthrite associe obligatoirement une atteinte osseuse (ostéomyélite métaphysaire) ET une atteinte articulaire (arthrite).
VRAI Proposition C : C'est la définition même de l'ostéo-arthrite (ostéite + arthrite).
VRAI Proposition D : Chez le nourrisson et le nouveau-né de moins de 18 mois, il existe des vaisseaux trans-physaires qui traversent le cartilage de croissance (physis). Une infection bactérienne débutant dans la métaphyse (ostéomyélite) traverse donc très facilement la physis pour envahir l'épiphyse et l'espace articulaire contigu, réalisant une ostéo-arthrite. Après la régression de ces vaisseaux vers l'âge de 12-18 mois, la barrière cartilagineuse isole la métaphyse de l'articulation.
Réponses attendues : C, D
?
Exemple Analogue
Imaginez le cartilage de croissance comme une frontière étanche. Chez l'adulte et l'enfant de plus de 2 ans, cette frontière est fermée : une ostéomyélite reste localisée dans l'os. Chez le nourrisson, cette frontière comporte des "ponts" vasculaires (les capillaires trans-physaires) qui permettent à l'infection de voyager directement dans l'articulation voisine.
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31. La Surdité Professionnelle Liée au Bruit
Dans la surdité professionnelle liée au bruit lésionnelle, l'atteinte concerne :
A. Le nerf cochléo-vestibulaire
B. Les cellules ciliées de la cochlée
C. La chaine ossiculaire
D. La caisse du tympan
Présentation & Analyse Clinique
La surdité professionnelle par traumatisme sonore chronique est une surdité de perception bilatérale et symétrique. Le bruit intense et répété provoque des lésions irréversibles par épuisement métabolique et contrainte mécanique au niveau de l'oreille interne.
VRAI Proposition B : La structure cible principale de cette agression est l'organe de Corti situé dans la cochlée. Les lésions débutent et prédominent sur les cellules ciliées externes (CCE), particulièrement pour la zone codant la fréquence 4000 Hz, ce qui se traduit par un scotome auditif caractéristique au début de l'évolution.
FAUX Propositions A, C, D : L'oreille moyenne (caisse du tympan et chaîne des osselets) n'est absolument pas lésée dans les traumatismes sonores chroniques, contrairement aux blastes ou barotraumatismes aigus.
Réponse attendue : B
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Astuce Concours
Sur l'audiogramme d'une surdité professionnelle débutante, recherchez toujours le déficit sélectif sur la fréquence 4000 Hz (encoche ou "scotome" à 4000 Hz). C'est la signature audiométrique typique de la lésion des cellules ciliées cochléaires par le bruit industriel !
32. Les Insecticides Organophosphorés
Les insecticides organophosphorés :
A. Peuvent être considérés comme des dérivés de l'acide chlorhydrique
B. Désinhibent l'acétylcholinestérase
C. Sont instables
D. Sont de toxicité variable
Présentation & Analyse Clinique
Les organophosphorés (OP) sont de puissants agents toxiques largement utilisés comme pesticides. Analyse des propositions :
FAUX Proposition A : Ce sont des esters dérivés de l'acide phosphorique, et non de l'acide chlorhydrique (d'où leur dénomination d'organophosphorés).
FAUX Proposition B : C'est exactement l'inverse ! Ce sont des inhibiteurs irréversibles, par phosphorylation du site actif, de l'enzyme acétylcholinestérase (AChE).
VRAI Proposition C : Contrairement aux organochlorés (comme le DDT) qui sont extrêmement persistants dans l'environnement, les organophosphorés sont généralement instables et biodégradables. Ils subissent une hydrolyse rapide sous l'action de l'eau, de la chaleur et de la lumière, expliquant pourquoi ils ont remplacé les organochlorés en agriculture malgré leur toxicité aiguë élevée.
VRAI Proposition D : Leur toxicité aiguë varie considérablement d'une molécule à l'autre. Certains composés sont extrêmement toxiques pour l'homme (ex: le parathion, ou les gaz de combat de la même famille comme le sarin), tandis que d'autres présentent une toxicité beaucoup plus faible et acceptable (ex: le malathion).
Réponses attendues : C, D
33. L'Intoxication Aiguë aux Organophosphorés
L'intoxication aiguë aux organophosphorés dans la forme classique comporte :
A. Un syndrome muscarinique
B. Un syndrome algique
C. Un syndrome nicotinique
D. Un syndrome paralytique
E. Un syndrome central
Présentation & Analyse Clinique
L'inhibition de l'acétylcholinestérase induit une accumulation massive d'acétylcholine au niveau de toutes les fentes synaptiques de l'organisme, provoquant un syndrome cholinergique aigu complet. Ce dernier associe classiquement trois tableaux cliniques majeurs :
VRAI Le syndrome muscarinique (A) : Il résulte d'une stimulation excessive des récepteurs muscariniques post-ganglionnaires parasympathiques. La clinique associe un miosis serré, des hypersécrétions (bronzorrhée massive, hypersalivation, larmes), une bradycardie, un bronchospasme, des vomissements et des diarrhées.
VRAI Le syndrome nicotinique (C) : Il correspond à la stimulation des récepteurs nicotiniques des plaques motrices et des ganglions sympathiques. Cliniquement, on observe des fasciculations musculaires, des crampes, une asthénie intense, une tachycardie et une hypertension artérielle, pouvant évoluer vers une paralysie musculaire, notamment des muscles respiratoires. Bien que le syndrome paralytique (Option D) découle directement de cet effet nicotinique, la classification sémiologique classique repose strictement sur la triade Muscarinique - Nicotinique - Central.
VRAI Le syndrome central (E) : Il est lié au passage de la barrière hémato-encéphalique par ces molécules lipophiles. Les signes associent anxiété, confusion, convulsions, dépression des centres respiratoires bulbaires et coma.
Réponses attendues : A, C, E
⚡
Astuce Concours
Le traitement spécifique de l'intoxication aux organophosphorés repose sur un duo d'antidotes indispensables :
• L'Atropine (antagoniste compétitif des récepteurs muscariniques, à administrer jusqu'à assèchement des sécrétions bronchiques).
• Les Pralidoximes (ou régénérateurs des cholinestérases, d'autant plus efficaces qu'ils sont injectés précocement avant le vieillissement de la liaison enzyme-toxique).
34. Diagnostic et Caractéristiques du Carcinome Hépatocellulaire (CHC)
Concernant le carcinome hépatocellulaire (CHC), quelles sont les bonnes réponses ?
A. La stéatose hépatique est un facteur de risque du CHC
B. La tomodensitométrie est suffisante pour poser le diagnostic du CHC
C. Le CHC peut survenir sur un foie non cirrhotique
D. Le CHC se présente constamment sous la forme d'un nodule ou d'une masse
E. L'approche diagnostique du CHC nécessite une imagerie avec produit de contraste
F. Les formes atypiques à l'imagerie du CHC nécessitent une biopsie
Présentation & Analyse Clinique
Analysons rigoureusement chaque proposition pour dégager les caractéristiques fondamentales du carcinome hépatocellulaire (CHC) :
VRAI Proposition A : La stéatose hépatique (notamment dans le cadre de la NASH / stéato-hépatite non alcoolique liée au syndrome métabolique) est aujourd'hui un facteur de risque majeur et en pleine expansion de CHC, même parfois en l'absence de cirrhose constituée.
VRAI Proposition B : Chez un patient atteint de cirrhose connue, la réalisation d'une tomodensitométrie (TDM) multiphasique (ou d'une IRM) montrant les critères non invasifs typiques (rehaussement précoce au temps artériel suivi d'un lavage au temps portal/tardif ou wash-out) est suffisante pour affirmer le diagnostic de CHC sans recourir à une biopsie.
VRAI Proposition C : Bien que la cirrhose soit le principal lit du CHC (environ 80 à 90% des cas), le CHC peut se développer sur un foie non cirrhotique, notamment en cas d'hépatite B chronique active ou de NASH.
FAUX Proposition D : Le CHC ne se présente pas constamment sous la forme d'un nodule ou d'une masse bien limitée. Il existe des formes infiltrantes ou diffuses qui sont particulièrement difficiles à caractériser en imagerie.
VRAI Proposition E : Le diagnostic non invasif repose impérativement sur l'étude de la cinétique de vascularisation tumorale (caractère hypervasculaire artériel et lavage portal), ce qui rend l'injection d'un produit de contraste obligatoire en TDM ou en IRM.
VRAI Proposition F : En cas de présentation atypique à l'imagerie (absence de wash-out franc, doute diagnostique ou nodule sur foie non cirrhotique), la biopsie hépatique guidée est requise pour confirmer la nature histologique de la lésion.
Réponses attendues : A, B, C, E, F
?
Astuce Concours
Retenez le terme clé "Wash-in / Wash-out". C'est la signature vasculaire typique du CHC en imagerie injectée : prise de contraste intense au temps artériel (wash-in) suivie d'un lavage rapide aux temps portal et tardif (wash-out) par rapport au parenchyme hépatique adjacent.
35. Sémiologie d'un Hémichamp Thoracique Opaque à la Radiographie
À la radiographie standard, la présence d'un hémichamp thoracique opaque peut traduire la présence de :
A. Une caverne tuberculeuse
B. Une pleurésie de grande abondance
C. Une atélectasie pulmonaire
D. Un pneumothorax
E. Une condensation pulmonaire
F. Un empyème pleural
Présentation & Analyse Clinique
Un hémichamp opaque unilatéral (communément appelé "poumon blanc") correspond à une disparition de l'aération pulmonaire normale d'un côté. L'analyse de la position des structures médiastinales (trachée, cœur) permet d'orienter le diagnostic :
VRAI Proposition B : Une pleurésie de grande abondance remplit l'espace pleural de liquide, créant une opacité homogène complète. Elle exerce un effet de masse qui refoule le médiastin du côté opposé (contralateral).
VRAI Proposition C : Une atélectasie pulmonaire totale (consécutive à l'obstruction d'une bronche souche) entraîne une perte de volume pulmonaire. L'opacité s'accompagne d'une attraction du médiastin du côté de l'opacité (ipsilateral).
VRAI Proposition E : Une condensation alvéolaire massive (comme une pneumonie lobaire touchant la quasi-totalité d'un poumon) crée une opacité systématisée, souvent sans déplacement notable du médiastin.
VRAI Proposition F : Un empyème pleural est une pleurésie purulente collectée de grande abondance. Sur le plan radiologique standard, il se présente de la même manière qu'un épanchement liquidien massif par une opacité homogène.
Pourquoi éliminer les autres ?
FAUX Proposition A : Une caverne tuberculeuse se traduit par une image hydro-aérique ou une clarté arrondie entourée d'une paroi (image cavitaire), et non par une opacité complète de tout un hémichamp.
FAUX Proposition D : Un pneumothorax correspond à la présence d'air dans la plèvre, ce qui se traduit par une hyperclarté avasculaire (noir à la radio) et non par une opacité (blanc).
Réponses attendues : B, C, E, F
?
Exemple Analogue
Face à un "poumon blanc" aux urgences, regardez immédiatement la position de la trachée :
Trachée déviée du côté de l'opacité : Atélectasie complète (le poumon collabé "tire" sur les structures).
Trachée déviée du côté sain : Épanchement pleural de grande abondance (le liquide "pousse" les structures).
36. Examen de Référence pour le Diagnostic Précoce des AVC
Quel est l'examen de référence pour le diagnostic précoce des accidents vasculaires cérébraux ?
A. La tomodensitométrie cérébrale
B. L'imagerie par résonance magnétique
C. L'échographie des troncs supra aortiques
D. L'artériographie cérébrale
E. L'échographie doppler transcranien
F. L'angioscanner cérébral
Présentation & Analyse Clinique
Dans le cadre d'un accident vasculaire cérébral (AVC) suspecté, l'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) cérébrale est l'examen de référence absolu pour le diagnostic précoce de l'ischémie, notamment grâce à l'apport de la séquence de Diffusion (DWI).
Sensibilité ultra-précoce : L'IRM de diffusion détecte l'œdème cytotoxique (souffrance cellulaire) en quelques minutes seulement, dès 30 minutes après l'occlusion artérielle, alors que le scanner sans injection peut rester strictement normal pendant les 6 premières heures.
Les séquences clés de l'IRM dans l'AVC intègrent :
Diffusion (DWI) : Visualise l'ischémie aiguë en montrant un hypersignal précoce.
Séquence FLAIR : Permet de dater l'AVC. Si l'hypersignal est visible en diffusion mais pas encore en FLAIR, l'AVC date de moins de 4,5 heures, ouvrant la voie à la thrombolyse.
Séquence T2* / EG (Écho de Gradient) : Élimine formellement une hémorragie intracrânienne.
Réponse attendue : B
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Astuce Concours
Ne confondez pas "examen le plus accessible en pratique courante" (qui est souvent le scanner cérébral) et "examen de référence / Gold Standard pour le diagnostic précoce" (qui est l'IRM cérébrale). Si l'IRM est disponible immédiatement, elle doit être privilégiée de première intention.
37. Conduite à Tenir face à une Hyperglycémie de Découverte Fortuite
Quelle est la conduite à tenir en cas de découverte fortuite d'une glycémie à jeun à 10 mmol/l ?
A. Contrôler la glycémie à jeun
B. Instaurer des mesures hygiéno-diététiques
C. Instaurer un traitement avec un biguanide
D. Instaurer un traitement avec une sulfonylurée
Présentation & Analyse Clinique
Une glycémie à jeun à 10 mmol/l correspond environ à 1,80 g/l (conversion : 10 mmol/l × 0,18 = 1,80 g/l). Le seuil diagnostique du diabète est classiquement fixé à 7,0 mmol/l (soit 1,26 g/l).
VRAI Proposition A : Le diagnostic de diabète sucré nécessite deux déterminations anormales de la glycémie à jeun réalisées à des moments différents pour être définitivement posé, sauf en présence de symptômes cardinaux évidents d'hyperglycémie comme le syndrome polyuro-polydipsique.
VRAI Proposition B : Dès la suspicion ou la confirmation d'un diabète de type 2, les mesures hygiéno-diététiques (MHD) (alimentation équilibrée, activité physique régulière, perte de poids si nécessaire) constituent la première étape thérapeutique indispensable et obligatoire.
FAUX Propositions C et D : On ne débute jamais un traitement médicamenteux (comme les biguanides / metformine ou les sulfonylurées) sur une seule mesure biologique de découverte fortuite et asymptomatique sans confirmation diagnostique préalable, ni sans avoir évalué l'impact des seules mesures hygiéno-diététiques (généralement proposées pendant 3 à 6 mois en première intention, sauf si l'HbA1c initiale est d'emblée très élevée).
Réponses attendues : A, B
?
Rappel des Critères Diagnostiques du Diabète
Le diagnostic positif est formellement posé devant l'une des situations suivantes :
Glycémie à jeun ≥ 1,26 g/l (7,0 mmol/l) constatée à deux reprises.
Glycémie aléatoire (à n'importe quel moment de la journée) ≥ 2,00 g/l (11,1 mmol/l) en présence de symptômes cliniques de diabète.
HbA1c ≥ 6,5% (selon certaines recommandations internationales, validée sous conditions).
38. Critères Phénotypiques de la Dénutrition
Quels sont les niveaux de perte pondérale répondant aux critères phénotypiques de dénutrition ?
A. 1% en un mois
B. 5% en un mois
C. 10% en un mois
D. 15% en un mois
Présentation & Analyse Clinique
Selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et du consensus international GLIM (Global Leadership Initiative on Malnutrition), le diagnostic de la dénutrition repose sur l'association d'au moins un critère phénotypique et d'au moins un critère étiologique.
Parmi les critères phénotypiques, la perte de poids (perte pondérale) est un indicateur majeur. Les seuils de perte de poids sont précisément définis en fonction de la vitesse de la perte :
Dénutrition modérée : Perte de poids ≥ 5% en 1 mois (ou ≥ 10% en 6 mois, ou ≥ 10% par rapport au poids habituel avant le début de la maladie).
Dénutrition sévère : Perte de poids ≥ 10% en 1 mois (ou ≥ 15% en 6 mois).
Ainsi, les options B (5% en un mois) et C (10% en un mois) entrent directement dans les définitions officielles des critères phénotypiques de dénutrition (respectivement pour la forme modérée et sévère). Dans le cadre d'un QCM à choix unique ou d'identification du seuil d'entrée, la réponse B (5%) est la valeur clé d'entrée dans la dénutrition.
Réponses attendues : B, C(Le seuil minimal d'entrée étant 5% en 1 mois).
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Astuce Concours
Retenez bien la règle "5-10-15" pour les examens :
• En 1 mois : 5% (modérée) / 10% (sévère)
• En 6 mois : 10% (modérée) / 15% (sévère)
39. Diagnostic d'une Anémie Biologique
Une anémie microcytaire hypochrome avec un fer sérique bas et une ferritinémie élevée évoque :
A. Une anémie ferriprive
B. Une anémie inflammatoire
C. Une anémie sidéroblastique
D. Une anémie mégaloblastique
Présentation & Analyse Clinique
Analysons méthodiquement chaque élément biologique fourni par l'énoncé :
Anémie microcytaire (VGM < 80 fL) et hypochrome : Oriente d'emblée vers un défaut de synthèse de l'hémoglobine (soit par manque de fer, soit par mauvaise utilisation de celui-ci, soit par anomalie des globines).
Fer sérique bas (hyposidérémie) : Indique que la quantité de fer circulant lié à la transferrine est diminuée.
Ferritinémie élevée (hyperferritinémie) : C'est la clé de voûte du diagnostic ! La ferritine reflète les réserves de fer de l'organisme. Une ferritinémie élevée signifie que les stocks de fer sont pleins (voire surchargés).
Mettons cela en relation avec les propositions :
Anémie ferriprive (A) : Elle est caractérisée par une carence absolue en fer. La ferritinémie serait donc effondrée (basse). Ce n'est pas le cas ici.
VRAI Anémie inflammatoire (B) : Lors d'une inflammation chronique, la sécrétion de cytokines (comme l'IL-6) stimule la production d'hepcidine par le foie. L'hepcidine bloque la ferroportine, empêchant la sortie du fer des macrophages (le fer est "séquestré" dans les cellules de stockage). Le fer sérique circulant s'effondre (fer bas), mais les stocks intracellulaires augmentent et la ferritine (qui est aussi une protéine de la phase aiguë de l'inflammation) s'élève. C'est le profil exact de l'énoncé.
Anémie sidéroblastique (C) : Elle présente un défaut d'incorporation du fer dans l'hème. On observe un fer sérique normal ou élevé, et une ferritinémie élevée, mais pas de fer sérique bas de façon typique.
Anémie mégaloblastique (D) : C'est une anémie macrocytaire (VGM > 100 fL) par carence en vitamine B12 ou folates.
Réponse attendue : B
?
Tableau de Diagnostic Différentiel Rapide
Type d'Anémie
Fer Sérique
Ferritinémie
Ferriprive
Bas
Basse (Effondrée)
Inflammatoire
Bas
Normale ou Élevée
40. Immunologie de l'Épiderme
Quelles cellules de l'épiderme jouent un rôle dans la réponse immunitaire ?
A. Cellules de Merkel
B. Kératinocytes
C. Mélanocytes
D. Cellules de Langerhans
Présentation & Analyse Clinique
L'épiderme est composé de quatre principaux types cellulaires :
Kératinocytes (B) : Constituent 90% de l'épiderme. Ils ont un rôle de barrière mécanique et synthétisent la kératine. Ils participent aussi à l'immunité innée via la sécrétion de cytokines, mais ne sont pas des cellules immunitaires spécialisées professionnelles.
Mélanocytes (C) : Produisent la mélanine protégeant contre les rayonnements UV.
Cellules de Merkel (A) : Cellules neuro-épithéliales jouant un rôle de mécanorécepteurs (sens du toucher).
VRAI Cellules de Langerhans (D) : Ce sont des cellules dendritiques spécialisées de l'épiderme. Elles agissent comme des cellules présentatrices d'antigènes (CPA) professionnelles. Elles capturent les antigènes cutanés, migrent vers les ganglions lymphatiques et activent les lymphocytes T. Elles constituent la clé de voûte de la réponse immunitaire adaptative de la peau.
Réponse attendue : D(et secondairement B pour l'immunité innée, mais D reste la cellule immunitaire par excellence).
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41. Lésions Élémentaires en Dermatologie
À quel type de lésions élémentaires correspond les petites élevures épidermiques circonscrites à contenu liquidien clair mesurant moins de 5 mm ?
A. Papules
B. Vésicules
C. Macules
D. Nodules
Présentation & Analyse Clinique
La sémiologie dermatologique repose sur des définitions géométriques et cliniques très strictes des lésions élémentaires :
Macule (C) : Lésion plane, non palpable, uniquement caractérisée par une modification de la couleur de la peau.
Papule (A) : Élévure cutanée superficielle, ferme, solide (contenu plein, pas de liquide), mesurant généralement moins de 10 mm.
Nodule (D) : Élévure ou masse solide, ronde, plus volumineuse (souvent > 10 mm) et plus profonde (derme ou hypoderme) qu'une papule.
VRAI Vésicule (B) : Élévure circonscrite de l'épiderme contenant un liquide clair, de petite taille (généralement inférieure à 5 mm). Exemples cliniques : Varicelle, Herpès, Eczéma aigu. Si la lésion à contenu liquidien clair mesure plus de 5 mm, on parle alors d'une bulle.
42. Anatomie Topographique de l'Œsophage Thoracique
Dans sa portion thoracique, l'œsophage est situé :
A. Dans le médiastin antérieur
B. Dans le médiastin postérieur
C. Dans le médiastin moyen
D. En avant de la trachée
E. En arrière de la trachée
Présentation & Analyse Clinique
Pour répondre avec certitude à cette question d'anatomie, décomposons l'organisation tridimensionnelle du médiastin thoracique et les rapports de l'œsophage :
Le compartimentage du médiastin : Le médiastin est la région médiane de la cavité thoracique située entre les deux cavités pleurales. On le divise classiquement en deux parties (supérieure et inférieure) par un plan horizontal passant par l'angle sternal de Louis (en regard du disque T4-T5) :
Le médiastin supérieur contient la trachée, l'œsophage, la crosse de l'aorte et les gros vaisseaux.
Le médiastin inférieur est lui-même subdivisé en trois compartiments :
Antérieur (très mince, en avant du péricarde, contenant du tissu adipeux et des vestiges du thymus).
Moyen (contenant le cœur, le péricarde et la bifurcation trachéale).
Postérieur (situé en arrière du péricarde et en avant de la colonne vertébrale).
L'œsophage traverse verticalement le médiastin supérieur puis descend dans le médiastin postérieur (le long de la face antérieure de la colonne vertébrale thoracique, de T4 à T10). La proposition B est donc exacte (et par conséquent, A et C sont fausses).
Les rapports anatomiques avec la trachée : Dans la partie supérieure du thorax, la trachée est située directement en position médiane et antérieure. L'œsophage descend immédiatement en arrière de la trachée, collé à sa membraneuse postérieure. La proposition E est donc exacte (et la D est fausse).
Réponses attendues : B, E
?
Exemple Analogue
Si l'on s'intéresse aux rapports de l'aorte thoracique descendante : elle se situe également dans le médiastin postérieur, initialement à gauche de l'œsophage, puis elle tend à se placer en arrière de lui juste avant le passage diaphragmatique (hiatus aortique en T12, alors que le hiatus œsophagien est en T10).
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Astuce Concours
Pour mémoriser facilement le contenu du médiastin postérieur, retiens le moyen mnémotechnique des "structures verticales majeures" : l'œsophage (tube digestif), l'aorte descendante (artère), le canal thoracique (lymphatique), les veines azygos (veineux) et les nerfs vagues (X) ainsi que les troncs sympathiques.
43. Histologie et Propriétés du Tissu Cartilagineux
Quelles sont les propositions exactes :
A. Il existe des cartilages hyalins
B. Il existe des cartilages fibreux
C. Il existe des cartilages élastiques
D. Le cartilage est vascularisé
E. Le cartilage est innervé
Présentation & Analyse Clinique
Le tissu cartilagineux est un tissu conjonctif spécialisé d'origine mésenchymateuse. Analysons ses variétés histologiques et ses propriétés physiologiques :
Le trois grandes variétés de cartilage : Le cartilage est classé en trois types selon la composition et l'abondance des fibres de sa matrice extracellulaire :
VRAI Cartilage hyalin (A) : Le plus répandu. Sa matrice homogène est riche en collagène de type II (ex : cartilage articulaire, cartilages costaux, voies aériennes comme la trachée).
VRAI Fibrocartilage ou cartilage fibreux (B) : Très riche en faisceaux de collagène de type I épaissis, ce qui lui confère une grande résistance aux forces de tension (ex : disques intervertébraux, ménisques, symphyse pubienne).
VRAI Cartilage élastique (C) : Riche en fibres élastiques lui conférant une grande flexibilité (ex : pavillon de l'oreille, épiglotte).
Les propositions A, B et C sont donc rigoureusement exactes.
La vascularisation et l'innervation : C'est une règle d'or en histologie : le tissu cartilagineux mature est totalement dépourvu de vaisseaux sanguins, de vaisseaux lymphatiques et de terminaisons nerveuses (non vascularisé, non innervé).
Sa nutrition se fait exclusivement par diffusion passive des nutriments et de l'oxygène à partir des capillaires du tissu conjonctif adjacent, le périchondre (ou par le liquide synovial pour le cartilage articulaire qui n'a pas de périchondre).
L'absence d'innervation explique pourquoi la dégradation précoce du cartilage (comme dans l'arthrose débutante) est totalement indolore. Les propositions D et E sont donc fausses.
Réponses attendues : A, B, C
?
Exemple Analogue
À l'inverse du cartilage, le tissu osseux est un tissu conjonctif de soutien extrêmement dynamique, hautement vascularisé (via les canaux de Havers et de Volkmann) et très innervé, ce qui explique sa capacité de régénération rapide après une fracture ainsi que la douleur intense associée.
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Astuce Concours
Le cartilage articulaire est une exception notable : bien qu'il soit de type hyalin, il ne possède pas de périchondre. Sa survie dépend uniquement des échanges avec le liquide synovial. Retenez bien ce détail, c'est un piège ultra-fréquent dans les QCM de PACES / PASS / DFGSM1 !
44. Manifestations Allergiques et Parasitoses
Parmi les agents pathogènes suivants, certains peuvent exercer sur leur hôte une action allergisante de type éruption urticarienne, eczéma, asthme. Lesquels ?
A. Giardia intestinalis
B. Leishmania infantum (leishmaniose viscérale)
C. Echinococcus granulosus (hydatidose)
D. Entamoeba coli
E. Trichinella spiralis
Présentation & Analyse Clinique
Cette question de parasitologie clinique repose sur la physiopathologie des réactions d'hypersensibilité immédiate (type I médiée par les IgE) induites par certains parasites lors de leur migration ou de la libération de leurs antigènes solubles :
VRAI Echinococcus granulosus (C) : Responsable de l'hydatidose (kyste hydatique). Le liquide contenu dans le kyste hydatique est extrêmement antigénique. En cas de micro-fissuration ou de rupture accidentelle du kyste (spontanée ou lors d'une ponction/chirurgie), il y a libération massive d'antigènes dans la circulation de l'hôte.
Cela déclenche immédiatement une dégranulation des mastocytes entraînant des réactions allergiques majeures : prurit intense, urticaire géante, crise d'asthme sévère (bronchospasme) et pouvant aller jusqu'au choc anaphylactique mortel.
VRAI Trichinella spiralis (E) : Ce nématode tissulaire est responsable de la trichinellose, contractée par ingestion de viande parasitée (sanglier, porc, cheval). Lors de la phase de migration des larves nouveau-nées vers les muscles striés squelettiques, on assiste à une réaction immunitaire explosive de type Th2 caractérisée par une hyperéosinophilie sanguine massive et la production d'IgE.
Sur le plan clinique, cette phase se manifeste par un syndrome allergique aigu typique : œdème bilatéral de la face et des paupières (faciès de "trichinéloïde"), fièvre élevée, myalgies intenses et éruptions urticariennes ou maculopapuleuses très prurigineuses.
Analyse des autres propositions :
FAUX Giardia intestinalis (A) : C'est un protozoaire flagellé intestinal provoquant une diarrhée chronique avec malabsorption. Bien que de rares manifestations cutanées atypiques soient décrites, il n'est pas classiquement pourvoyeur de ces grands syndromes allergiques systématiques.
FAUX Leishmania infantum (B) : C'est un protozoaire flagellé intracellulaire (système réticulo-histiocytaire). Sa forme clinique (leishmaniose viscérale ou kala-azar) se traduit par la triade : fièvre anarchique, splénomégalie massive et pancytopénie, sans tableau allergique d'urticaire ou d'asthme.
FAUX Entamoeba coli (D) : C'est une amibe commensale non pathogène de la lumière colique. Elle ne produit aucune pathologie ni réaction immunitaire allergisante.
Réponses attendues : C, E
?
Exemple Analogue
Un autre exemple classique d'helminthose avec phase pulmonaire allergique est l'ascaridiose (Ascaris lumbricoides). Lors de la traversée pulmonaire des larves (phase de migration), l'hôte développe le syndrome de Löffler, caractérisé par une toux quinteuse, une dyspnée asthmatiforme transitoire et des infiltrats pulmonaires labiles à la radiographie, le tout accompagné d'une forte éosinophilie.
⚡
Astuce Concours
En infectiologie, retiens ce grand principe de base : les réactions allergiques d'hypersensibilité immédiate avec hyperéosinophilie marquée sont presque toujours causées par des Helminthes (vers parasites) en phase tissulaire ou de migration, et non par des Protozoaires (organismes unicellulaires comme les amibes ou les leishmanies). Cela permet d'éliminer instantanément 80% des propositions fausses !
45. Complications de l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP)
Les complications de l'hypertrophie bénigne de la prostate sont entre autres :
A. La rétention d'urine
B. L'insuffisance rénale chronique
C. Le cancer de la prostate
D. L'hématurie
E. La hernie de l'aine
Résolution & Correction détaillée
L'Hypertrophie Bénigne de la Prostate (HBP) est une affection histologique caractérisée par le développement d'un adénome prostatique qui comprime progressivement l'urètre sous-vésical. Les complications découlent principalement de cette obstruction chronique au flux urinaire et de la lutte de la vessie pour se vidanger :
VRAI Proposition A : C'est la complication la plus classique. Elle peut être aiguë (urgence médicale douloureuse avec globe vésical) ou chronique (rétention indolore par trop-plein).
VRAI Proposition B : L'obstacle chronique sous-vésical entraîne une hyperpression qui remonte vers les uretères et les reins (urétéro-hydronéphrose bilatérale), détruisant progressivement le parenchyme rénal par néphropathie obstructive.
FAUX Proposition C : L'HBP est une pathologie bénigne qui se développe dans la zone de transition de la prostate. Le cancer de la prostate se développe le plus souvent (80%) dans la zone périphérique. L'HBP ne dégénère jamais en cancer (ce sont deux entités distinctes, bien qu'elles puissent coexister).
VRAI Proposition D : Elle est typiquement initiale et macroscopique, causée par la rupture de petites veines dilatées et congestives au niveau du col vésical ou de l'urètre prostatique lors de l'effort de miction.
VRAI Proposition E : Pour vaincre l'obstacle prostatique, le patient doit réaliser des efforts de poussée abdominale répétés (dysurie importante). Cette hyperpression abdominale chronique favorise l'apparition ou l'aggravation de hernies inguinales.
Réponses correctes : A, B, D, E
Exemple Analogue
Imaginons un réseau de plomberie dont le tuyau d'évacuation principal est bouché. L'eau s'accumule en amont (rétention d'urine), la pression abîme la pompe centrale (insuffisance rénale), et les tuyaux congestionnés finissent par fuir (hématurie). Pour évacuer l'eau, l'utilisateur doit appuyer de toutes ses forces sur le système, ce qui fatigue les parois environnantes (hernies de l'aine).
⚡
Astuce Concours
Retenez la triade des complications de lutte de la vessie : 1. Diverticules vésicaux, 2. Lithiases de stase, 3. Hernies abdominales d'effort. Et surtout, rappelez-vous que l'HBP n'est pas un état précancéreux !
46. Complications des sténoses de l'urètre
Toutes ces affirmations sont des complications obstructives des sténoses de l'urètre sauf une :
A. Les rétentions vésicales d'urines aiguës ou chroniques
B. Les diverticules vésicaux
C. Le reflux vésico-rénal
D. Les péri-urétrites suppurées
E. Les lithiases urinaires
F. L'insuffisance rénale aiguë
Résolution & Correction détaillée
La question comporte un piège subtil lié au mot-clé "obstructives" (mécaniques d'amont) par rapport aux complications "infectieuses" :
OBSTRUCTIF Propositions A, B, C, E, F : Ce sont des complications obstructives directes (mécaniques) :
La sténose bloque l'écoulement → accumulation d'urine (rétention aiguë/chronique).
La vessie lutte → augmentation de la pression intra-vésicale → hernie de la muqueuse à travers les fibres musculaires du détrusor (diverticules vésicaux).
L'hyperpression détruit le système anti-reflux naturel → l'urine remonte (reflux vésico-rénal).
La stase urinaire favorise la précipitation des minéraux (lithiases urinaires).
Une rétention aiguë d'urine non traitée peut provoquer une obstruction d'amont brutale altérant la filtration glomérulaire (insuffisance rénale aiguë obstructive).
INFECTIEUX Proposition D (Sauf cette proposition) : Il s'agit d'une complication infectieuse (et non purement obstructive). La sténose de l'urètre favorise des micro-ruptures urétrales en amont du rétrécissement lors des efforts de miction. L'urine infectée s'infiltre dans les tissus péri-urétraux, provoquant des abcès, des péri-urétrites suppurées, voire une gangrène du périnée.
Réponse correcte : D
⚡
Astuce Concours
Lisez toujours très attentivement le qualificatif principal de la question. Ici, le mot "obstructives" impose d'exclure la complication de nature infectieuse (la péri-urétrite suppurée).
47. Facteurs de risque du cancer de la prostate
Parmi les propositions suivantes lesquelles peuvent être des facteurs de risque de cancer de la prostate ?
A. L'exposition au soleil
B. L'âge supérieur à 65 ans
C. La consommation de graisses animales
D. Les rapports sexuels fréquents
E. Le déficit en dihydrotestostérone
Résolution & Correction détaillée
FAUX Proposition A : C'est le contraire ! Une exposition modérée au soleil permet la synthèse de vitamine D, qui est suspectée d'avoir un rôle protecteur contre plusieurs cancers, dont celui de la prostate.
VRAI Proposition B : C'est le principal facteur de risque. L'incidence du cancer de la prostate augmente de façon exponentielle avec l'âge, la majorité des cas étant diagnostiqués après 65 ans.
VRAI Proposition C : Une alimentation riche en graisses saturées d'origine animale et pauvre en fruits/légumes est un facteur nutritionnel solidement associé à une augmentation du risque de cancer de la prostate.
FAUX Proposition D : Les études scientifiques suggèrent plutôt le contraire : une fréquence d'éjaculation élevée tout au long de la vie d'adulte semble avoir un effet protecteur en réduisant la concentration de carcinogènes dans le fluide prostatique.
FAUX Proposition E : La dihydrotestostérone (DHT) est l'androgène actif au niveau de la prostate. Les tumeurs prostatiques étant hormono-dépendantes, un excès ou une sensibilité accrue aux androgènes est incriminé, tandis qu'un déficit en DHT s'opposerait théoriquement au développement tumoral (comme le démontre l'efficacité des traitements anti-androgéniques ou des inhibiteurs de la 5-alpha-réductase).
Réponses correctes : B, C
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Astuce Concours
Les 3 facteurs de risque non modifiables majeurs du cancer de la prostate à retenir absolument sont : 1. L'âge avancé, 2. Les antécédents familiaux (génétique : gènes BRCA, HOXB13), 3. L'origine ethnique (risque plus élevé chez les populations d'origine afro-antillaise).
48. Sémiologie et prise en charge des entorses
Concernant les entorses, identifier parmi les propositions suivantes, celle(s) qui est (sont) juste(s) :
A. Une entorse est un étirement ou une déchirure d'un ou de plusieurs ligaments d'une articulation.
B. Les entorses sont l'ensemble des lésions produites sur une articulation au stade de luxation.
C. L'entorse grave est une rupture complète du ou des ligaments avec possibilité d'avulsion ou d'arrachements osseux.
D. L'entorse grave est caractérisée par la perception d'un craquement, d'une déchirure, d'une douleur intense avec difficulté à mobiliser l'articulation.
E. L'application de chaleur et le massage sont fortement recommandés dans le traitement des entorses graves.
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition A : Il s'agit bien d'une lésion traumatique d'un ou de plusieurs ligaments d'une articulation sans perte de contact permanente des surfaces articulaires, allant du simple étirement (entorse bénigne) à la déchirure complète (entorse grave).
FAUX Proposition B : L'entorse et la luxation sont deux traumatismes différents. La luxation se définit par une perte de contact permanente et totale des surfaces articulaires d'une articulation, nécessitant une réduction urgente.
VRAI Proposition C : L'entorse grave (grade III) correspond à une rupture complète du ligament. Le faisceau ligamentaire peut emporter avec lui sa zone d'insertion osseuse, réalisant un arrachement ou une avulsion osseuse (souvent visible à la radiographie).
VRAI Proposition D : Les signes cliniques d'alarme orientant vers une entorse grave lors du traumatisme sont : la sensation de craquement audible ou de déchirure interne, une douleur fulgurante immédiate et une impotence fonctionnelle totale (impossibilité de poser le pied par exemple).
FAUX Proposition E : C'est une erreur classique extrêmement dangereuse ! À la phase aiguë d'une entorse grave, la chaleur et les massages sont formellement contre-indiqués car ils favorisent la vasodilatation, augmentent le saignement (hématome) et majorent l'œdème. Le traitement initial repose sur le protocole GREC (Glace, Repos, Élévation, Compression).
Réponses correctes : A, C, D
Exemple Analogue
Le ligament est comme une corde maintenant deux pièces de bois. Une entorse bénigne correspond à une corde qui s'effiloche un peu sous la tension. Une entorse grave correspond à la corde qui lâche complètement au milieu ou qui arrache le piton rocheux dans lequel elle était vissée (arrachement osseux).
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Astuce Concours
Appliquez toujours le principe de la cryothérapie (le froid) en aigu : le froid induit une vasoconstriction qui calme la douleur et limite le gonflement articulaire. Le chaud ne s'utilise que bien plus tard, en phase de rééducation pour détendre les muscles.
49. Prise en charge d'une fracture ouverte récente
Le parage d'une fracture ouverte récente de membre associe les gestes suivants :
A. Décontamination
B. Exploration
C. Séquestrectomie
D. Excision des tissus dévitalisés
E. Réparation des lésions
Résolution & Correction détaillée
Le parage chirurgical est le temps fondamental, urgent et obligatoire de la prise en charge de toute fracture ouverte. Son but principal est de transformer une plaie souillée en une plaie chirurgicale propre afin de prévenir l'infection osseuse (ostéomyélite). Il comporte des étapes bien codifiées :
VRAI Proposition A : Lavage mécanique abondant et itératif au sérum physiologique stérile sous pression pour éliminer les débris étrangers macroscopiques et réduire la charge bactérienne.
VRAI Proposition B : Elle permet d'évaluer l'étendue de la lésion, de vérifier l'état des axes vasculaires et nerveux, des tendons et d'évaluer le type de fracture.
FAUX Proposition C : Un séquestre est un fragment d'os mort (nécrotique) détaché du reste de l'os, typique d'une infection chronique installée (ostéomyélite chronique). Dans le cas d'une fracture ouverte récente, il n'y a pas encore de séquestre. On peut réaliser l'ablation de très petits débris osseux totalement libres et dévitalisés (esquilletomie), mais la séquestrectomie n'a aucun sens ici.
VRAI Proposition D : C'est le cœur même du parage (débridement). On retire de manière économique mais rigoureuse les berges cutanées souillées, les aponévroses et les muscles non viables (identifiés par l'absence de saignement à la coupe, de contractilité à la stimulation et une couleur grisâtre).
FAUX Proposition E : La réparation définitive (ostéosynthèse complexe, sutures nerveuses ou tendineuses fines, lambeaux de couverture) intervient après le temps de parage proprement dit, au cours de la même intervention ou de chirurgies ultérieures différées selon l'état de la plaie. Le parage au sens strict désigne uniquement l'étape d'assainissement de la lésion.
Réponses correctes : A, B, D
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Astuce Concours
Pour juger de la viabilité d'un tissu musculaire lors du parage, mémorisez la règle des "4 C" en anglais : Color (Couleur rouge), Consistency (Consistance ferme), Contractility (Contractilité à la pince) et Capacity to bleed (Capacité à saigner). Si un muscle n'a pas ces critères, il doit être excisé.
50. Prise en charge des fractures ouvertes
Concernant la prise en charge en urgence des fractures ouvertes de membres, identifier parmi les assertions suivantes celle(s) qui est (sont) juste(s) :
A. Le parage doit être fait dans les 6 heures
B. Le parage doit être fait dans un délai de 18 heures
C. L'antibiothérapie doit être débutée immédiatement
D. Le statut vaccinal antitétanique doit être vérifié
E. Les médicaments anti-hémorragiques doivent être prescrits
Résolution & Correction détaillée
La prise en charge d'une fracture ouverte est une urgence médico-chirurgicale absolue. L'objectif principal est de prévenir l'infection osseuse (ostéomyélite), qui est une complication redoutable et difficile à traiter.
VRAI Assertion A / FAUSSE Assertion B : Le parage chirurgical (nettoyage, excision des tissus nécrosés et lavage abondant) doit être réalisé le plus précocement possible au bloc opératoire, classiquement dans la règle d'or des 6 premières heures ("golden period") pour minimiser la prolifération bactérienne.
VRAI Assertion C : L'antibiothérapie prophylactique par voie intraveineuse doit être débutée immédiatement (idéalement dès l'admission ou au plus tard dans les 3 heures suivant le traumatisme) pour couvrir les germes de la peau et de l'environnement (généralement une céphalosporine de 1ère ou 2ème génération, parfois associée à un aminoside selon la classification de Gustilo-Anderson).
VRAI Assertion D : Toute effraction cutanée impose la vérification systématique de la prophylaxie antitétanique (rappel de vaccin ± immunoglobulines spécifiques selon les recommandations en vigueur et le statut du patient).
FAUSSE Assertion E : Les médicaments hémostatiques ou anti-hémorragiques ne sont pas prescrits de façon systématique pour une fracture ouverte isolée. Le contrôle d'un saignement actif se fait d'abord par compression directe, pansement compressif ou exceptionnellement par un garrot en cas d'urgence vitale.
Réponses correctes : A, C, D
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Astuce Concours
Pour les fractures ouvertes, retenez le triptyque de l'urgence : P.A.T. = Parage précoce (< 6h), Antibiothérapie immédiate, et Tétanos (vérification systématique). Ces trois piliers sont indispensables à la réussite de votre dossier clinique !
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51. Diagnostic de la Schizophrénie Paranoïde
Un patient de 25 ans présente depuis 06 mois un discours désorganisé, des idées délirantes de persécution et un retrait social marqué. Quel(s) élément(s) oriente(nt) vers le diagnostic de schizophrénie paranoïde selon les classifications internationales ?
A. Évolution continue depuis plus d'un mois
B. Troubles de la conscience
C. Hallucinations acoustico-verbales
D. Idées délirantes
E. Présence d'un épisode dépressif majeur isolé
Résolution & Correction détaillée
Le diagnostic de schizophrénie selon le DSM-5 et la CIM-10 repose sur un ensemble de critères cliniques et d'évolution temporelle :
VRAI Proposition A : L'évolution des symptômes actifs doit persister pendant au moins 1 mois (phase active), au sein d'un tableau global évoluant depuis au moins 6 mois (ce qui est le cas ici).
FAUX Proposition B : La schizophrénie se caractérise par une clarté de la conscience (absence de confusion mentale). S'il y a altération de la vigilance ou trouble de la conscience, il faut d'abord éliminer une cause organique (toxique, infectieuse, neurologique) ou un syndrome confusionnel.
VRAI Proposition C : Les hallucinations acoustico-verbales (entendre des voix) sont le type d'hallucination le plus fréquent et le plus caractéristique de la schizophrénie, orientant fortement vers la forme clinique dite "paranoïde" (domination du syndrome positif/psychotique).
VRAI Proposition D : Les idées délirantes (particulièrement de persécution, d'influence ou de référence) sont un critère diagnostic majeur (critère A du DSM-5) indispensable pour évoquer une schizophrénie paranoïde.
FAUX Proposition E : Un épisode dépressif majeur isolé exclut le diagnostic de schizophrénie. Bien que des symptômes dépressifs puissent coexister (dépression post-psychotique), la présence d'un épisode thymique prédominant orienterait plutôt vers un trouble schizo-affectif ou un trouble bipolaire avec caractéristiques psychotiques.
Réponses correctes : A, C, D
Exemple Analogue
Un patient délire depuis 2 semaines à la suite d'un deuil difficile : il s'agit d'une bouffée délirante aiguë (ou trouble psychotique bref) car la durée est inférieure à 1 mois. Dès lors que le trouble dépasse 1 mois d'activité et s'installe sur plus de 6 mois avec un déclin fonctionnel, le diagnostic s'oriente vers la schizophrénie.
52. Évaluation d'une détresse somatopsychique complexe
Un homme de 45 ans, agriculteur, consulte pour des céphalées, des douleurs diffuses et une grande fatigue depuis 02 mois. Il évoque la « sorcellerie » comme cause de son mal. À l'examen, humeur triste et perte d'appétit. Quel diagnostic suspecter ?
A. Trouble somatoforme
B. Dépression masquée par des symptômes somatiques
C. Trouble anxieux généralisé
D. Hypocondrie
E. Trouble délirant chronique
Résolution & Correction détaillée
Ce cas clinique illustre une présentation très classique en médecine générale et en psychiatrie transculturelle :
Le patient présente des symptômes somatiques au premier plan (céphalées, douleurs diffuses, asthénie) présents depuis 2 mois.
L'examen clinique approfondi révèle des symptômes cardinaux de l'épisode dépressif : humeur triste (anhédonie/tristesse) et perte d'appétit (anorexie).
Le recours à la "sorcellerie" comme explication n'est pas un délire structuré au sens de la psychose, mais représente un idiome culturel de détresse (une attribution étiologique fréquente dans certains milieux ruraux ou traditionnels pour expliquer la maladie physique et psychique indicible).
Il s'agit donc typiquement d'une dépression masquée par des symptômes somatiques (ou équivalent dépressif somatique), où la plainte douloureuse corporelle masque la souffrance morale sous-jacente.
Une infirmière d'un hôpital régional se maintient fatiguée à l'extrême, fait preuve de cynisme vis-à-vis des patients et d'une baisse de motivation. Elle ne présente pas de symptômes psychotiques. Le diagnostic le plus probable est :
A. Burn-out professionnel
B. Dépression majeure
C. Trouble anxieux généralisé
D. Trouble de la personnalité borderline
E. Schizophrénie résiduelle
Résolution & Correction détaillée
L'énoncé décrit de manière parfaite la triade classique du Burn-out (syndrome d'épuisement professionnel défini par Christina Maslach) :
Épuisement émotionnel et physique : traduit ici par la « fatigue extrême ».
Cynisme ou dépersonnalisation : attitude distante, froide et détachée vis-à-vis des usagers/patients (« cynisme vis-à-vis des patients »).
Diminution de l'accomplissement personnel : sentiment d'inefficacité, dévalorisation et perte d'intérêt pour son travail (« baisse de motivation »).
Ce tableau clinique survient typiquement chez les professionnels de l'aide et du soin (infirmières, médecins, enseignants) soumis à un stress chronique intense sans ressources suffisantes pour y faire face.
Réponse correcte : A
⚡
Astuce Concours
Le burn-out est spécifiquement lié au contexte professionnel. Si les symptômes débordent largement sur la sphère privée avec une perte globale du plaisir (anhédonie généralisée), des idées de culpabilité ou des pulsions suicidaires, il faut alors reclasser le trouble en épisode dépressif caractérisé (Majeur).
54. L'Hystérosalpingographie (HSG)
Concernant l'hystérosalpingographie :
A. L'exploration de l'infertilité est une indication
B. L'exploration d'avortement à répétition est une indication
C. La grossesse est une contre-indication
D. Elle peut être réalisée même en cas d'infection génitale évolutive, l'essentiel étant de respecter les principes de la prévention des infections lors de la procédure
Résolution & Correction détaillée
L'hystérosalpingographie (HSG) est un examen radiologique contrasté étudiant la cavité utérine et la perméabilité des trompes de Fallope.
VRAI Proposition A : C'est l'indication reine. Elle permet de dépister une obstruction tubaire bilatérale ou unilatérale dans le bilan d'une infertilité féminine primaire ou secondaire.
VRAI Proposition B : Elle permet d'explorer l'anatomie utérine à la recherche de malformations (utérus cloisonné, bicorne), de synéchies ou d'une béance cervico-isthmique pouvant expliquer des fausses couches (avortements) à répétition.
VRAI Proposition C : La grossesse est une contre-indication absolue en raison de l'utilisation des rayons X (tératogénicité) et du risque de fausse couche mécanique provoqué par l'injection du produit de contraste sous pression. L'examen est d'ailleurs planifié en première partie de cycle (J6 - J11) pour s'assurer de l'absence de grossesse débutante.
FAUX Proposition D : L'infection génitale haute en cours (salpingite, endométrite) est une contre-indication absolue et majeure. Réaliser une HSG dans ce contexte expose au risque gravissime de dissémination péritonéale de l'infection (péritonite, choc septique) par reflux du liquide sous pression à travers les trompes.
Réponses correctes : A, B, C
55. Prise en charge d'un avortement provoqué incomplet
La prise en charge d'un avortement provoqué incomplet hémorragique sans troubles hémodynamiques doit comporter :
A. L'administration d'un hémostatique
B. Une méthode de contraception
C. Une antibioprophylaxie
D. Un examen anatomo-pathologique des produits d'aspiration intra utérine
Résolution & Correction détaillée
FAUX Proposition A : L'hémorragie dans le cadre d'un avortement incomplet est causée par la présence de débris trophoblastiques empêchant la bonne rétraction utérine (globe de sécurité). L'hémostase définitive est obtenue par l'évacuation utérine complète (aspiration sous vide ou traitement médical). Les hémostatiques généraux (type acide tranexamique) sont inutiles et inefficaces tant que l'utérus n'est pas vide.
VRAI Proposition B : La mise en place d'une contraception post-abortive immédiate est une recommandation de premier plan de l'OMS (Soin Après Avortement - SAA) pour éviter une nouvelle grossesse non désirée à court terme.
VRAI Proposition C : En cas d'avortement provoqué (souvent à risque d'infection endo-utérine s'il a été réalisé de manière clandestine ou non stérile) et avant tout geste instrumental d'aspiration, l'antibioprophylaxie est systématique pour prévenir l'endométrite et la pelvipéritonite.
VRAI Proposition D : L'analyse histologique du matériel d'aspiration est indispensable pour : confirmer la présence de tissu trophoblastique (évacuer le diagnostic de grossesse extra-utérine) et éliminer une pathologie tumorale trophoblastique (môle hydatiforme).
Réponses correctes : B, C, D
Exemple Analogue
Lors d'une fausse couche spontanée incomplète hémorragique chez une patiente stable, le traitement de choix est l'aspiration endo-utérine sous couverture antibiotique (ex : doxycycline ou métronidazole + amoxicilline), suivie de l'envoi des débris en anatomopathologie et d'une discussion sur le projet parental ultérieur ou la contraception.
⚡
Astuce Concours
Retenez l'adage obstétrical : « Utérus vide = utérus contractile = arrêt du saignement ». Ne cochez jamais l'administration d'un hémostatique comme traitement de première intention d'une hémorragie par rétention trophoblastique ou placentaire !
56. Prise en charge d'une crise d'éclampsie
Devant une crise d'éclampsie :
A. Surveiller les constantes toutes les heures
B. Appeler à l'aide
C. L'accouchement doit avoir lieu dans les 24 heures
D. Attacher les pieds et mains de la femme pour éviter qu'elle ne tombe
Résolution & Correction détaillée
FAUX Proposition A : Pendant et immédiatement après une crise d'éclampsie (urgence vitale absolue), la surveillance des fonctions vitales (fréquence respiratoire, SpO₂, TA, conscience, réflexes ostéotendineux) doit être continue et rapprochée, et non pas "toutes les heures", ce qui est tout à fait insuffisant en phase aiguë de réanimation.
VRAI Proposition B : C'est la première étape indispensable de toute prise en charge d'une urgence médicale (obstétricien, réanimateur, pédiatre, équipe infirmière).
VRAI Proposition C : L'éclampsie est une complication majeure de la prééclampsie. Le traitement curatif de la prééclampsie/éclampsie est l'extraction fœtale. Une fois la patiente stabilisée (contrôle des convulsions par le sulfate de magnésium MgSO₄ anisotropy contrôle de l'HTA), l'accouchement doit être programmé rapidement, idéalement dans les 24 heures.
FAUX Proposition D : Lors d'une crise convulsive tonico-clonique, il ne faut jamais contenir physiquement le patient (risque de fractures, luxations ou rhabdomyolyse). Il faut la protéger des traumatismes (barrières de lit capitonnées, mise en décubitus latéral gauche dès que possible pour éviter l'inhalation).
Réponses correctes : B, C
⚡
Astuce Concours
Le traitement médical de référence pour prévenir les récidives de crises d'éclampsie est le sulfate de magnésium (MgSO₄). En cas de surdosage (disparition des réflexes rotuliens, bradypnée < 12/min), l'antidote à injecter immédiatement est le gluconate de calcium.
57. Étiologies de la dysphagie
Les étiologies de la dysphagie peuvent être :
A. Le phlegmon rétro-pharyngé
B. La hernie hiatale avec reflux gastro-œsophagien
C. La tuberculose laryngée
D. La myasthénie
Résolution & Analyse Clinique
La dysphagie est une sensation de gêne ou d'obstacle à la déglutition. Elle peut être d'origine oro-pharyngée (haute) ou œsophagienne (basse) :
VRAI Proposition A : Il s'agit d'une infection suppurée de l'espace rétro-pharyngé, causant une odynophagie (déglutition douloureuse) majeure et une dysphagie haute mécanique aiguë.
VRAI Proposition B : Le RGO chronique peut compliquer une œsophagite peptique, voire une sténose peptique cicatricielle, entraînant une dysphagie organique basse.
VRAI Proposition C : C'est une localisation rare mais classique de la tuberculose extra-pulmonaire, entraînant une laryngite chronique infiltrante avec odynophagie et dysphagie oro-pharyngée sévère.
VRAI Proposition D : Cette pathologie auto-immune de la plaque motrice neuromusculaire altère la commande des muscles pharyngés et de l'œsophage supérieur, provoquant une dysphagie fonctionnelle fluctuante (majorée à la fatigue en fin de repas).
Réponses correctes : A, B, C, D
Exemple Analogue
Devant une dysphagie, l'examen clé est l'endoscopie digestive haute (FOGD) pour éliminer en priorité un cancer de l'œsophage, suivie éventuellement d'une manométrie œsophagienne si l'on suspecte une cause motrice (comme l'achalasie ou une atteinte neurologique type myasthénie).
58. Caractéristiques de l'otite moyenne aiguë (OMA)
L'otite moyenne aiguë :
A. Est volontiers bilatérale
B. L'origine est surtout virale
C. Se manifeste par une surdité brusque
D. L'antibiothérapie est systématique
Résolution & Analyse Clinique
FAUX Proposition A : L'OMA purulente est le plus souvent unilatérale. Les formes bilatérales sont plus fréquentes chez le très jeune nourrisson (< 2 ans) et sont souvent associées à l'infection par Haemophilus influenzae (syndrome otite-conjonctivite).
FAUX Proposition B : Bien que l'épisode congestif initial de rhinopharyngite soit d'origine virale, l'OMA purulente (qui fait l'objet d'un diagnostic otoscopique et d'un traitement potentiel) est une surinfection bactérienne dans la grande majorité des cas (germes principaux : Streptococcus pneumoniae, Haemophilus influenzae, Moraxella catarrhalis).
FAUX Proposition C : L'OMA entraîne une hypoacousie de transmission progressive et modérée due à la présence de liquide purulent derrière le tympan. Le terme "surdité brusque" désigne spécifiquement une urgence otologique d'origine neurosensorielle (atteinte de l'oreille interne).
FAUX Proposition D : Selon les recommandations actuelles, l'antibiothérapie n'est plus systématique pour l'OMA congestive ou pour l'OMA purulente chez l'enfant de plus de 2 ans peu symptomatique (une simple surveillance de 48-72h sous antalgiques est préconisée). Elle reste systématique chez le nourrisson de moins de 2 ans ou en cas de forme sévère bilatérale.
Réponses correctes : Aucune proposition n'est strictement vraie
⚡
Astuce Concours
L'otite moyenne aiguë se caractérise à l'otoscopie par deux signes cardinaux indispensables au diagnostic d'épanchement : l'opacité et l'effacement des reliefs (tympan bombé). Un tympan simplement rouge mais non bombé correspond à une otite congestive (souvent virale, pas d'antibiotiques !).
59. Signes de suspicion du cancer du sein
Le cancer du sein peut être suspecté devant :
A. Un nodule indolore du sein
B. Un nodule douloureux du sein
C. Un écoulement mamelonnaire
D. Une adénopathie axillaire
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition A : C'est le maître symptôme du cancer du sein. Un nodule de consistance dure, aux contours irréguliers, non mobile par rapport aux plans adjacents et indolore est hautement suspect de malignité.
FAUX Proposition B : Bien qu'un cancer du sein puisse parfois être douloureux (notamment les formes inflammatoires), la présence de douleur est généralement plutôt évocatrice d'une lésion bénigne (kyste sous tension, mastopathie bénigne, abcès). Dans le cadre d'un QCM de sémiologie classique, on retient le caractère indolore comme suspect de cancer.
VRAI Proposition C : Surtout s'il est unilatéral, unipore, spontané, hématique (sanglant) ou séro-sanglant. Il peut révéler un carcinome canalaire in situ ou un papillome intracanalaire.
VRAI Proposition D : La présence d'un ganglion dur, fixé dans le creux axillaire homolatéral est un signe d'extension lymphatique suspect d'un cancer du sein sous-jacent.
Réponses correctes : A, C, D
60. Mesures de lutte contre le cancer du sein
La lutte contre le cancer du sein :
A. Indique la réalisation de la mammographie devant tout nodule mammaire à tout âge
B. Peut nécessiter un test oncogénétique
C. Nécessite la lutte contre l'obésité
D. Encourage l'autoexamen des seins
Résolution & Correction détaillée
FAUX Proposition A : Chez la femme jeune (moins de 30 ans), les seins sont denses (radio-opaques) ce qui rend la mammographie peu performante et expose inutilement la glande mammaire jeune aux radiations. L'examen de première intention est l'échographie mammaire.
VRAI Proposition B : Indiqué en cas de forte suspicion de forme héritée (recherche des mutations des gènes BRCA1 et BRCA2) devant des antécédents familiaux multiples de cancers du sein ou de l'ovaire, ou un cancer du sein très précoce.
VRAI Proposition C : L'obésité est un facteur de risque majeur et évitable de cancer du sein en post-ménopause, en raison de la production accrue d'œstrogènes par aromatisation périphérique des androgènes dans le tissu adipeux.
VRAI Proposition D : L'auto-palpation et la surveillance régulière par la patiente elle-même (breast awareness) sont des outils complémentaires d'éducation thérapeutique encouragés pour détecter de manière précoce toute modification mammaire.
Réponses correctes : B, C, D
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61. Signes cliniques de l'améloblastome
Dans l'améloblastome, on peut retrouver les signes cliniques suivants :
A. Une tumeur osseuse rénitente, douloureuse
B. Des dents en lingo-version dans le secteur tumoral
C. Un état général altéré
D. Un signe de Vincent
E. Des adénopathies cervicales fixées
Résolution & Analyse Clinique
L'améloblastome est une tumeur odontogène bénigne mais à agressivité locale marquée, se développant principalement au niveau de la mandibule postérieure :
FAUX Proposition A : Si l'améloblastome est effectivement une tuméfaction osseuse qui peut être rénitente en cas de soufflure importante des corticales, elle est typiquement indolore d'évolution très lente.
VRAI Proposition B : La croissance tumorale lente entraîne des déplacements dentaires progressifs (malpositions, mobilités dentaires, rhizalyse).
FAUX Proposition C : C'est une tumeur strictement bénigne sur le plan histologique ; il n'y a donc aucun retentissement systémique ni altération de l'état général (AEG).
FAUX Proposition D : Le signe de Vincent (anesthésie ou hypoesthésie dans le territoire du nerf alvéolaire inférieur, lèvre inférieure) est un signe d'envahissement nerveux tumoral, caractéristique des processus malins. Il est absent dans l'améloblastome bénigne.
FAUX Proposition E : L'améloblastome ne métastase pas par voie lymphatique. Des adénopathies cervicales fixées sont le propre des cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS).
Réponse correcte : B
62. Myélopathie cervicarthrosique
La myélopathie cervicarthrosique :
A. Est une pathologie dégénérative
B. Peut être héréditaire
C. Peut être responsable d'une tétraparésie d'installation progressive
D. Peut être décompensée suite à un traumatisme
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition A : La myélopathie cervicarthrosique (MCA) est la conséquence directe de l'arthrose cervicale. Le processus dégénératif (ostéophytes ou "becs de perroquet", hypertrophie du ligament jaune, saillie discale) entraîne un rétrécissement progressif du canal rachidien cervical, comprimant la moelle épinière.
FAUX Proposition B : Il s'agit d'une affection acquise liée au vieillissement et à la dégénérescence mécanique de la colonne cervicale. Bien qu'un canal cervical constitutionnellement étroit puisse favoriser sa survenue, la pathologie elle-même n'est pas considérée comme héréditaire.
VRAI Proposition C : La compression médullaire cervicale chronique lèse les cordons postérieurs et les voies corticospinales (syndrome pyramidal). Cela se traduit cliniquement par un syndrome de compression médullaire avec une tétraparésie ou tétraplégie d'installation lente et progressive, marquée par des troubles de la marche (marche spastique) et une maladresse des mains.
VRAI Proposition D : C'est un piège classique de garde ! Un traumatisme cervical minime (ex : un coup du lapin ou "whiplash" en hyperextension) sur un canal cervical déjà sévèrement rétréci par l'arthrose peut provoquer une décompensation neurologique aiguë dramatique (syndrome de contusion centromédullaire).
Réponses correctes : A, C, D
⚡
Astuce Concours
Devant tout traumatisé cervical âgé présentant des paresthésies des quatre membres ou un déficit moteur au stade aigu, pensez immédiatement à une décompensation de canal cervical étroit préexistant. L'IRM cervicale est l'examen de choix en urgence pour évaluer le signal médullaire (recherche d'un hypersignal T2 intramédullaire témoignant d'une souffrance ou d'une contusion).
63. Complications à long terme des traumatismes crâniens
L'évolution à long terme de lésions crânio-encéphaliques traumatiques peut se traduire par la survenue de la (les) complication(s) suivante(s) :
A. Un hématome sous-dural subaigu
B. Une épilepsie généralisée
C. Une hydrocéphalie
D. Une atrophie cérébrale
Résolution & Correction détaillée
FAUX Proposition A : L'hématome sous-dural subaigu se développe dans un intervalle de 3 à 21 jours après le traumatisme. À long terme, on parle d'hématome sous-dural chronique (survenant typiquement après 3 semaines, fréquent chez le sujet âgé ou alcoolique).
VRAI Proposition B : L'épilepsie post-traumatique est une complication classique et tardive. Elle est liée à la constitution de cicatrices méningo-corticales épileptogènes. Elle peut se manifester sous forme de crises focales ou secondairement généralisées.
VRAI Proposition C : Une hydrocéphalie post-traumatique (souvent à pression normale) peut se développer à distance du traumatisme crânien, souvent favorisée par une hémorragie sous-arachnoïdienne associée qui obstrue les villosités arachnoïdiennes de Pacchioni (défaut de résorption du LCS).
VRAI Proposition D : L'atrophie cérébrale (focale ou diffuse) est une séquelle majeure à la fois à long terme, secondaire à la perte neuronale directe et aux lésions axonales diffuses (LAD) subies lors de l'impact.
Réponses correctes : B, C, D
Exemple Analogue
Un patient de 45 ans victime d'un traumatisme crânien grave il y a un an consulte pour des troubles cognitifs progressifs et des troubles de la marche. L'imagerie retrouve une dilatation quadriventriculaire disproportionnée par rapport aux sillons corticaux. Il s'agit d'une hydrocéphalie active post-traumatique, à distinguer d'une simple dilatation ventriculaire passive par atrophie cérébrale globale (dite hydrocéphalie ex-vacuo).
64. Diagnostic de l'hydrocéphalie chez le nourrisson
Les signes suivants peuvent faire évoquer le diagnostic d'une hydrocéphalie chez un nourrisson :
A. Un regard en coucher de soleil
B. Une hémiplégie congénitale
C. Une macrocrânie congénitale
D. Un retard du développement psychomoteur
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition A : Le regard en coucher de soleil (déviation permanente des globes oculaires vers le bas laissant apparaître la sclérotique supérieure) est un signe pathognomonique d'hypertension intracrânienne (HTIC) sévère chez le nourrisson par compression du tectum mésencéphalique.
FAUX Proposition B : L'hémiplégie congénitale oriente vers une lésion cérébrale focale unilatérale (ex : AVC ischémique pérnatal ou malformation cérébrale localisée), et non vers une hydrocéphalie qui donne plutôt un tableau bilatéral et diffus (syndrome pyramidal bilatéral).
VRAI Proposition C : La macrocrânie (augmentation du périmètre crânien au-dessus du 97ème percentile ou +2 Déviations Standards) est le maître-signe clinique de l'hydrocéphalie chez le nourrisson dont les sutures crâniennes ne sont pas encore soudées. Elle peut être présente dès la naissance (congénitale) en cas d'hydrocéphalie prénatale (ex : sténose de l'aqueduc de Sylvius).
VRAI Proposition D : La compression prolongée du parenchyme cérébral par la dilatation ventriculaire entraîne inévitablement une souffrance neuronale se manifestant par un retard des acquisitions psychomotrices (tenue de tête tardive, retard de la station assise, hypotonie axiale).
Réponses correctes : A, C, D
65. Objectifs du Développement Professionnel Continu (DPC)
Le développement continu des professionnels (DPC) a pour objectifs :
A. La prise en compte des priorités de santé publique dans son exercice professionnel
B. L'évaluation des pratiques professionnelles
C. Le perfectionnement des connaissances
D. L'amélioration de la qualité et de la sécurité des soins
E. La prise en compte de la maîtrise médicalisée des dépenses de santé dans son exercice professionnel
Résolution & Correction détaillée
Selon l'article L. 4021-1 du Code de la santé publique français, le Développement Professionnel Continu (DPC) est une obligation triennale pour tous les professionnels de santé. Ses objectifs légaux intègrent parfaitement l'ensemble des items proposés :
VRAI Propositions A, B, C, D : Constituent le cœur de la définition historique du DPC : associer l'acquisition/perfectionnement de connaissances (formation continue) et l'évaluation de ses propres pratiques professionnelles (EPP) dans une démarche constante d'amélioration de la qualité et de la sécurité des soins tout en s'inscrivant dans les politiques et priorités nationales de santé publique.
VRAI Proposition E : La maîtrise médicalisée des dépenses de santé (bon usage des soins, prescription hors liste, pertinence des actes d'imagerie et de biologie) fait pleinement partie des compétences promues par le DPC afin de garantir la viabilité de notre système de santé solidaire.
Réponses correctes : A, B, C, D, E (Toutes les propositions)
66. Épidémiologie des maladies infectieuses
Concernant l'épidémiologie des maladies infectieuses, quelles sont les propositions exactes ?
A. La fièvre jaune est une maladie infectieuse endémique en Afrique
B. Le réservoir d'une maladie transmissible correspond à l'endroit où passe le pathogène pour aller d'un hôte à l'autre
C. Une épidémie correspond à une fréquence de cas de malades anormalement élevée dans une période de temps limitée et un espace illimité
D. Un hôte correspond à un individu caractérisé par sa réceptivité vis-à-vis d'un pathogène ou un comportement à risque
E. Un vecteur correspond à un support animé ou inanimé qui transporte l'agent pathogène
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition A : La fièvre jaune est une arbovirose endémique dans les zones tropicales d'Afrique et d'Amérique du Sud. Elle est transmise par des moustiques du genre Aedes ou Haemagogus.
FAUX Proposition B : C'est une confusion de définition. Le réservoir d'un agent infectieux est le milieu (humain, animal, environnemental comme l'eau ou le sol) où le pathogène vit, se multiplie et persiste de façon habituelle. L'endroit par lequel il chemine d'un hôte à l'autre est la voie de transmission ou le vecteur.
FAUX Proposition C : Une épidémie est l'augmentation inhabituelle du nombre de cas d'une maladie dans une période de temps limitée ET un espace délimité / limité (population ou zone géographique spécifique). Si l'espace devient illimité (propagation mondiale), on parle alors de pandémie.
VRAI Proposition D : En épidémiologie, l'hôte est l'organisme réceptif (sensible) susceptible d'héberger le pathogène. Ses caractéristiques génétiques, immunitaires ou ses comportements (exposition, hygiène, conduites sexuelles) déterminent le risque de contracter l'infection.
FAUX Proposition E : Attention à la rigueur des définitions ! Un vecteur est obligatoirement un organisme animé (généralement un arthropode hématophage, tel qu'un moustique, une tique ou une puce) qui assure la transmission active du pathogène d'un hôte à un autre. Un support inanimé (eau, aliments, seringues, poignées de portes) est appelé un véhicule ou un fomite (transmission passive indirecte).
Réponses correctes : A, D
⚡
Astuce Concours
Ne confondez jamais Vecteur (toujours vivant / animé, ex : l'anophèle pour le paludisme) et Véhicule / Fomite (support inerte / inanimé, ex : l'eau souillée pour le choléra). Cette distinction est extrêmement rentable en QCM de santé publique !
67. Bactéries responsables de tableaux entéro-toxiniques
Quelles sont les bactéries responsables d'un tableau entéro-toxinique ?
A. Salmonelles
B. Ciguatera
C. Escherichia coli entéropathogènes
D. Bacillus cereus
E. Staphylococcus aureus
Résolution & Correction détaillée
Rappel clinique fondamental : Un syndrome entéro-toxinique est caractérisé par une diarrhée aqueuse (sécrétoire, de type "eau de riz" ou cholériforme), abondante, sans fièvre, sans glaire ni sang, souvent accompagnée de vomissements rapides après ingestion d'une toxine préformée ou produite in vivo dans la lumière intestinale, sans destruction de la muqueuse.
FAUX Proposition A (Salmonelles) : Les salmonelles non typhiques provoquent typiquement un syndrome gastro-entéritique invasif (lésions directes de la barrière intestinale avec fièvre élevée, douleurs abdominales sévères, et selles glairo-sanglantes).
FAUX Proposition B (Ciguatera) : La Ciguatera n'est absolument pas une bactérie ! C'est une intoxication par une toxine d'origine marine (ciguatoxine) produite par un dinoflagellé (microalgue) se concentrant le long de la chaîne alimentaire dans la chair des poissons prédateurs des récifs coralliens[.
FAUX Proposition C (Escherichia coli entéropathogènes - ECEP) : Les ECEP entraînent des diarrhées par un mécanisme d'attachement-effacement (altération mécanique des microvillosités des entérocytes), principalement chez le nourrisson[cite: 5]. Ce sont les Escherichia coli entéro-toxinogènes (ECET, agents de la "turista") qui provoquent un véritable tableau entéro-toxinique via leurs toxines LT (thermolabile) et ST (thermostable).
VRAI Proposition D (Bacillus cereus) : Cette bactérie sporulée produit deux types d'entérotoxines responsables de TIAC (Toxi-Infection Alimentaire Collective) : une toxine thermostable préformée (syndrome émétisant similaire à celui du staphylocoque) et une toxine thermolabile produite in vivo (syndrome diarrhéique de type sécrétoire).
VRAI Proposition E (Staphylococcus aureus) : Le staphylocoque doré produit des entérotoxines préformées très résistantes à la chaleur dans les aliments (produits laitiers, crèmes, charcuterie). L'ingestion provoque une TIAC foudroyante (début 1h à 6h après le repas) associant vomissements incoercibles répétés, crampes abdominales et diarrhée sécrétoire, classiquement sans fièvre.
Réponses correctes : D, E
Tableau de Synthèse des TIAC classiques :
Bactérie
Incubation
Mécanisme principal
Signes cliniques majeurs
S. aureus
Ultra-courte (1-6 h)
Toxine préformée
Vomissements incoercibles, apyrexie
B. cereus
1-6 h (émétique) ou 8-16 h (diarrhéique)
Toxines thermostable/thermolabile
Nausées, vomissements ou diarrhées aqueuses
Salmonella enterica
12-36 h
Invasif direct
Forte fièvre, douleurs, selles sanglantes
68. Diagnostic différentiel d'une crise épileptique
Devant une crise épileptique, il faut éliminer :
A. Une migraine avec aura
B. Une épilepsie post-traumatique
C. Une syncope
D. Une cause vasculaire
E. Un processus expansif intracrânien
Résolution & Analyse Clinique
Pour répondre correctement à cette question, il faut distinguer le diagnostic différentiel (ce qui ressemble à une crise d'épislepsie mais n'en est pas une) du diagnostic étiologique (la cause de la crise d'épilepsie). L'énoncé demande ce qu'il faut éliminer devant une suspicion de crise épileptique, c'est-à-dire les principaux diagnostics différentiels :
VRAI Proposition A : C'est un diagnostic différentiel classique. Les symptômes visuels, sensitifs ou aphasiques de l'aura migraineuse peuvent mimer des manifestations d'une crise épileptique partielle (focale). La distinction se fait sur la cinétique d'apparition (marche migraineuse progressive vs marche jacksonienne très rapide en quelques secondes).
FAUX Proposition B : Il s'agit d'une cause (étiologie) d'épilepsie secondaire et non d'un diagnostic différentiel à éliminer.
VRAI Proposition C : C'est le principal diagnostic différentiel des crises généralisées tonico-cloniques. Une syncope (surtout convulsive) peut s'accompagner de quelques secousses musculaires brèves, rendant la distinction difficile. L'absence de confusion post-critique prolongée (stertor) oriente vers la syncope.
FAUX Proposition D : C'est une étiologie possible d'une crise épileptique symptomatique aiguë (ex : AVC).
FAUX Proposition E : C'est également une étiologie lésionnelle à rechercher (par imagerie), et non un diagnostic différentiel du symptôme de crise.
Réponses correctes : A, C
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Astuce Concours
Pour différencier à coup sûr une syncope convulsive d'une crise d'épilepsie généralisée tonico-clonique dans un cas clinique :
• Syncope convulsive : Début progressif (lipothymie), durée très brève (< 15 secondes), reprise de conscience immédiate sans confusion, pâleur extrême.
• Crise tonico-clonique : Début brutal, durée de 1 à 2 minutes, phase stertoreuse (somnolence, confusion post-critique), morsure du bord latéral de la langue.
69. Syndrome pyramidal de survenue brutale
Au cours d'un syndrome pyramidal de survenue brutale, il existe :
A. Une hémiplégie avec abolition des réflexes ostéotendineux
B. Une hémiplégie avec vivacité des réflexes ostéotendineux
C. Une hémiplégie avec une hypotonie musculaire
D. Une hémiplégie avec une hypotonie extrapyramidale
E. Une hémiplégie avec une hypertonie musculaire
Résolution & Analyse Clinique
Le piège classique de cette question repose sur la notion de survenue brutale (par exemple, lors d'un accident vasculaire cérébral aigu entraînant un syndrome pyramidal d'installation rapide). L'évolution d'un syndrome pyramidal se fait en deux phases distinctes :
Phase aiguë ou de "choc pyramidal" (brutale) : Caractérisée par une paralysie flasque. On observe une hypotonie musculaire (le membre est mou), une diminution ou une abolition des réflexes ostéotendineux (ROT). Le signe de Babinski est toutefois présent dès cette phase.
Phase chronique ou spastique (tardive) : Caractérisée par une paralysie spastique. On observe une hypertonie musculaire spastique (élastique), une vivacité des ROT (réflexes vifs, diffusés, polycinétiques).
Puisque l'énoncé précise "de survenue brutale", nous sommes en phase initiale de choc pyramidal (flasque).
VRAI Proposition A : Typique de la phase flasque initiale.
FAUX Proposition B : C'est la présentation de la phase chronique.
VRAI Proposition C : Caractérise la paralysie flasque initiale.
FAUX Proposition D : Le syndrome extrapyramidal donne typiquement une hypertonie plastique (en tuyau de plomb), sans rapport avec l'atteinte pyramidale.
FAUX Proposition E : L'hypertonie (spasticité) n'apparaît qu'au bout de quelques semaines.
Réponses correctes : A, C
70. Signes tomodensitométriques (TDM) de l'AVC ischémique
Au cours de l'accident vasculaire cérébral ischémique on observe (à la TDM) :
A. Une hyperdensité spontanée d'un territoire artériel
B. Une hyperdensité spontanée des leptoméninges
C. Une hyperdensité spontanée de l'artère occluse
D. Une hypodensité intraventriculaire
E. Une hypodensité d'un territoire artériel
Résolution & Analyse Clinique
Le scanner cérébral sans injection de produit de contraste (TDM) est l'examen d'imagerie de première intention en urgence devant un déficit neurologique focal pour éliminer une hémorragie et rechercher des signes d'ischémie :
FAUX Proposition A : C'est la signature d'un AVC hémorragique (le sang frais apparaît blanc/hyperdense).
FAUX Proposition B : C'est le signe d'une hémorragie sous-arachnoïdienne (méningée).
VRAI Proposition C : C'est un signe précoce très important (connu sous le nom de "signe de la cérébrale moyenne hyperdense" ou "signe du thrombus"). Le caillot présent dans le vaisseau apparaît spontanément hyperdense.
FAUX Proposition D : Non retrouvé dans l'ischémie artérielle classique.
VRAI Proposition E : C'est le signe scannographique classique et tardif de l'AVC ischémique (l'œdème puis la nécrose du parenchyme cérébral se traduisent par une plage noire/hypodense systématisée à un territoire artériel).
Réponses correctes : C, E
Exemple Analogue
Au scanner cérébral sans injection :
• Ischémie constituée : Hypodensité (sombre, car œdème d'eau accumulée).
• Hémorragie aiguë : Hyperdensité (blanc brillant, car forte concentration en hémoglobine/fer).
Dossier Clinique Progressif 1
Mr OA, un homme de 52 ans, fonctionnaire, consulte pour céphalées, fièvre et vomissements évoluant depuis 3 jours. Il rapporte une fièvre élevée et continue, associée à des myalgies, des arthralgies diffuses et une asthénie importante. La prise de paracétamol ne lui apporte qu'un soulagement partiel.
Mr OA n'a pas d'antécédent personnel particulier. Il affirme pratiquer en moyenne 50 minutes d'activité physique d'intensité modérée par jour.
71. Comment caractérisez-vous la fièvre de Mr OA ?
A. Fièvre subaiguë
B. Fièvre rémittente
C. Fièvre aiguë
D. Fièvre intermittente
Résolution & Analyse Clinique
La caractérisation d'une fièvre repose d'abord sur sa durée d'évolution :
VRAI Proposition C : Définie par une durée d'évolution de moins de 5 à 14 jours (ici 3 jours). Elle oriente vers des infections communautaires aiguës banales ou graves (méningites, pneumonies, grippe, leptospirose, etc.).
FAUX Proposition A : Évoluant généralement au-delà de 2 à 3 semaines.
FAUX Propositions B et D : Ces termes désignent les fluctuations quotidiennes de la courbe thermique (accès de fièvre espacés de périodes d'apyrexie), ce qui ne correspond pas à l'énoncé qui décrit une fièvre "continue".
Réponse correcte : C
72. Quels autres signes recherchez-vous à l'examen clinique pour poser le diagnostic ?
A. Signe d'hémorragie
B. Syndrome méningé
C. Ictère
D. Polyurie
Résolution & Analyse Clinique
Le tableau clinique de Mr OA présente une triade sémiologique hautement suspecte : Céphalées + Fièvre + Vomissements. Cette triade est évocatrice en premier lieu d'un syndrome méningé aigu (méningite ou méno-encéphalite), qui constitue une urgence diagnostique et thérépeutique absolue. De plus, l'association à des myalgies intenses, des arthralgies et une fièvre élevée continue doit faire évoquer certaines pathologies infectieuses systémiques spécifiques comme la leptospirose (fréquente chez les sujets actifs, professionnels ou de loisir en milieu humide). Pour orienter le diagnostic, l'examen clinique doit systématiquement rechercher :
VRAI Proposition B : Recherche indispensable d'une raideur de nuque, du signe de Kernig et du signe de Brudzinski pour confirmer la suspicion de méningite.
VRAI Proposition A : À la recherche d'un purpura fulminans (urgence extrême en cas de méningite à méningocoque) ou de suffusions conjonctivales / d'autres signes hémorragiques typiques de la leptospirose ictéro-hémorragique.
VRAI Proposition C : Signe majeur à rechercher, orientant fortement vers la forme grave de la leptospirose (maladie de Weil associant insuffisance rénale, ictère flamboyant et syndrome hémorragique).
FAUX Proposition D : Non pertinent. Au contraire, en cas de sepsis ou de leptospirose compliquée d'insuffisance rénale aiguë, on craindra plutôt une oligo-anurie.
Réponses correctes : A, B, C
⚡
Rappel Clinique d'Élite
Devant tout patient présentant le trépied "Fièvre + Céphalées + Vomissements" :
1. Le premier réflexe est de chercher une raideur de nuque.
2. Le second réflexe est de déshabiller entièrement le patient à la recherche d'un purpura. Tout élément purpurique de plus de 3 mm dans ce contexte impose l'injection immédiate de Ceftriaxone (parfois avant même la réalisation de la ponction lombaire s'il y a des critères de gravité).
73. Examens paracliniques de première intention
Un homme de 52 ans (Mr OA) présente un syndrome fébrile aigu (température = 38,9 °C) évoluant depuis 3 jours, associé à des céphalées, des vomissements, des myalgies, des arthralgies diffuses et une asthénie importante. Quels examens paracliniques de première intention demandez-vous devant ce tableau clinique ?
A. Test de diagnostic rapide du paludisme
B. Sérologie de l'hépatite virale B
C. Hémogramme
D. Sérologie de la dengue
Résolution & Correction détaillée
Devant un syndrome fébrile aigu associé à un syndrome algique diffus (céphalées, myalgies, arthralgies) en médecine générale ou d'urgence (particulièrement en zone d'endémie ou au retour de voyage), la démarche diagnostique doit éliminer en priorité les urgences thérapeutiques et épidémiologiques :
VRAI Proposition A : Indispensable en première intention devant toute fièvre aiguë inexpliquée (ou au retour d'une zone d'endémie) pour éliminer un accès palustre, qui constitue une urgence vitale.
FAUX Proposition B : Non indiquée en première intention devant un tableau de fièvre aiguë isolée sans point d'appel hépatique évident (pas d'ictère, pas d'hépatomégalie, pas de cytolyse connue).
VRAI Proposition C : Examen biologique de routine indispensable. Il permet d'orienter l'étiologie (leucopénie, thrombocytopénie évocatrices d'une virose comme la dengue, ou hyperleucocytose en faveur d'une infection bactérienne) et de rechercher un retentissement (anémie, thrombopénie sévère).
VRAI Proposition D : Très fortement suspectée devant le tableau clinique associant fièvre, céphalées, myalgies et arthralgies importantes (syndrome "frissonnant" ou "courbatures" typique de la dengue ou "fièvre rouge"). Note clinique : selon le jour de début des symptômes (J3 ici), la recherche de l'antigène NS1 ou une RT-PCR est souvent préférée en phase aiguë précoce, mais la recherche sérologique fait partie intégrante du bilan de première ligne suspecté.
Réponses correctes : A, C, D
Exemple Analogue
Un patient se présente aux urgences avec une fièvre à 39 °C, des courbatures extrêmes et des céphalées rétro-orbitaires depuis 48 heures au retour des Antilles. Le bilan de base comportera systématiquement un frottis-goutte épaisse (ou TDR paludisme) pour éliminer le paludisme, un hémogramme (recherche de thrombopénie/leucopénie) et un bilan virologique de la dengue (Ag NS1/PCR/Sérologie).
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Astuce Concours
Devant toute fièvre aiguë au retour des tropiques ou en zone tropicale : Le paludisme est un diagnostic d'élimination d'urgence absolue ! Tout retard de prise en charge d'un accès pernicieux peut être fatal. Le TDR ou la goutte épaisse est l'examen prioritaire numéro 1.
74. Facteurs de risque cardiovasculaire
Un mois plus tard, Mr OA est asymptomatique. Examen physique : Température = 37,2 °C, TA = 120/70 mmHg, Pouls = 76 bpm, FR = 16 cycles/min, Poids = 86 kg, IMC = 30,5 kg/m². Il pratique 50 minutes d'activité physique modérée par jour. Quel(s) est(sont) le(s) facteur(s) de risque cardiovasculaire présent(s) chez ce patient ?
A. Inactivité physique
B. Obésité
C. Âge du patient
D. Sédentarité
Résolution & Correction détaillée
Analysons les facteurs de risque cardiovasculaire (FDRCV) cardinaux selon les recommandations cliniques :
FAUX Propositions A et D : L'énoncé indique clairement que le patient pratique en moyenne 50 minutes d'activité physique d'intensité modérée par jour. Cela dépasse largement les recommandations internationales de l'OMS (qui préconisent au minimum 150 à 300 minutes par semaine, soit environ 20 à 30 minutes par jour). Le patient n'est donc ni inactif physiquement, ni sédentaire.
VRAI Proposition B : L'Indice de Masse Corporelle (IMC) de Mr OA est de 30,5 kg/m². Par définition, un IMC supérieur ou égal à 30 kg/m² caractérise une obésité de classe I (modérée), qui est un facteur de risque cardiovasculaire majeur et indépendant.
VRAI Proposition C : Mr OA est un homme âgé de 52 ans. Chez l'homme, l'âge devient un facteur de risque cardiovasculaire cardinal lorsqu'il est supérieur ou égal à 50 ans (pour les femmes, le seuil est de 60 ans ou après la ménopause).
Réponses correctes : B, C
Rappel des seuils d'IMC :
18,5 à 24,9 kg/m² : Corpulence normale
25 à 29,9 kg/m² : Surpoids
≥ 30 kg/m² : Obésité (Classe I : 30-34,9 ; Classe II : 35-39,9 ; Classe III : ≥ 40)
75. Paramètres anthropométriques d'évaluation de la masse grasse
Quel(s) autre(s) paramètre(s) anthropométrique(s) pourrait-on mesurer pour évaluer la masse grasse chez ce patient ?
A. Circonférence du mollet
B. Épaisseur du pli cutané tricipital
C. Tour de taille
D. Circonférence du bras
Résolution & Correction détaillée
Pour évaluer la répartition et la quantité de tissu adipeux (masse grasse) en clinique en dehors de l'IMC :
FAUX Proposition A : Utilisée principalement en gériatrie pour dépister la dénutrition ou la sarcopénie (perte de masse musculaire), et non pour évaluer l'obésité ou la masse grasse.
VRAI Proposition B : La mesure des plis cutanés (à l'aide d'une pince de Harpenden) permet d'estimer directement l'épaisseur du tissu adipeux sous-cutané. Le pli tricipital est la référence standard pour l'évaluation de la masse grasse périphérique.
VRAI Proposition C : C'est le paramètre anthropométrique le plus simple et le plus puissant pour évaluer l'adiposité viscérale (abdominale). Un tour de taille supérieur à 94 cm chez l'homme (ou 102 cm selon d'autres critères comme le NCEP-ATP III) caractérise une obésité de type androïde, fortement corrélée au risque cardiovasculaire et au syndrome métabolique.
FAUX Proposition D : Reflète principalement la masse musculaire squelettique globale (utilisée également dans l'évaluation nutritionnelle de la dénutrition chez l'enfant et le sujet âgé) plutôt que la masse grasse spécifique de l'obèse.
Réponses correctes : B, C
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Astuce Concours
Le tour de taille évalue la graisse viscérale (métaboliquement active et délétère), tandis que la méthode des plis cutanés (tricipital, bicipital, sous-scapulaire, supra-iliaque) évalue la graisse sous-cutanée. Ce sont les deux outils anthropométriques cliniques de choix.
76. Indications de dépistage systématique
Le tableau clinique actuel de Mr OA (patient de 52 ans, obèse avec un IMC à 30,5 kg/m²) constitue une indication pour rechercher :
A. Une dyslipidémie
B. Un diabète sucré
C. Une hyperuricémie
D. Des anomalies électrocardiographiques
Résolution & Correction détaillée
La présence d'une obésité (IMC ≥ 30 kg/m²) chez un homme de plus de 50 ans impose la recherche des complications métaboliques et cardiovasculaires silencieuses :
VRAI Proposition A : Indication systématique d'un bilan lipidique à jeun (EAL : Exploration d'une Anomalie Lipidique comprenant Cholestérol Total, HDL, LDL et Triglycérides) chez tout patient présentant un facteur de risque cardiovasculaire comme l'obésité ou l'âge.
VRAI Proposition B : Le dépistage du diabète de type 2 par la mesure de la glycémie à jeun (ou HbA1c) est recommandé de manière systématique chez tout adulte de plus de 45 ans présentant un surpoids ou une obésité.
FAUX Proposition C : Bien que l'obésité soit corrélée à l'hyperuricémie, il n'y a pas de recommandation de dépistage systématique de l'acide urique chez un patient obèse totalement asymptomatique sur le plan articulaire à ce stade.
FAUX Proposition D : Un ECG de repos n'est pas systématiquement recommandé pour la simple découverte d'une obésité modérée isolée sans hypertension artérielle, sans diabète avéré et sans symptôme cardiovasculaire (pas de douleur thoracique, pas de dyspnée).
Réponses correctes : A, B
77. Hypothèses diagnostiques devant une monoarthrite aiguë du genou
Un an plus tard, Mr OA consulte en urgence pour une douleur brutale du genou gauche survenue pendant la nuit, après avoir participé aux festivités d'un mariage la veille. L'examen montre un genou inflammatoire chaud et tuméfié, sans fièvre. Quelles sont vos hypothèses diagnostiques ?
A. Une arthrite septique
B. Une crise aiguë de goutte
C. Une poussée aiguë d'arthrose
D. Une arthrite microcristalline
Résolution & Correction détaillée
Le tableau clinique est celui d'une monoarthrite aiguë du genou gauche (genou inflammatoire, d'installation brutale, à début nocturne) faisant suite à un excès alimentaire et alcoolique potentiel (festivités d'un mariage) chez un homme d'âge mûr, en surpoids/obèse :
VRAI Proposition A : Règle d'or absolue en rhumatologie : toute monoarthrite aiguë est une arthrite septique jusqu'à preuve du contraire ! Même en l'absence de fièvre (l'apyrexie est présente dans près de 30% à 50% des arthrites septiques), l'arthrite septique est une urgence médico-chirurgicale absolue qui doit être systématiquement évoquée et éliminée par une ponction articulaire immédiate.
VRAI Propositions B et D : C'est l'hypothèse diagnostique principale. La goutte est une arthrite microcristalline induite par des cristaux d'urate de sodium. Le profil du patient (homme de 53 ans, obèse), le facteur déclenchant classique (repas copieux d'un mariage, alcool) et le début brutal hyperalgiant de nuit signent la crise de goutte typique.
FAUX Proposition C : Bien qu'une arthrose du genou (gonarthrose) soit fréquente chez un patient obèse, la poussée d'arthrose se manifeste généralement par un épanchement mécanique moins brutal, moins inflammatoire et n'explique pas ce tableau de monoarthrite aiguë hyperalgique de survenue brutale nocturne typique d'un processus microcristallin ou infectieux.
Réponses correctes : A, B, D
Exemple Analogue
Un homme de 60 ans est réveillé à 3h du matin par une douleur intolérable du gros orteil (première métatarso-phalangienne) ou du genou après un dîner bien arrosé. L'articulation est rouge, chaude et gonflée. Le diagnostic évident est une crise de goutte (arthrite microcristalline), mais si l'atteinte concerne une grosse articulation comme le genou, le médecin réalisera systématiquement une ponction de liquide synovial pour éliminer formellement une arthrite septique en analysant la formule cellulaire et en réalisant une culture bactériologique.
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Astuce Concours
À l'examen clinique ou au concours, ne vous faites pas piéger par la mention "sans fièvre". Une arthrite septique peut tout à fait être apyrétique. La ponction articulaire avec analyse du liquide est l'examen clé indispensable devant toute monoarthrite aiguë pour différencier l'arthrite septique (liquide purulent, germe au direct/culture) de l'arthrite microcristalline (présence de cristaux d'urate de sodium ou de pyrophosphate de calcium).
78. Prise en charge thérapeutique d'une arthrite aiguë fébrile en milieu isolé
Énoncé / Reprise de l'exercice : Votre formation sanitaire n'est pas en mesure de réaliser des examens cytobactériologiques et chimiques du liquide articulaire ni d'imagerie médicale.
Parmi les médicaments suivants, le ou lesquels prescrivez-vous à Mr OA ?
A. Colchicine
B. Ceftriaxone
C. Allopurinol
D. Amoxicilline/acide clavulanique
Résolution & Correction détaillée
Pour répondre avec certitude à cette question, il convient d'analyser la situation clinique globale de Mr OA en appliquant les règles fondamentales de l'infectiologie et de la rhumatologie d'urgence :
Le dogme médical face à une arthrite aiguë fébrile :
Chez un patient présentant une atteinte articulaire aiguë associée à un syndrome fébrile majeur (T° = 38,9 °C), la règle d'or est la suivante : toute arthrite aiguë fébrile est une arthrite septique jusqu'à preuve du contraire. L'arthrite septique est une urgence médicale absolue engageant le pronostic fonctionnel de l'articulation (destruction cartilagineuse rapide) et le pronostic vital (risque de choc septique)
L'impact de la limitation du plateau technique :
L'énoncé stipule que votre structure de soins ne peut pas analyser le liquide synovial (ponction articulaire impossible ou non analysable) ni réaliser d'imagerie. En l'absence de certitude diagnostique et face à l'impossibilité d'éliminer formellement une infection bactérienne intra-articulaire, vous devez traiter empiriquement pour une arthrite septique. L'astention thérapeutique ou l'attente est proscrite.
Choix de l'antibiothérapie probabiliste :
L'antibiothérapie doit être parentérale, bactéricide, à large spectre, et présenter une excellente diffusion osseuse et articulaire :
VRAI Proposition B (Ceftriaxone) : C'est une céphalosporine de 3ème génération (C3G) injectable. Elle possède un spectre d'action très large (couvrant les streptocoques, les bacilles Gram négatif et le méningocoque évoqué devant la triade céphalées/fièvre/vomissements) et une excellente pnétration dans le liquide synovial. C'est le choix de première intention par excellence dans ce contexte d'urgence en structure de soins isolée[.
FAUX Proposition D (Amoxicilline/acide clavulanique) : Bien qu'active sur de nombreux germes (notamment le staphylocoque méti-sensible et les streptocoques), sa diffusion articulaire est moins optimale que celle des C3G injectables comme la Ceftriaxone dans le cadre d'une urgence systémique fébrile suspectée. Toutefois, selon certains protocoles locaux de dispensation orale/parentérale de relais, elle peut être discutée, mais la Ceftriaxone reste la molécule reine en urgence probabiliste parentérale.
Pourquoi éliminer les autres propositions ?
FAUX Colchicine (A) : C'est le traitement de l'accès goutteux aigu. Bien que Mr OA présente des facteurs de risque de goutte (sexe masculin, 52 ans, obésité avec un IMC de 30,5 kg/m²), traiter uniquement par colchicine sans couverture antibiotique face à un tableau hautement fébrile sans analyse de liquide articulaire est une perte de chance gravissime pour le patient s'il s'agit d'une arthrite septique.
FAUX Allopurinol (C) : C'est un traitement hypouricémiant de fond. Il est formellement contre-indiqué d'instaurer de l'Allopurinol lors d'un accès aigu (qu'il soit microcristallin ou suspect d'être septique), car la variation brutale de l'uricémie prolonge et aggrave l'inflammation articulaire.
Réponse correcte : B
Exemple Analogue
Un patient de 60 ans se présente aux urgences d'un dispensaire rural avec un genou rouge, chaud, tuméfié et une fièvre à 39 °C. Le laboratoire local est fermé. Conduite à tenir : Réaliser des hémocultures si possible, puis débuter immédiatement une antibiothérapie probabiliste par voie intraveineuse (ex : Ceftriaxone 2 g par jour) plutôt que de prescrire des anti-inflammatoires ou de la colchicine seule, afin de prévenir une destruction définitive de l'articulation en moins de 48 heures.
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Astuce Concours
Retenez deux règles d'or absolues pour vos dossiers de rhumatologie :
• "Fièvre + Épanchement articulaire = Ponction articulaire obligatoire avant toute antibiothérapie" (si le plateau technique le permet).
• Si la ponction ou son analyse est impossible en pratique : "Priorité absolue à la sécurité du patient : on traite l'urgence la plus grave (l'arthrite septique) par antibiotiques à large spectre".
79. Signes cliniques de gravité de l'anémie chez la patiente OB
Énoncé / Reprise de l'exercice : Mlle OB, 20 ans, présente une asthénie intense et des vertiges invalidants. À l'examen clinique : pâleur des conjonctives, TA = 123/78 mmHg, FR = 18 cycles/min, FC = 105 battements/min. Son hémogramme montre un taux d'hémoglobine à 7 g/dl.
Quels sont les signes cliniques de gravité (mauvaise tolérance) de l'anémie chez cette patiente ?
A. Asthénie intense
B. Tachycardie
C. Vertiges invalidants
D. Tachypnée
Résolution & Correction détaillée
La gravité d'une anémie dépend principalement de sa tolérance clinique, qui reflète l'hypoxie tissulaire et la mise en jeu des mécanismes de compensation cardiorespiratoire.
VRAI Proposition B : Avec une fréquence cardiaque à 105 bpm, la patiente présente une tachycardie de compensation. C'est un signe clinique de lutte hémodynamique face à la baisse de l'apport en oxygène aux tissus.
VRAI Proposition C : Les vertiges traduisent une souffrance cérébrale d'origine hypoxique (bas débit ou anoxie cérébrale relative). C'est un critère neuro-sensoriel majeur de mauvaise tolérance clinique de l'anémie.
FAUX Proposition A : L'asthénie est le maître-symptôme de l'anémie, mais elle est très subjective et ne constitue pas en soi un signe de gravité vitale immédiate, contrairement aux signes neurologiques ou cardiologiques de mauvaise tolérance.
FAUX Proposition D : La fréquence respiratoire de la patiente est de 18 cycles/minute, ce qui est strictement normal (la tachypnée ou polypnée commence au-delà de 20 cycles/minute chez l'adulte). Ce signe n'est donc pas présent chez cette patiente.
Réponses correctes : B, C
80. Précautions pré-transfusionnelles chez OB
Énoncé / Reprise de l'exercice : Vous décidez de transfuser des concentrés de culots globulaires à cette patiente (anémie à 7 g/dl mal tolérée).
Quelle(s) précaution(s) prendriez-vous avant la transfusion ?
A. Administrer systématiquement du Solumédrol® avant la transfusion
B. Effectuer des prélèvements pour les examens ultérieurs
C. Informer la patiente
D. Maintenir la patiente à jeun
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition C : L'information claire et loyale du patient et le recueil de son consentement libre et éclairé sont des obligations éthiques et légales absolues avant tout geste transfusionnel (sauf urgence vitale extrême avec perte de conscience).
VRAI Proposition B : C'est une règle biologique fondamentale en hématologie : il faut impérativement réaliser les prélèvements diagnostiques (comme le bilan martial, les vitamines, ou l'électrophorèse de l'hémoglobine) avant d'injecter du sang de donneur. Une fois la patiente transfusée, les globules rouges du donneur vont circuler dans son organisme et fausser complètement les résultats de ces examens pendant plusieurs semaines.
FAUX Proposition A : L'administration de corticoïdes (Solumédrol®) n'est absolument pas systématique. Elle n'est envisagée que dans des contextes très spécifiques d'antécédents de réactions transfusionnelles immuno-allergiques graves.
FAUX Proposition D : Il n'y a aucun besoin d'être à jeun pour recevoir une transfusion sanguine.
Réponses correctes : B, C
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Astuce Concours
Pensez toujours à prélever les tubes de bilan étiologique (ex. : ferritine, bilan d'hémolyse) en même temps que les tubes obligatoires de sécurité transfusionnelle (Groupe, Rhésus, RAI) ! Une seule piqûre permet d'assurer la sécurité et de poser le diagnostic précis avant que le sang transfusé ne masque la pathologie causale.
Pour caractériser rigoureusement une anémie à l'hémogramme, on suit une démarche méthodique en deux étapes :
1. La taille des globules rouges : le Volume Globulaire Moyen (VGM)
L'intervalle de référence normal est de 80 à 100 fl. Chez notre patiente, VGM = 69 fl (inférieur à 80 fl). L'anémie est donc microcytaire.
2. La concentration en hémoglobine : la Concentration Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine (CCMH)
L'intervalle de référence normal se situe entre 32 % et 36 % (ou 320 à 360 g/l). Chez notre patiente, CCMH = 33,8 % (compris dans l'intervalle de référence). L'anémie est donc biologiquement normochrome.
Attention au piège classique
Bien que la carence en fer (très probable ici au vu du contexte d'épigastralgies chroniques) conduise à terme à une anémie microcytaire hypochrome, au stade biologique présenté ici, la CCMH est encore conservée dans les limites normales. On s'en tient strictement aux chiffres de l'énoncé : CCMH = 33,8 % implique une définition de normochromie.
Réponse correcte : B
82. Examens de première intention devant cette anémie
Énoncé / Reprise de l'exercice : Face à cette anémie microcytaire sévère chez une jeune femme de 20 ans.
Quel(s) examen(s) prescrivez-vous devant cette anémie?
A. Taux de réticulocytes
B. Myélogramme
C. Haptoglobine
D. Fer sérique
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition A : C'est l'examen clé pour classer toute anémie en régénérative (réticulocytes > 150 000/mm³) ou arégénérative (réticulocytes < 120 000/mm³). Bien que les anémies microcytaires soient presque toujours arégénératives (défaut de production par manque de fer), sa mesure reste une étape systématique et académique face à une anémie pour orienter la démarche étiologique.
FAUX Proposition B : Cet examen invasif (ponction de moelle osseuse) n'est absolument pas indiqué en première intention pour l'exploration d'une anémie microcytaire simple, qui est d'origine périphérique ou liée à un trouble de synthèse de l'hémoglobine facilement accessible par des examens sanguins simples.
FAUX Proposition C : C'est le marqueur de l'hémolyse intra-vasculaire (effondré en cas d'hémolyse). Il s'envisage devant une anémie normo ou macrocytaire régénérative, pas devant une anémie microcytaire.
FAUX Proposition D : Le fer sérique isolé est un très mauvais reflet des réserves en fer de l'organisme car il varie de façon importante au cours de la journée. Pour évaluer le statut en fer, on demande en priorité la ferritinémie (qui fait l'objet de la question suivante).
Réponse correcte : A
83. Examens étiologiques secondaires pour l'anémie de OB
Énoncé / Reprise de l'exercice : Vous cherchez maintenant l'origine (l'étiologie) de cette anémie microcytaire.
Le ou lesquels des examens suivants pourraient servir pour la suite du diagnostic étiologique de cette anémie ?
A. Protéine C-Réactive (CRP)
B. Ferritinémie
C. Électrophorèse de l'hémoglobine
D. Frottis sanguin
Résolution & Correction détaillée
L'anémie microcytaire chez une jeune femme de 20 ans avec antécédents de douleurs épigastriques oriente vers trois diagnostics principaux qui justifient la prescription de ces examens :
VRAI Proposition B (Essentielle) : C'est le reflet direct et fidèle des réserves en fer. Une ferritine basse (< 30 µg/l) affirme avec certitude une carence martiale (cause la plus fréquente, ici très probable en raison de saignements digestifs potentiels secondaires à un ulcère ou une gastrite).
VRAI Proposition A : Indispensable pour éliminer un syndrome inflammatoire. En effet, l'inflammation chronique entraîne une rétention du fer dans les macrophages (anémie inflammatoire) conduisant également à une microcytose. De plus, la CRP permet d'interpréter correctement une ferritinémie qui peut être faussement normale ou élevée en cas d'inflammation concomitante.
VRAI Proposition C : Indispensable pour rechercher une cause constitutionnelle fréquente chez les sujets jeunes, notamment une bêta-thalassémie mineure ou d'autres traits thalassémiques, caractérisés par une microcytose isolée parfois très prononcée.
VRAI Proposition D : L'examen morphologique des hématies au microscope permet de mettre en évidence des anomalies évocatrices : hématies en "cible" (thalassémie), schizocytes, ou une hypochromie/anisocytose marquée guidant le clinicien.
Réponses correctes : A, B, C, D (Toutes sont utiles au diagnostic étiologique)
84. Sémiologie de la douleur d'un ulcère gastroduodénal
Énoncé / Reprise de l'exercice : La patiente présente des antécédents d'épigastralgies depuis 6 mois, traitées de manière empirique par hydroxyde d'aluminium (antiacide).
Quel(s) caractéristique(s) sémiologique(s) typique(s) de la douleur épigastrique serait(ent) en faveur d'un ulcère gastrique ou duodénal ?
A. Irradiation vers le dos
| B. Survenue trois à quatre heures après les repas
C. Déclenchement par les repas
D. Évolution marquée par des périodes d'accalmie
Résolution & Correction détaillée
Le syndrome ulcéreux typique associe plusieurs caractéristiques sémiologiques phares :
VRAI Proposition B : C'est la classique "faim douloureuse" caractéristique de l'ulcère duodénal. La douleur survient à distance des repas, lorsque l'estomac est vide, et elle est calmée temporairement par l'ingestion d'aliments ou d'antiacides.
VRAI Proposition C : Plus typique de l'ulcère gastrique, où le passage des aliments déclenche une sécrétion acide douloureuse et une distension mécanique de la paroi gastrique lésée.
VRAI Proposition D : C'est la notion fondamentale de périodicité double de la maladie ulcéreuse : les douleurs surviennent quotidiennement pendant quelques semaines (période douloureuse), suivies par de longues périodes de rémission complète de plusieurs mois sans aucune douleur (période d'accalmie).
FAUX Proposition A : L'irradiation postérieure (transfixiante) vers le dos est typique d'une affection pancréatique (pancréatite aiguë) ou d'un ulcère duodénal très évolué et compliqué de pénétration dans le pancréas, mais elle n'est pas une caractéristique typique de l'ulcère non compliqué.
Réponses correctes : B, C, D
Deuxième Partie : Cas Clinique de Mademoiselle OB (Gynécologie / Contraception)
Énoncé / Reprise de l'exercice : Suite à une prise en charge adéquate et une évolution favorable de sa maladie, Mademoiselle OB vous fait part d'un désir de contraception.
85. Parmi les éléments suivants, que recherchez-vous à l'évaluation clinique pré-thérapeutique ?
A. Antécédent familial de cancer du sein
B. Antécédent familial de diabète
C. Antécédent de maladie thrombo-embolique
D. Antécédent familial d'accident vasculaire cérébral
Résolution & Correction détaillée
Avant toute prescription d'une contraception, en particulier hormonale, une recherche rigoureuse des facteurs de risque et des contre-indications est indispensable :
VRAI Proposition C (Critique) : Un antécédent personnel d'accident thrombo-embolique veineux (phlébite, embolie pulmonaire) ou artériel constitue une contre-indication absolue aux oestroprogestatifs.
VRAI Propositions B et D : La recherche d'un antécédent familial d'accident vasculaire cérébral (AVC) précoce ou de pathologies métaboliques comme le diabète permet d'évaluer le profil de risque cardiovasculaire global de la patiente.
VRAI Proposition A : Le cancer du sein étant une tumeur hormono-dépendante, la présence d'antécédents familiaux au premier degré doit être attentivement évaluée avant d'introduire des hormones de synthèse.
Réponses correctes : A, B, C, D
86. Quel(s) type(s) de contraception est(sont) indiqué(e)s pour Mademoiselle OB ?
A. Contraceptif injectable
B. Dispositif intra-utérin (DIU)
C. Contraception orale
D. Implant sous-cutané
Résolution & Correction détaillée
Puisque la patiente ne présente pas de contre-indication absolue majeure (comme le confirme son choix final d'une contraception oestroprogestative validé par le médecin), l'ensemble de l'arsenal contraceptif moderne peut lui être proposé de façon éclairée afin qu'elle choisisse la méthode la plus adaptée à son mode de vie :
VRAI Proposition B : Les dispositifs intra-utérin (au cuivre ou au lévonorgestrel).
VRAI Proposition C : La contraception orale (oestroprogestative ou progestative pure).
VRAI Proposition D : L'implant sous-cutané à l'étonogestrel.
VRAI Proposition A : Les contraceptifs injectables progestatifs.
Réponses correctes : A, B, C, D
87. Après échanges, Mademoiselle OB opte pour une contraception orale oestroprogestative. Parmi les examens biologiques suivants, lesquels prescrivez-vous dans le cadre du suivi de cette contraception ?
A. Bilan lipidique
B. D-Dimères
C. Hémogramme
D. Glycémie à jeun
Résolution & Correction détaillée
Selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS), l'introduction d'une contraception oestroprogestative nécessite un contrôle biologique strict pour surveiller la tolérance métabolique. Ce bilan doit être réalisé entre 3 et 6 mois après le début du traitement :
VRAI Proposition A : Le bilan lipidique comprend le dosage du cholestérol total, du HDL-cholestérol, du LDL-cholestérol et des triglycérides, car les oestrogènes de synthèse peuvent majorer l'hypertriglycéridémie.
VRAI Proposition D : La glycémie à jeun permet de dépister une intolérance au glucose ou un diabète induit par l'effet métabolique des hormones.
FAUX Propositions B et C : Les D-Dimères (B) n'ont aucune valeur prédictive ou de dépistage de la thrombose sous contraception.[cite: 10] L'Hémogramme (C) n'est absolument pas modifié par la prise d'hormones contraceptives.
Réponses correctes : A, D[cite: 10]
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Astuce Concours
Retenez le calendrier précis du suivi d'une COP :
1. Consultation de contrôle à 3 mois : mesure de la pression artérielle et vérification de la tolérance clinique.
2. Bilan biologique de contrôle à réaliser entre 3 et 6 mois : Glycémie à jeun + Bilan lipidique uniquement.
Partie 2 : Cas du Grand-Père de Mlle OB (Dénutrition et Syndrome Tumoral)
Énoncé / Reprise de l'exercice : Un patient de 72 ans, sans antécédent, consulte pour des douleurs osseuses diffuses (bras, thorax) d'intensité 7/10 à l'EVA, associées à une asthénie, une anorexie et une perte de poids progressive de 10 kg en 6 mois. Il refuse le toucher rectal lors de l'examen. La biologie montre : Hémogramme normal, Vitesse de Sédimentation (VS) très élevée à 78 mm à la première heure, et une CRP quasi-normale à 8 mg/l.
88. Parmi les éléments suivants, lesquels sont les critères qui permettent de retenir le diagnostic de dénutrition chez cette personne âgée ?
A. IMC < 22 kg/m²
B. Amaigrissement ≥ 10 % en Base de six mois
C. Anorexie
D. IMC < 18,5 kg/m²
Résolution & Correction détaillée
Selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) pour le diagnostic de la dénutrition chez la personne âgée (âge ≥ 70 ans), le diagnostic repose sur l'association d'au moins un critère phénotypique et un critère étiologique.
VRAI Proposition A (Critère Phénotypique) : Chez le sujet âgé de 70 ans et plus, le seuil de l'Indice de Masse Corporelle (IMC) définissant la dénutrition est rehaussé à 22 kg/m² (alors qu'il est de 18,5 kg/m² chez l'adulte de moins de 70 ans).
VRAI Proposition B (Critère Phénotypique) : Une perte de poids involontaire supérieure ou égale à 5 % en 1 mois ou ≥ 10 % en 6 mois signe une dénutrition sur le plan cinétique. Ici, le patient pesant 60 kg a perdu 10 kg en 6 mois (poids initial de 70 kg, soit une perte de 14,3 %, ce qui dépasse largement le seuil requis de 10 %).
VRAI Proposition C (Critère Étiologique) : La réduction de la prise alimentaire (liée à l'anorexie) constitue le critère étiologique indispensable pour valider la dénutrition selon la classification de la HAS.
FAUX Proposition D : Ce seuil correspond au diagnostic de dénutrition chez l'adulte jeune (< 70 ans).[cite: 11] Chez la personne âgée, utiliser ce seuil sous-estimerait gravement la réalité de la dénutrition.
Réponses correctes : A, B, C
Exemple Analogue
Un patient de 75 ans pesant habituellement 80 kg consulte en gériatrie.[cite: 11] Il pèse désormais 74 kg (perte de 7,5% de son poids corporel) et présente un IMC de 21,3 kg/m² suite à des troubles de la déglutition.
Diagnostic : Dénutrition confirmée par le critère phénotypique (IMC < 22 kg/m²) combiné au critère étiologique (troubles de la déglutition entraînant une baisse des apports).
89. Quelles sont vos hypothèses diagnostiques ?
A. Drépanocytose
B. Cancer secondaire des os
C. Hyperparathyroïdie
D. Myélome multiple
Résolution & Correction détaillée
Les deux hypothèses diagnostiques majeures à évoquer en priorité face à ce tableau sont le Myélome multiple (Réponse D) et le Cancer secondaire des os (Réponse B).
Pourquoi ces deux diagnostics sont-ils prioritaires ?
VRAI Proposition D (Myélome multiple) : Le patient présente des douleurs osseuses diffuses prédominant au thorax et aux membres supérieurs à l'âge de 72 ans, associées à une altération de l'état général (perte de poids, anorexie). L'indice biologique clé réside dans la dissociation majeure entre une VS très élevée (78 mm) et une CRP normale ou subnormale (8 mg/l). Cette situation traduit la présence d'une forte quantité de protéines monoclonales (immunoglobulines) circulantes qui modifient les charges de surface des globules rouges, entraînant leur sédimentation rapide (formation de rouleaux), sans qu'il y ait de syndrome inflammatoire aigu majeur (qui ferait grimper la CRP).
VRAI Proposition B (Cancer secondaire des os) : Chez un homme de 72 ans, des douleurs osseuses d'allure mécanique ou inflammatoire associées à une altération marquée de l'état général doivent faire suspecter en premier lieu des métastases d'un cancer solide. L'indice clinique majeur fourni par l'énoncé est le fait que le patient refuse le toucher rectal. Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme de cet âge et présente un tropisme osseux majeur (métastases ostéocondensantes). Le toucher rectal et le dosage du PSA sont indispensables pour dépister ce cancer.
Pourquoi éliminer les autres propositions ?
FAUX Proposition A (Drépanocytose) : Maladie génétique de l'hémoglobine qui se révèle dès la petite enfance par des crises vaso-occlusives. Il est cliniquement impossible de la découvrir pour la première fois à l'âge de 72 ans sous cette forme de présentation isolée.
FAUX Proposition C (Hyperparathyroïdie) : Bien qu'elle puisse causer des douleurs osseuses par résorption ostéoclastique, elle n'explique pas à elle seule un amaigrissement aussi rapide de 10 kg en 6 mois associé à une VS à 78 mm.
Réponses correctes : B, D
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Astuce Concours
Retenez l'équation biologique fondamentale suivante : VS très élevée + CRP normale/basse = Suspicion de Gammopathie Monoclonale (Myélome multiple ou Maladie de Waldenström).
Les immunoglobulines en excès provoquent l'agrégation spontanée des hématies, accélérant artificiellement la VS sans stimuler la synthèse hépatique de la CRP.
90. Interprétation d'une Électrophorèse des Protéines Sériques (EPS)
Pour répondre avec rigueur, analysons de manière méthodique les résultats quantitatifs ainsi que l'aspect visuel du tracé de l'électrophorèse :
FAUX Proposition C (Hypoprotidémie) : Le taux de protéines totales est mesuré à 84 g/L. Les valeurs physiologiques normales se situent habituellement entre 60 et 80 g/L. On observe donc ici une hyperprotidémie modérée, directement liée à l'excès d'immunoglobulines.
VRAI Proposition B (Hypoalbuminémie) : Le taux d'albumine est de 24,0 g/L pour une valeur de référence minimale de 40,2 g/L. Il y a donc une diminution franche et significative de l'albumine plasmatique.
VRAI Proposition D (Gammapathie monoclonale) / FAUX Proposition A : La concentration des gammaglobulines est de 41,9 g/L (pour une norme comprise entre 8,0 et 13,5 g/L), ce qui représente près de 50% des protéines totales. L'aspect graphique du tracé montre un pic très étroit, pointu, symétrique et à base étroite (dit "en aiguille d'église") dans la zone des gamma-globulines. Ce profil traduit la synthèse massive et homogène d'une seule et unique immunoglobuline par un clone de plasmocytes, infirmant le profil de dôme à base large d'une anomalie polyclonale.
Réponses correctes : B, D
Exemple Analogue
Imaginons un patient de 70 ans présentant des douleurs osseuses diffuses et une asthénie. Son bilan biologique montre : Protéines totales = 95 g/L (Hyperprotidémie), Albumine = 21 g/L (Hypoalbuminémie) et un pic étroit en zone Gamma à 52 g/L. L'EPS permet d'orienter immédiatement vers une gammapathie monoclonale, devant faire suspecter en premier lieu un Myélome Multiple de Kahler ou une MGUS (Gammapathie Monoclonale de Signification Indéterminée). L'hypoalbuminémie observée ici est fréquemment réactionnelle à un syndrome inflammatoire ou à une fuite urinaire.
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Astuce Concours
Pour différencier à coup sûr sur un tracé d'EPS :
• Pic Monoclonal (Pathologie tumorale/plasmocytaire) : Base étroite, sommet pointu (comme une flèche). Évoque : Myélome, Maladie de Waldenström, MGUS.
• Dôme Polyclonal (Pathologie inflammatoire/infectieuse/hépatique) : Base très large, sommet arrondi. Évoque : Cirrhose hépatique (avec bloc bêta-gamma), infections chroniques, maladies auto-immunes. Règle d'or : Ne confondez pas le pourcentage (%) et la valeur absolue (g/L). C'est toujours la valeur absolue en g/L qui fait foi pour poser un diagnostic biologique d'insuffisance ou d'excès !
Dossier Clinique Progressif 2
Énoncé clinique global :
Monsieur P.O 54 ans, piroguier résidant dans la région de la boucle du Mouhoun vous a été adressé en consultation pour une hématurie terminale isolée d'apparition récente. Il n'a pas d'antécédents pathologiques notables. Le patient a un bon état général (OMS 0) et l'examen physique est strictement normal. L'hémogramme met en évidence une hyperéosinophilie et une anémie modérée.
91. Proposez trois hypothèses diagnostiques les plus probables
A. Bilharziose urogénitale
B. Tumeur de vessie
C. Hypertrophie bénigne de la prostate
D. Cancer de la prostate
E. Lithiase vésicale
Résolution & Correction détaillée
Pour répondre avec pertinence, il faut analyser les caractéristiques de l'hématurie présentées par le patient :
Le caractère terminal de l'hématurie : Une hématurie terminale (qui survient à la fin de la miction) signe quasi-systématiquement une origine vésicale (col de la vessie ou vessie elle-même). En fin de miction, le détrusor se contracte vigoureusement pour vider les dernières gouttes d'urine, ce qui traumatise et fait saigner les lésions de la paroi vésicale.
Le profil épidémiologique et professionnel : Piroguier en zone d'endémie parasitaire (La Boucle du Mouhoun est une zone hautement endémique pour Schistosoma haematobium) orientant fortement vers la bilharziose urogénitale.
L'âge (54 ans) : À cet âge, toute hématurie macroscopique doit faire éliminer en priorité une tumeur urothéliale de la vessie.
Les trois hypothèses diagnostiques d'origine vésicale (et donc responsables d'une hématurie terminale) les plus probables sont :
VRAI Proposition A (Bilharziose urogénitale) : Hypothèse n°1 au vu de la profession de piroguier (contact permanent avec l'eau douce infestée) et de l'hyperéosinophilie biologique.
VRAI Proposition B (Tumeur de vessie) : Diagnostic d'élimination impératif chez un homme de plus de 50 ans présentant une hématurie macroscopique, même s'il existe un contexte infectieux ou parasitaire.
VRAI Proposition E (Lithiase vésicale) : Cause classique d'irritation vésicale et de saignement terminal lors de la contraction du détrusor sur le calcul en fin de miction.
FAUSSE Proposition C (Hypertrophie bénigne de la prostate) : Bien que l'HBP soit fréquente à 54 ans, elle donne typiquement une hématurie initiale ou totale. Les trois hypothèses physiopathologiques les plus rigoureuses pour une hématurie terminale pure restent bien A, B et E.
Réponses attendues : A, B, E
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Astuce Concours
Retenez la sémiologie topographique de l'hématurie :
• Initiale (début de miction) = Origine sous-vésicale (urètre, prostate).
• Terminale (fin de miction) = Origine vésicale (col vésical, vessie).
• Totale (durant toute la miction) = Origine rénale ou vésicale abondante.
92. Quel est le diagnostic le plus probable ?
Une échographie de l'appareil urinaire que vous demandez donne les résultats suivants : prostate homogène de volume normal ; vessie à parois épaissies et contenu trans-sonore sans tumeur visualisée. Le taux de PSA total est à 3 ng/ml et la fonction rénale est normale.
A. Tumeur de vessie devant l'épaississement de la paroi vésicale
B. Bilharziose urogénitale devant l'hématurie terminale et l'hyperéosinophilie
C. Hypertrophie bénigne de la prostate devant le PSA à 3 ng/ml
D. Lithiase vésicale devant le contenu trans-sonore de la vessie
E. Cancer de la prostate devant la fonction rénale normale
Résolution & Correction détaillée
Le diagnostic de certitude clinique s'oriente de façon univoque vers la Bilharziose urogénitale (Réponse B) :
L'apport de l'échographie : Elle met en évidence une « vessie à parois épaissies » sans masse tumorale individualisée. Cet épaississement macroscopique correspond à la réaction granulomateuse et inflammatoire chronique induite par la ponte d'œufs de Schistosoma haematobium dans la paroi vésicale.
L'exclusion des diagnostics alternatifs :
• La prostate est homogène, de volume normal et le PSA est à 3 ng/ml (normal, inférieur à 4 ng/ml), éliminant l'HBP symptomatique et le cancer de la prostate.
• Le contenu vésical est strictement « trans-sonore », ce qui écarte une lithiase vésicale (qui se traduirait par une image hyperéchogène mobile avec cône d'ombre postérieur).
La concordance clinicobiologique : L'association sémantique d'une hématurie terminale, d'une hyperéosinophilie et d'un exercice professionnel de piroguier en zone d'endémie subsaharienne est pathognomonique de cette parasitose.
Réponse correcte : B
93. Proposez un traitement à monsieur P.O (molécule, présentation, posologie, voie d'administration, durée)
A. Praziquantel : Biltricide® posologie de 40 mg/kg en 1 ou 2 prises en 1 jour
B. Levofloxacine : Livozed® 500 mg un à deux comprimés par jour pendant 5 jours
C. Alfuzosine : Xatral® 10 mg un comprimé par jour le soir
D. Triptoréline : Décapeptyl® 3,75 mg une injection IM tous les 28 jours
E. Kétoprofène : Profénid® 100 mg un comprimé deux fois par jour
Résolution & Correction détaillée
Le traitement médical de référence et Gold Standard de la bilharziose active à Schistosoma haematobium est un antihelminthique systémique puissant : le Praziquantel (Biltricide®).
Posologie et administration : Selon les recommandations de l'OMS, la posologie est de 40 mg/kg administrée en dose unique ou fractionnée en 2 prises au cours d'une seule journée. Ce traitement détruit les schistosomes adultes logés dans les plexus veineux péri-vésicaux, interrompant immédiatement la ponte des œufs.
Exemple Analogue de Calcul de Dose :
Si un patient pèse 70 kg, la dose totale requise est de : 70 kg × 40 mg/kg = 2800 mg de Praziquantel. Chaque comprimé de Biltricide® étant dosé à 600 mg, le patient devra ingérer 4 comprimés et demi sur une seule journée.
Réponse correcte : A
94. Quel est le diagnostic le plus probable ?
Vous perdez de vue le patient et 5 ans plus tard vous le revoyez en consultation dans un état d'agitation et de panique. Il se plaint de douleurs intenses au niveau de la fosse lombaire droite. Il n'a pas de fièvre.
A. Colique hépatique
B. Colique néphrétique
C. Ulcère gastroduodénal
D. Crise appendiculaire
E. Sciatalgie
Résolution & Correction détaillée
Le tableau clinique est sémantiquement caractéristique d'un obstacle aigu des voies urinaires hautes :
Une douleur lombaire unilatérale aiguë, brutale, extrêmement intense et paroxystique, provoquant une agitation motrice importante (douleur frénétique sans position antalgique).
L'absence de fièvre exclut une composante infectieuse aiguë parenchymateuse de type pyélonéphrite.
Le diagnostic clinique formel est une colique néphrétique droite (Réponse B).
Lien physiopathologique à long terme : La bilharziose urogénitale chronique non traitée évolue vers la cicatrisation fibreuse et sténosante de la paroi vésicale et de l'uretère intramural. Cette sténose urétérale terminale engendre un obstacle mécanique chronique d'amont, responsable d'une urétéro-hydronéphrose secondaire. Elle favorise la stase urinaire, la précipitation de calculs secondaires, et expose ainsi directement le patient à des crises de colique néphrétique par mise sous tension brutale des cavités pyélocalicielles.
Réponse correcte : B
Contexte Clinique Global (Dossier Progressif)
Présentation du patient :
Monsieur P.O., 54 ans, piroguier résidant dans la région de la Boucle du Mouhoun (Burkina Faso), consulte pour une hématurie terminale isolée d'apparition récente. Son état général est conservé (OMS 0), l'examen physique est normal. L'hémogramme montre une hyperéosinophilie et une anémie modérée.
Évolution / Données récentes :
L'imagerie médicale conclut à une urétéro-hydronéphrose droite. Le volume prostatique est augmenté à 40 cc. Le taux de PSA est dosé à 12 ng/ml. L'uroculture (ECBU) est stérile. La créatininémie est de 106 µmol/l.
95. Proposez un traitement en urgence pour cette crise douloureuse (molécules, présentation, posologie, voie d'administration, durée)
A. Praziquantel : 40 mg/kg en 1 ou 2 prises en 1 jour
B. Levofloxacine : 500 mg un à deux comprimés par jour pendant 5 jours
C. Alfuzosine : 10 mg un comprimé par jour le soir
D. Triptoréline : 3,75 mg une injection IM tous les 28 jours
E. Kétoprofène : 100 mg en IM puis un comprimé deux fois par jour
Résolution & Correction détaillée
Le diagnostic de la crise douloureuse chez ce patient présentant une urétéro-hydronéphrose (UHN) obstructive est une colique néphrétique aiguë. La physiopathologie de la douleur repose sur la mise en tension brutale des voies excrétrices supérieures en amont de l'obstacle. Le traitement d'urgence de première intention repose de manière indiscutable sur les Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens (AINS), dont le chef de file en urgence est le Kétoprofène.
VRAI Proposition E (Kétoprofène) : Les AINS agissent directement en diminuant le flux sanguin rénal et la filtration glomérulaire, réduisant ainsi la pression intra-pyélique. Ils ont également une action anti-inflammatoire locale diminuant l'œdème au niveau de l'obstacle. La voie intramusculaire (IM) est idéale en urgence pour son délai d'action rapide, relayée ensuite par voie orale.
FAUX Proposition A : Le Praziquantel est le traitement étiologique de la bilharziose, mais il n'a aucun effet antalgique dans la crise aiguë.
FAUX Proposition B : La Lévofloxacine est un antibiotique, inutile ici car l'uroculture est stérile et le patient est apyrétique.
FAUX Proposition C : L'Alfuzosine est un alpha-bloquant indiqué dans l'hypertrophie bénigne de la prostate ou comme traitement facilitateur d'expulsion de calcul distal, mais n'est pas le traitement d'urgence de la crise douloureuse.
FAUX Proposition D : La Triptoréline est un analogue de la GnRH utilisé dans le cancer de la prostate métastatique.
Réponse correcte : E
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Astuce Concours
Devant toute colique néphrétique simple (non compliquée), l'AINS par voie injectable (Kétoprofène 100 mg IM) est le traitement de référence, devant la morphine. Attention aux contre-indications absolues des AINS (insuffisance rénale sévère, grossesse à partir du 6ème mois, ulcère gastroduodénal évolutif). Ici, la créatinine à 106 µmol/l autorise l'utilisation prudente des AINS à court terme.
96. Quelles sont les trois examens complémentaires que vous demanderiez en fonction de ces nouvelles informations ?
A. Scintigraphie rénale
B. Taux de PSA libre
C. Tomodensitométrie (TDM) abdomino-pelvienne
D. Biopsie prostatique
E. Cystoscopie
Résolution & Correction détaillée
Face à ce tableau complexe associant une obstruction urétérale unilatérale droite (UHN droite) et une anomalie prostatique (volume à 40 cc, PSA à 12 ng/ml) chez un patient originaire d'une zone d'endémie parasitaire, trois axes doivent être explorés en priorité : l'obstacle urétéral, la vessie et la prostate.
VRAI Proposition C (TDM abdomino-pelvienne) : Indispensable pour cartographier l'arbre urinaire sans et avec injection de produit de contraste (si la fonction rénale le permet, créatininémie à 106 µmol/l soit une fonction rénale globalement conservée). Elle permet de localiser précisément l'obstacle sur l'uretère droit, de rechercher des calcifications de la paroi urétérale ou vésicale (typiques de la bilharziose urinaire en "vessie porcelaine") ou une masse tumorale compressive.
VRAI Proposition D (Biopsie prostatique) : Devant un taux de PSA élevé à 12 ng/ml (supérieur au seuil pathologique de 4 ng/ml) associé à une augmentation du volume prostatique, il est impératif d'éliminer un cancer de la prostate ou de mettre en évidence une forme granulomateuse de bilharziose prostatique.
VRAI Proposition E (Cystoscopie) : Examen clé devant une hématurie terminale chez un patient exposé au péril bilharzien. Elle permet de visualiser directement la muqueuse vésicale à la recherche de lésions caractéristiques (grains de sable bilharziens, bilharziomes, ulcérations), de repérer les méats urétéraux et de réaliser des biopsies vésicales dirigées (éliminer un carcinome épidermoïde de la vessie, complication classique de la bilharziose chronique).
FAUX Proposition B : Le PSA libre est utile dans la "zone grise" (PSA entre 4 et 10 ng/ml) pour orienter vers une étiologie bénigne ou maligne, mais ici le PSA est à 12 ng/ml et l'indication histologique par biopsie (D) est d'emblée requise.
FAUX Proposition A : La scintigraphie rénale n'a pas d'intérêt diagnostique étiologique immédiat.
Réponses correctes : C, D, E
97. Quelles sont les deux hypothèses diagnostiques les plus probables ?
A. Urétéro-hydronéphrose droite sur cancer de la prostate
B. Urétéro-hydronéphrose droite sur lithiase vésicale
C. Urétéro-hydronéphrose droite sur hypertrophie bénigne de la prostate (HBP)
D. Urétéro-hydronéphrose droite sur fibrose rétropéritonéale
E. Urétéro-hydronéphrose droite sur sténose du bas uretère d'origine bilharzienne
Résolution & Correction détaillée
L'analyse globale du dossier clinique et biologique oriente fortement vers deux pathologies majeures chez cet homme de 54 ans :
VRAI Proposition E (Sténose du bas uretère d'origine bilharzienne) : C'est l'hypothèse étiologique numéro un. Le patient est piroguier (profession hautement exposée à l'eau douce infestée) au Burkina Faso (zone d'endémie majeure de Schistosoma haematobium). Il présente une hématurie terminale typique et une hyperéosinophilie sanguine. La bilharziose urinaire chronique entraîne une inflammation intense et une cicatrisation fibreuse du bas uretère (sténose), responsable de l'UHN unilatérale.
VRAI Proposition A (Cancer de la prostate) : À 54 ans, une prostate augmentée de volume avec un PSA significativement élevé à 12 ng/ml impose de suspecter un cancer de la prostate. Un adénocarcinome prostatique localement avancé peut infiltrer le trigone vésical et englober le méat urétéral droit, créant ainsi une obstruction urétérale droite à l'origine de l'urétéro-hydronéphrose.
FAUX Proposition C : L'HBP entraîne classiquement un retentissement bilatéral (vessie de lutte, résidu post-mictionnel, UHN bilatérale) et rarement une UHN unilatérale isolée sans globe.
FAUX Proposition B : La lithiase vésicale n'entraîne pas d'UHN unilatérale obstructive de cette manière.
FAUX Proposition D : La fibrose rétropéritonéale est rare et n'explique pas l'élévation du PSA ni l'hématurie terminale spécifique.
Réponses correctes : A, E
98. Quel est le diagnostic le plus probable que vous suspectez ?
A. Urétéro-hydronéphrose droite sur cancer de la prostate
B. Urétéro-hydronéphrose droite sur lithiase vésicale
C. Urétéro-hydronéphrose droite sur hypertrophie bénigne de la prostate
D. Urétéro-hydronéphrose droite sur fibrose rétropéritonéale
E. Urétéro-hydronéphrose droite sur sténose du bas uretère d'origine bilharzienne
Résolution & Correction détaillée
Bien que le cancer de la prostate soit un diagnostic différentiel capital à éliminer (au vu du PSA à 12 ng/ml), le diagnostic le plus probable au vu de l'ensemble du profil épidémiologique et clinique reste la sténose du bas uretère d'origine bilharzienne (Option E).
Arguments cliniques et biologiques clés :
Profession : Piroguier (contact quotidien et prolongé avec les eaux douces stagnantes contenant des cercaires).
Géographie : Originaire du Burkina Faso, zone d'endémie parasitaire (bilharziose urinaire).
Clinique : Hématurie terminale, très caractéristique des lésions vésicales de bilharziose (les œufs de schistosomes migrent à travers la paroi vésicale lors des dernières contractions de la miction).
Biologie : Hyperéosinophilie sanguine, signature classique d'une parasitose active à Helminthes.
Explication du PSA : L'atteinte prostatique par la bilharziose (granulomes bilharziens intra-prostatiques) est une cause bien documentée d'élévation bénigne mais prononcée du PSA (simulant un cancer de la prostate).
Réponse correcte : E
Exemple Analogue de raisonnement
Un patient de 45 ans originaire d'Égypte présentant une hématurie et une masse vésicale calcifiée à la radiographie aura pour premier diagnostic suspecté une bilharziose urinaire chronique compliquée d'un carcinome épidermoïde de la vessie, plutôt qu'un carcinome urothélial classique, en raison des données géographiques et d'exposition.
99. Quel examen complémentaire demandez-vous pour faire le diagnostic positif de la pathologie prostatique ?
A. IRM prostatique
B. Biopsie prostatique
C. TDM thoraco-abdomino-pelvienne
D. Scintigraphie osseuse
E. Le dosage de la FSH
Résolution & Correction détaillée
Le terme "diagnostic positif" en médecine urologique et oncologique fait référence à la certitude histologique (analyse anatomopathologique du tissu).
VRAI Proposition B (Biopsie prostatique) : Pour confirmer définitivement la nature de la pathologie prostatique chez ce patient (différencier formellement un cancer de la prostate d'une bilharziose prostatique granulomateuse), l'examen indispensable et de certitude est la biopsie prostatique, généralement réalisée par voie transrectale sous contrôle échographique.
FAUX Proposition A : L'IRM prostatique multiparamétrique est un excellent examen d'imagerie pour localiser une lésion suspecte (score PI-RADS) et guider les biopsies, mais elle ne fournit pas de diagnostic de certitude histologique.
FAUX Propositions C, D, E : Le scanner TAP (C) et la scintigraphie osseuse (D) sont des examens de bilan d'extension (recherche de métastases ganglionnaires, viscérales ou osseuses) réalisés une fois le diagnostic histologique posé]. La FSH (E) n'a aucun rôle diagnostique ici.
Réponse correcte : B
100. Vous suspectez à ce stade un cancer de la prostate localisé. Proposer les trois possibilités thérapeutiques à ce stade évolutif.
Énoncé clinique global : Monsieur P.O, 54 ans, piroguier résidant dans la région de la Boucle du Mouhoun (Burkina Faso), est adressé pour une hématurie terminale isolée d'apparition récente. Aucun antécédent pathologique notable. Bon état général (OMS 0), examen physique strictement normal. L'hémogramme met en évidence une hyperéosinophilie et une anémie modérée.
Options :
A. Prostatectomie radicale
B. Radiothérapie externe
C. Curiethérapie
D. Hormonothérapie
E. Chimiothérapie
Résolution & Correction détaillée
Dans le cadre d'un cancer de la prostate localisé (c'est-à-dire cliniquement limité à la glande prostatique, stades T1-T2, N0, M0), l'objectif principal de la prise en charge chez un patient jeune (54 ans) et en excellent état général (OMS 0) est d'obtenir une guérison complète par un traitement à visée locale.
Les trois options thérapeutiques curatives standards validées à ce stade sont :
CORRECT Option A (Prostatectomie radicale) : Il s'agit de l'exérèse chirurgicale complète de la prostate, des vésicules séminales et, si nécessaire, des ganglions obturateurs (curage ganglionnaire). C'est une option de choix chez un patient de 54 ans ayant une espérance de vie supérieure à 10-15 ans.
CORRECT Option B (Radiothérapie externe) : Traitement physique de référence délivrant une dose tumoricide (généralement entre 74 et 80 Gy) sur la prostate et les vésicules séminales. Elle offre des taux de contrôle tumoral à long terme comparables à la chirurgie.
CORRECT Option C (Curiethérapie) : Technique de radiothérapie interne consistant à implanter de façon permanente des grains radioactifs (généralement de l'Iode-125) directement dans la prostate. Elle est particulièrement indiquée dans les cancers de faible risque (selon la classification de D'Amico).
Pourquoi les autres propositions sont incorrectes à ce stade ?
INCORRECT Option D (Hormonothérapie) : L'hormonothérapie (par privation androgénique) n'est jamais indiquée en monothérapie exclusive à visée curative pour un cancer strictement localisé. Elle peut être associée à la radiothérapie externe de manière transitoire (6 mois à 3 ans) dans les formes de risque intermédiaire ou élevé, mais ne constitue pas un traitement local autonome de première ligne à ce stade.
INCORRECT Option E (Chimiothérapie) : La chimiothérapie (ex. Docetaxel) est réservée aux stades avancés, principalement lors du passage au stade de résistance à la castration (cancer de la prostate résistant à la castration - CPRC) ou d'emblée en situation métastatique hormono-sensible à haut volume. Elle n'a aucun rôle dans le traitement d'un cancer localisé.
Réponses attendues : A, B, C
Exemple Analogue
Un patient de 62 ans présente un adénocarcinome prostatique localisé classé T1c, avec un score de Gleason de 6 (3+3) et un PSA à 6 ng/mL. Selon la classification de D'Amico, il s'agit d'un cancer de faible risque. Les options discutées avec le patient incluront la surveillance active, la prostatectomie radicale, la radiothérapie externe ou la curiethérapie par implants permanents. L'hormonothérapie et la chimiothérapie sont formellement écartées.
⚡
Astuce Concours
Retenez bien la classification de D'Amico qui stratifie le cancer localisé de la prostate en 3 niveaux de risque basés sur 3 critères (Stade T, PSA initial, Score de Gleason) :
• Faible risque : ≤ T2a ET PSA < 10 ng/mL ET Gleason ≤ 6 (ISUP 1)
• Risque intermédiaire : T2b ou T2c OU PSA entre 10 et 20 ng/mL OU Gleason 7 (ISUP 2 ou 3)
• Haut risque : ≥ T3 OU PSA > 20 ng/mL OU Gleason ≥ 8 (ISUP 4 ou 5) Règle de choix : Pour le faible risque, la surveillance active est aujourd'hui l'option de première intention recommandée afin d'éviter le surtraitement.
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Cette correction détaillée porte sur l'épreuve de Lecture Critique d'Article Scientifique (LCA) basée sur l'article : "Mesure de la charge virale VIH : connaissances, attitudes et pratiques des agents de santé, Burkina Faso" (Ouédraogo et al., 2023). Elle est conçue pour vous apporter non seulement les réponses exactes, mais surtout les clés méthodologiques et les réflexions indispensables pour briller le jour de l'examen.
PARTIE 1 : Questions basées sur l'article (Questions 101 à 113)
101. Type d'étude
A. Essai randomisé
B. Étude cas-témoins
C. Étude transversale
D. Cohorte prospective
E. Série de cas
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition C (Étude transversale) : Dès le résumé (page 2) et dans la section "Type et période de l'étude" (page 4), les auteurs précisent : « Nous avons réalisé une étude transversale auprès des agents de santé... ». Une étude transversale (ou cross-sectional study) recueille les données d'exposition et de santé à un moment précis du temps pour chaque participant. Elle ne comporte pas de suivi temporel des sujets, contrairement à une étude de cohorte (prospective ou rétrospective).
FAUX Propositions A, B, D, E : Ces plans de recherche n'ont pas été appliqués ici puisqu'aucun suivi longitudinal ou protocole d'intervention randomisé n'a été mené.
Réponse correcte : C
⚡
Astuce Concours
Repérez immédiatement les marqueurs temporels dans la méthodologie. S'il n'y a pas de suivi longitudinal (pas de "perdus de vue" au cours du temps, collecte des données en une seule fois), il s'agit d'une étude transversale. C'est le design classique pour mesurer la prévalence ou évaluer des connaissances, attitudes et pratiques (CAP).
102. Stratégie d'échantillonnage des sites
A. Tirage aléatoire simple de tous les sites confondus
B. Échantillonnage en grappes à trois degrés
C. Échantillonnage aléatoire stratifié à deux degrés
D. Appariement 1:1
E. Échantillonnage boule de neige
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition C (Échantillonnage aléatoire stratifié à deux degrés) : À la page 4, sous la section « Population d'étude », les auteurs décrivent leur plan de sondage :
1. Premier degré : Sélection des sites de prise en charge en les regroupant en trois strates (structures publiques, privées lucratives, privées non lucratives). Le nombre de sites tirés dans chaque strate est proportionnel au nombre total de sites de la strate.
2. Deuxième degré : Sélection par tirage aléatoire simple des agents de santé travaillant au sein des sites sélectionnés.
Réponse correcte : C
Exemple Analogue
Pour étudier le niveau des élèves d'un pays : on classe d'abord les écoles par région (stratification), on tire au sort des écoles dans chaque région (1er degré), puis on tire au sort des élèves au sein de ces écoles (2ème degré).
103. Taille d'échantillon des agents inclus
A. 155
B. 205
C. 225
D. 255
E. 355
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition D (255) : Ce chiffre est présent dans tout l'article, notamment dans le résumé (« Au total, 255 agents de santé ont été inclus dans l'étude », page 2) ainsi que dans le titre des tableaux statistiques I, II, III et IV (où la mention N = 255 est clairement précisée).
Réponse correcte : D
104. Pratiques (P) "adéquates"
A. Toujours si ≥ 50 % des items corrects
B. Si score maximal
C. Si ≥ 80 % des items corrects
D. Si ≥ 60 % des items corrects
E. Si ≥ 4/5 quel que soit le contexte
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition B (Si score maximal) : À la page 5, dans l'évaluation des pratiques, les auteurs expliquent : « Les pratiques globales étaient adéquates si le score de pratiques était égal à la note maximale, c'est-à-dire "5" pour les enquêtés disposant d'un laboratoire de référence et "3" pour ceux ne disposant pas de laboratoire de référence... ». Par définition, obtenir la note maximale exigée selon la situation équivaut à un score maximal.
A. Bonnes connaissances 93%, attitudes favorables 73%, pratiques adéquates 60%
B. Bonnes connaissances 73%, attitudes favorables 93%, pratiques adéquates 61%
C. Bonnes connaissances 61%, attitudes favorables 73%, pratiques adéquates 93%
D. Bonnes connaissances 73%, attitudes favorables 61%, pratiques adéquates 93%
E. Bonnes connaissances 93%, attitudes favorables 61%, pratiques adéquates 73%
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition B : Le résumé (page 2) indique :
• Bonnes connaissances : 73 % (73,3 % plus exactement dans le texte page 6).
• Attitudes favorables : 93 % (93,3 % plus exactement).
• Pratiques inadéquates : 39,2 %. Ce qui implique que les pratiques adéquates sont de 100% - 39,2% = 60,8%, valeur arrondie à 61 % dans la formulation du QCM.
Réponse correcte : B
106. Nombre approximatif d'agents avec "bonnes connaissances"
A. 128
B. 147
C. 167
D. 187
E. 207
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition D (187) : Le nombre total de participants (N) est de 255. La proportion d'agents ayant de bonnes connaissances s'élève à 73,3 %.
255 × 0,733 = 186,9 → soit environ 187 agents.
Vérification : Dans le Tableau IV (page 10), la somme des effectifs "Bonne connaissance" pour la variable "Coordonnateur" donne : 148(Non)}+ 39(Oui) = 187.
Réponse correcte : D
107. Variable forcée dans tous les modèles
A. Sexe
B. Âge
C. Disponibilité d'un laboratoire de mesure de la CVP sur le site
D. Expérience professionnelle
E. Statut du site (public/privé)
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition C (Disponibilité d'un laboratoire de mesure de la CVP sur le site) : À la page 5, section « Analyse statistique », les auteurs spécifient explicitement : « La disponibilité d'un laboratoire de réalisation de la CVP a été forcée dans tous les modèles. ». Forcer une variable dans un modèle de régression multivariable est une stratégie courante pour contrôler systématiquement un facteur de confusion majeur suspecté a priori, indépendamment de sa significativité statistique en analyse univariée.
Réponse correcte : C
108. Proportion rapportée d'agents déclarant ne pas prescrire la CVP car les résultats ne leur parviennent pas
A. 5 %
B. 10 %
C. 19 %
D. 30 %
E. 45 %
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition C (19 %) : Dans le Tableau III (page 9), face à l'interrogation portant sur l'absence de prescription due au non-retour des bilans, la modalité « Oui » affiche un effectif de 48, soit 18,8 %. Arrondi à l'unité supérieure, cela donne 19 %.
De plus, dans le texte de la page 6, les auteurs résument que près d'un agent sur cinq (soit 20 %) fait face à cette problématique de perte de traçabilité, validant pleinement cette proportion.
Réponse correcte : C
109. Recommandation proposée par les auteurs pour améliorer l'accès / l'usage de la CVP
A. Arrêter la décentralisation
B. Remplacer la CVP par les CD4
C. Étendre les appareils « point-of-care » et renforcer les laboratoires/compétences
D. Supprimer les formations continues
E. Réserver la CVP aux patients « réguliers »
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition C (Étendre les appareils « point-of-care » et renforcer les laboratoires/compétences) : Dans la section "Discussion" (page 13), les auteurs avancent : « L'utilisation généralisée des appareils mobiles permettant la réalisation de l'examen de la CVP sur place avec un délai de rendu de résultat court (point of care), pourrait être une option... ». Ils insistent également sur la nécessité de doter les centres de laboratoires fonctionnels et de former le personnel soignant.
Réponse correcte : C
110. Limitation méthodologique clé
Laquelle de ces propositions correspond à une limite méthodologique explicite du recueil ?
A. Perdus de vue très élevés
B. Données autorapportées et absence de volumes réels de prescriptions
C. Absence d'approbation éthique
D. Taille d'échantillon < 100
E. Aucune analyse multivariable
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition B (Données autorapportées et absence de volumes réels de prescriptions) : En page 13, dans le paragraphe listant les limites de l'étude, il est écrit : « Les limites de notre étude résident dans le fait que nous n'avons pas quantifié le volume réel d'activité... de plus, les déclarations des agents de santé étaient autorapportées. Cela pourrait nous exposer à des biais d'information tendant à surestimer les bonnes connaissances, attitudes et pratiques. »
Réponse correcte : B
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111. Seuil OMS d'indétectabilité mentionné
A. 50 copies/mL
B. 200 copies/mL
C. 400 copies/mL
D. 1 000 copies/mL
E. 5 000 copies/mL
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition D (1 000 copies/mL) : À la page 3, section « Introduction », l'article mentionne : « Le seuil à partir duquel l'OMS admet l'indétectabilité est de 1 000 copies/ml [5]. »
Réponse correcte : D
112. Proportion de PVVIH au Burkina avec CVP mesurée (2020) — ordre de grandeur cité
A. 5 %
B. 15 %
C. 25 %
D. 50 %
E. 75 %
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition C (25 %) : Le résumé débute par : « Environ un quart des personnes vivant avec le virus de l'immunodéficience humaine (PVVIH) avait réalisé une charge virale plasmatique (CVP) en 2020 au Burkina Faso. ». Un quart correspond précisément à 25 %.
Réponse correcte : C
113. Utilité de la CVP selon l'article
A. Principal outil de dépistage chez l'adulte
B. Outil de suivi privilégié sous TARV pour détecter l'échec et guider la prise en charge
C. Remplacée par les CD4 depuis 2015
D. Non pertinente après 6 mois de TARV
E. Réservée aux laboratoires de recherche
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition B (Outil de suivi privilégié sous TARV pour détecter l'échec et guider la prise en charge) : En page 3, l'introduction rappelle que la CVP est : « recommandée comme méthode de surveillance privilégiée du TARV, avec pour objectif ultime son indétectabilité ». Elle permet de dépister un échec thérapeutique virologique avant l'apparition d'un échec immunologique (baisse des CD4) ou clinique.
Réponse correcte : B
PARTIE 2 : Culture générale sur la lecture critique d'articles (Questions 114 à 120)
114. Concernant le biais de sélection, lequel est le plus probable ?
A. Inclusion aléatoire de tous les sujets éligibles
B. Perdus de vue différentiels entre groupes
C. Mesure imprécise de l'exposition
D. Confusion par l'âge
E. Échantillonnage aléatoire
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition B (Perdus de vue différentiels entre groupes) : Un biais de sélection survient lorsque la relation entre l'exposition et la maladie est différente chez les participants de l'étude par rapport aux non-participants éligibles. Les perdus de vue différentiels (ou attrition asymétrique) dans une étude longitudinale constituent l'exemple typique d'un biais de sélection en cours d'étude, car les sujets sortant de l'étude ne présentent pas les mêmes caractéristiques ou issues que ceux qui restent.
FAUX Propositions A, C, D, E : L'échantillonnage aléatoire protège des biais, la mesure de l'exposition relève de l'information, et l'âge est un facteur de confusion.
Réponse correcte : B
⚡
Astuce Concours
Savoir classifier les biais est un attendu majeur de l'épreuve de LCA :
• Biais de sélection : Lié au recrutement ou au maintien des sujets (ex : perdus de vue, biais de survie sélective).
• Biais d'information/classement : Lié à la mesure de l'exposition ou de la maladie (ex : mauvaise classification, mémoire).
• Biais de confusion : Variable externe liée à la fois à l'exposition et à l'issue.
115. Une variable de confusion est :
A. Située sur la chaîne causale entre exposition et issue
B. Associée à l'exposition mais pas à l'issue
C. Associée à l'exposition et à l'issue, sans être un intermédiaire
D. Un simple facteur de risque indépendant
E. Toujours continue, jamais catégorielle
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition C (Associée à l'exposition et à l'issue, sans être un intermédiaire) : Pour qu'une variable soit considérée comme un facteur de confusion, elle doit impérativement respecter trois critères : être associée à l'exposition étudiée, être un facteur de risque indépendant de la maladie (associé à l'issue) et ne pas se situer sur la chaîne causale (c'est-à-dire ne pas être un intermédiaire biologique/physiopathologique entre l'exposition et la maladie).
Réponse correcte : C
116. Un effet estimé OR = 1,8 avec IC95% [0,95 - 3,40] implique que :
A. L'association est statistiquement significative à p < 0,05
B. L'étude est exempte de biais
C. L'imprécision est importante
D. L'OR réel est exactement de 1,8
E. L'absence d'effet est prouvée
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition C (L'imprécision est importante) : La valeur neutre pour un Odds Ratio (OR) ou un Risque Relatif (RR) est 1 (absence d'effet). L'intervalle de confiance à 95 % s'étend de 0,95 à 3,40. Puisqu'il contient la valeur neutre 1 (0,95 ≤ 1 ≤ 3,40), l'association n'est pas statistiquement significative au seuil alpha de 5 %. De plus, l'amplitude importante de l'intervalle (qui fluctue d'une légère protection de 0,95 à un risque multiplié par plus de 3) traduit une imprécision notable de l'estimation de l'effet, témoignant d'un manque de puissance statistique par effectif restreint.
Réponse correcte : C
Exemple Analogue
Si vous cherchez à mesurer la différence de poids moyen entre deux groupes : une estimation de +2 kg avec un IC95% de [-1 kg ; +5 kg] inclut 0 (valeur neutre pour une différence). On ne peut donc pas conclure à une différence significative, et la plage étendue montre que la mesure manque de précision.
117. Quelle stratégie contrôle le mieux la confusion a priori ?
A. Analyse en sous-groupes post hoc
B. Appariement lors du design
C. Imputation multiple
D. Transformation logarithmique
E. Test de normalité de Shapiro-Wilk
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition B (Appariement lors du design) : Le contrôle de la confusion peut s'opérer à deux étapes d'une recherche :
1. A priori (au moment de la planification/design) : Par la randomisation (le gold standard), la restriction ou l'appariement (qui consiste à recruter pour chaque sujet exposé un sujet non-exposé ayant les mêmes caractéristiques pour les facteurs de confusion potentiels).
2. A posteriori (lors de l'analyse statistique) : Par la stratification ou l'ajustement multivariable (régression logistique, modèle de Cox, etc.).
Réponse correcte : B
118. La puissance statistique d'une étude augmente lorsque :
A. La taille d'échantillon diminue
B. Le seuil alpha passe de 0,05 à 0,01
C. La variabilité (écart-type) augmente
D. L'effet attendu est plus grand
E. Le taux de perdus de vue augmente
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition D (L'effet attendu est plus grand) : La puissance statistique (1 - β) est la capacité d'une étude à mettre en évidence une différence ou un effet s'il existe réellement. Elle augmente sous l'influence directe de quatre facteurs : une taille d'échantillon (N) plus grande, une variabilité du critère de jugement plus faible (bruit de mesure réduit), un seuil alpha plus grand (ex : de 0,01 à 0,05) ou une taille de l'effet clinique attendu plus importante (il est statistiquement beaucoup plus aisé de démontrer un effet massif qu'une variation infime).
Réponse correcte : D
119. Concerning the classifications of errors, separate the definitions:
Concernant la définition générale des biais :
A. Le biais de classement est lié au recrutement des sujets
B. Le biais de mémorisation est un sous-type de biais d'information
C. Les erreurs aléatoires impactent la validité de la mesure
D. L'erreur systématique impacte la précision de la mesure
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition B (Le biais de mémorisation est un sous-type de biais d'information) : Le biais de mémorisation (ou recall bias) survient lors du recueil des données d'exposition lorsque les cas se rappellent différemment de leur passé par rapport aux témoins, ce qui altère directement la qualité de l'information recueillie.
FAUX Propositions A, C, D : Le classement relève de l'information (et non de la sélection). Les erreurs aléatoires impactent la fidélité/reproductibilité (et non la validité) tandis que les erreurs systématiques (biais) impactent la justesse/validité (et non la précision).
Réponse correcte : B
⚡
Astuce Concours
Visualisez une cible de tir à l'arc pour bien mémoriser :
• Des flèches très groupées mais loin du centre = fiable/reproductible mais non valide (biaisée, erreur systématique).
• Des flèches dispersées tout autour du centre = valide en moyenne mais non fiable/imprécise (erreur aléatoire).
• Des flèches groupées en plein centre = fiable et valide.
120. Pour juger la causalité, quel critère de Bradford Hill est le plus pertinent si plusieurs études montrent des résultats convergents dans divers contextes ?
A. Force de l'association
B. Spécificité
C. Plausibilité biologique
D. Cohérence
E. Expérimentation uniquement
Résolution & Correction détaillée
VRAI Proposition D (Cohérence) : Souvent appelée constance des observations (consistency en anglais), ce critère implique que l'association épidémiologique est retrouvée par différents chercheurs, avec différents plans d'étude, sur des populations distinctes, dans des zones géographiques et des contextes temporels variés.
Réponse correcte : D
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Date de dernière mise à jour : 04/08/2026
Questions / Réponses
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