Ce corrigé couvre l'intégralité des 120 questions de la session 2026, discipline Médecine, dans l'ordre officiel du sujet. Chaque item est analysé proposition par proposition, avec justification du rejet des distracteurs et astuces de résolution.
Avertissement pédagogique : il s'agit d'une proposition de corrigé établie à partir des référentiels nationaux et internationaux en vigueur. Quelques items dont la formulation est ambiguë sont signalés et discutés explicitement.
Anatomie Pathologique, Anesthésie & Réanimation — Questions 1 à 10
01. Définition de l'Anatomie Pathologique
Des affirmations suivantes, une définit le mieux l'anatomie pathologique :
A. Étude des biopsies et des pièces opératoires
B. Étude morphologique des tissus
C. Études macroscopiques, microscopiques, ultrastructurales et biomoléculaires des lésions apportées par la maladie
D. Étude morphologique de l'ensemble lésionnel
Résolution & Analyse
L'anatomie et cytologie pathologiques (ACP) est la discipline qui étudie les lésions provoquées par la maladie, à toutes les échelles d'analyse.
VRAI Proposition C : C'est la seule définition complète. Elle intègre les quatre niveaux d'étude : macroscopique (examen à l'œil nu de la pièce), microscopique (histologie et cytologie optiques), ultrastructurale (microscopie électronique) et biomoléculaire (immunohistochimie, hybridation in situ, biologie moléculaire). Elle précise en outre l'objet même de la discipline : la lésion, c'est-à-dire l'altération morphologique élémentaire induite par le processus pathologique.
FAUX Proposition A : Restrictive. Elle réduit la discipline à ses seuls prélèvements tissulaires, en oubliant la cytopathologie (frottis, liquides, ponctions à l'aiguille fine) et l'autopsie médico-scientifique.
FAUX Propositions B et D : Trop vagues et incomplètes : elles limitent l'ACP à la morphologie, alors que la discipline moderne est aussi moléculaire et théranostique (recherche de cibles thérapeutiques, statut HER2, RAS, PD-L1…).
Réponse attendue : C
Astuce Concours Pro
Devant une question de définition, choisissez toujours la proposition la plus englobante, à condition qu'elle ne contienne aucune erreur. Les autres propositions ne sont pas « fausses » au sens strict : elles sont simplement des sous-ensembles incomplets de la bonne réponse.
02. Le Bulletin de Demande d'Examen Anatomo-Pathologique
Les renseignements cliniques essentiels devant figurer sur le bulletin de demande d'examen anatomo-pathologique sont :
A. Âge
B. Sexe
C. Siège
D. Latéralité
Résolution & Analyse
Le bulletin (ou fiche de renseignements) est un document médico-légal : sans lui, le pathologiste travaille en aveugle et le risque d'erreur diagnostique ou d'inversion de prélèvement devient majeur.
VRAI Propositions A et B : L'âge et le sexe conditionnent directement l'interprétation. Une tumeur osseuse à cellules rondes n'a pas la même signification à 8 ans (sarcome d'Ewing) qu'à 70 ans (métastase, myélome). De même, certains diagnostics sont sexe-dépendants.
VRAI Proposition C : Le siège exact du prélèvement (organe, topographie précise, distance par rapport à une berge) est indispensable à l'orientation macroscopique et à l'analyse des limites d'exérèse.
VRAI Proposition D : La latéralité (droite/gauche) est une donnée de sécurité du patient. Son omission expose au risque gravissime d'erreur de côté lors d'une reprise chirurgicale mutilante.
Réponses attendues : A, B, C, D
Astuce Concours Pro
Retenez le bulletin ACP complet par la règle « Qui ? Quoi ? Où ? Pourquoi ? » : identité (nom, âge, sexe) — nature et nombre de prélèvements — siège et latéralité — renseignements cliniques, hypothèses diagnostiques, traitements reçus (radiothérapie, chimiothérapie néo-adjuvante), date et heure de prélèvement et de mise en fixateur.
03. Le But de la Fixation en Histopathologie
Le but de la fixation en histopathologie est :
A. Tuer les cellules
B. Tuer les cellules en conservant leur aspect
C. Fixer les tissus
D. Tuer les cellules en conservant leur aspect le plus proche possible du vivant
Résolution & Analyse
VRAI Proposition D : La fixation (le plus souvent au formol tamponné à 10 %, soit 4 % de formaldéhyde) a pour objectif de bloquer immédiatement l'autolyse et la putréfaction en dénaturant les enzymes lysosomiales, tout en préservant l'architecture tissulaire et cellulaire dans un état aussi proche que possible du vivant. C'est cette dernière précision qui fait la valeur de la définition.
FAUX Propositions A et B : Incomplètes. Tuer les cellules sans se préoccuper de la qualité de conservation morphologique ne définit pas la fixation mais une simple destruction tissulaire.
FAUX Proposition C : Définition circulaire (« la fixation consiste à fixer »), sans aucun contenu physiopathologique.
Réponse attendue : D
Astuce Concours Pro
Trois règles pratiques de la fixation tombent régulièrement : la mise en fixateur doit être immédiate (idéalement moins de 30 minutes), le volume de fixateur doit représenter environ 10 fois le volume de la pièce, et la durée doit être adaptée (6 à 48 h). Une fixation trop prolongée détériore les antigènes et compromet l'immunohistochimie et la biologie moléculaire.
04. Classification de Bethesda et Moyens de Diagnostic
À propos de la classification de Bethesda et des moyens de diagnostic :
A. Les lésions intra-épithéliales de bas grade correspondent au CIN 1.
B. Les lésions intra-épithéliales de haut grade regroupent les CIN 2 et CIN 3.
C. Le frottis cervico-utérin permet un diagnostic précoce au stade de lésion précancéreuse.
D. Un frottis est interprétable même s'il n'intéresse pas la jonction endocol-exocol.
Résolution & Analyse
VRAI Proposition A : La terminologie de Bethesda est cytologique. Les LSIL (Low grade Squamous Intraepithelial Lesion) correspondent, sur le versant histologique, au CIN 1 ainsi qu'aux koïlocytes de l'infection HPV productive.
VRAI Proposition B : Les HSIL regroupent les CIN 2 et CIN 3 (ce dernier incluant le carcinome in situ). Ce sont les lésions à risque réel de progression vers le cancer invasif, justifiant une colposcopie avec biopsies dirigées puis une conisation le cas échéant.
VRAI Proposition C : C'est tout le principe du dépistage organisé : détecter des lésions précancéreuses asymptomatiques, à un stade où le traitement conservateur est simple et la guérison quasi constante.
FAUX Proposition D : Piège classique. La zone de jonction pavimento-cylindrique (endocol/exocol) est précisément le siège de naissance de la quasi-totalité des lésions précancéreuses. Un frottis ne comportant pas de cellules endocervicales ou métaplasiques est déclaré non satisfaisant / non interprétable et doit être refait.
Réponses attendues : A, B, C
Cytologie (Bethesda)
Histologie (CIN)
Conduite à tenir usuelle
ASC-US
Indéterminé
Test HPV réflexe (triage)
LSIL
CIN 1 / koïlocytose
Surveillance, colposcopie selon l'âge
HSIL
CIN 2 – CIN 3
Colposcopie + biopsies, conisation
05. Types Histologiques du Cancer du Col Utérin
Concernant les types histologiques du cancer du col utérin :
A. Le carcinome épidermoïde représente environ 50% des cas.
B. L'adénocarcinome se développe aux dépens de l'endocol.
C. L'adénocarcinome à cellules claires peut être lié à la prise de distilbène par la mère de la patiente.
D. Le carcinome muco-épidermoïde est une forme mixte avec sécrétion de mucus.
Résolution & Analyse
FAUX Proposition A : Erreur de proportion. Le carcinome épidermoïde, développé aux dépens de l'épithélium malpighien de l'exocol, représente environ 80 à 90 % des cancers du col, et non 50 %. L'adénocarcinome en représente 10 à 15 %, en augmentation relative dans les pays à dépistage cytologique organisé.
VRAI Proposition B : L'adénocarcinome naît de l'épithélium glandulaire cylindrique endocervical. Sa situation haute dans le canal explique qu'il échappe plus volontiers au frottis et soit diagnostiqué à un stade plus avancé.
VRAI Proposition C : C'est la classique exposition in utero au diéthylstilbestrol (Distilbène®), prescrit jusqu'aux années 1970. Les filles exposées présentent un sur-risque d'adénocarcinome à cellules claires du vagin et du col, associé à des malformations utéro-vaginales (utérus en T, adénose vaginale).
VRAI Proposition D : Il s'agit d'une forme mixte, associant une composante épidermoïde et une composante glandulaire mucosécrétante (proche de la catégorie des carcinomes adénosquameux). La double différenciation est confirmée par les colorations spéciales du mucus (PAS, bleu alcian).
Réponses attendues : B, C, D
06. Le Syndrome Vipérin
Le syndrome vipérin associe :
A. Douleur
B. Saignement
C. Œdème
D. Nécrose
Résolution & Analyse Clinique
L'envenimation par vipéridés (très fréquente en zone rurale sahélienne, notamment Echis ocellatus) associe deux grands ensembles : un syndrome inflammatoire local extensif et un syndrome hémorragique par coagulopathie de consommation.
VRAI Proposition A : La douleur est immédiate, intense, à type de brûlure, débutant au point d'inoculation puis s'étendant en tache d'huile le long du membre.
VRAI Proposition B : Le venin vipérin est hémorragipare : saignement persistant au point de morsure, gingivorragies, épistaxis, hématurie, hémorragies viscérales. C'est le principal facteur de mortalité et l'indication formelle de l'immunothérapie antivenimeuse.
VRAI Proposition C : L'œdème est dur, extensif, d'installation rapide, pouvant remonter à la racine du membre et se compliquer d'un syndrome des loges.
VRAI Proposition D : Les toxines cytolytiques provoquent des phlyctènes puis une nécrose cutanée et musculaire, source de séquelles fonctionnelles et parfois d'amputation.
Réponses attendues : A, B, C, D
⚡
Astuce Concours
Ne confondez pas syndrome vipérin (local inflammatoire + hémorragique) et syndrome cobraïque (élapidés : signes locaux discrets, paralysie neuromusculaire descendante avec ptôsis, dysphagie et détresse respiratoire). Le garrot serré, l'incision et la succion sont proscrits : immobilisation, pansement compressif, hospitalisation urgente et sérothérapie antivenimeuse.
07. Généralités sur l'Anesthésie
Une anesthésie :
A. Peut être générale, locorégionale ou combinée
B. Est réalisée uniquement pour des gestes chirurgicaux très douloureux
C. N'est pas nécessaire pour la réalisation d'une endoscopie
D. Doit permettre d'assurer la sécurité et le confort du patient
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Les trois modalités existent bien : anesthésie générale (perte de conscience contrôlée et réversible), anesthésie locorégionale (périmédullaire ou tronculaire, avec conservation de la conscience) et anesthésie combinée (par exemple AG + bloc analgésique pour l'analgésie postopératoire).
FAUX Proposition B : L'anesthésie est aussi indiquée pour des gestes peu douloureux mais exigeant une immobilité parfaite ou une coopération impossible : IRM du jeune enfant, radiothérapie pédiatrique, endoscopie, actes de radiologie interventionnelle.
FAUX Proposition C : Les endoscopies digestives ou bronchiques sont très majoritairement réalisées sous sédation profonde ou anesthésie générale, avec la même exigence de consultation préanesthésique et de monitorage.
VRAI Proposition D : C'est la définition même de la mission de l'anesthésiste-réanimateur : garantir l'analgésie, l'hypnose, la stabilité des grandes fonctions vitales et le confort péri-opératoire.
Réponses attendues : A, D
08. La Consultation Préanesthésique
Concernant la consultation préanesthésique :
A. Elle n'est obligatoire que dans le cadre d'une intervention programmée sous anesthésie générale
B. La consultation préanesthésique a lieu au moins 48 heures avant toute intervention programmée ou réglée ou élective
C. Elle vise à définir une stratégie pré, per et postopératoire
D. Elle permet d'établir une relation entre l'anesthésiste et le patient
Résolution & Analyse Clinique
FAUX Proposition A : La consultation est obligatoire pour tout acte programmé nécessitant une anesthésie, quelle qu'en soit la technique : générale, locorégionale ou sédation. Seule l'urgence vitale peut en dispenser, et elle est alors remplacée par une évaluation immédiate.
VRAI Proposition B : Le délai réglementaire est d'au moins 48 heures avant l'intervention réglée. Ce délai permet de compléter le bilan, d'optimiser une comorbidité, de commander des produits sanguins ou d'adapter un traitement anticoagulant.
VRAI Proposition C : Elle évalue le risque (score ASA, critères d'intubation difficile), planifie la technique anesthésique, l'analgésie postopératoire, le jeûne, la gestion des traitements chroniques et le mode d'hospitalisation.
VRAI Proposition D : Elle constitue le temps d'information et de recueil du consentement éclairé, fondement juridique et relationnel de l'acte anesthésique. Elle diminue significativement l'anxiété préopératoire.
Réponses attendues : B, C, D
⚡
Astuce Concours
Ne confondez pas consultation préanesthésique (≥ 48 h avant, à distance) et visite préanesthésique (dans les heures précédant l'acte, obligatoire elle aussi) : cette dernière vérifie l'absence d'événement intercurrent, le respect du jeûne et la prémédication.
09. Le Jeûne Préopératoire
Parmi les affirmations suivantes à propos du jeûne préopératoire, la ou lesquelles sont vraies ?
A. Son objectif est de prévenir la survenue d'un syndrome d'inhalation bronchique ou syndrome de Mendelson
B. L'obésité, le diabète, l'hypertension artérielle, la grossesse, le reflux gastro-œsophagien sont des facteurs de risque d'inhalation gastrique
C. Est qualifié « d'estomac plein », tout patient n'ayant pas respecté les règles du jeûne préopératoire
D. La durée du jeûne est réduite chez les bébés et les petits enfants
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Le syndrome de Mendelson est une pneumopathie chimique par inhalation de liquide gastrique acide lors de l'induction, potentiellement mortelle. La vacuité gastrique en est la prévention principale.
VRAI Proposition B : Ces situations augmentent soit la pression intra-abdominale (obésité, grossesse), soit le résidu gastrique par gastroparésie (diabète), soit l'incompétence du sphincter inférieur de l'œsophage (RGO, grossesse). Elles imposent souvent une induction en séquence rapide.
VRAI Proposition C : Par définition et par sécurité, tout patient n'ayant pas respecté les délais est considéré comme « estomac plein », au même titre que l'urgence, l'occlusion ou le traumatisé récent.
VRAI Proposition D : Chez le nourrisson et le jeune enfant, le jeûne prolongé expose à l'hypoglycémie et à la déshydratation. Les délais sont donc raccourcis et modulés selon la nature de l'ingesta.
Réponses attendues : A, B, C, D
Nature de l'ingesta
Délai minimal avant anesthésie
Liquides clairs (eau, jus sans pulpe, thé)
2 heures
Lait maternel
4 heures
Lait artificiel, repas léger
6 heures
Repas gras, viande
8 heures
10. Contre-indications de l'Anesthésie Locorégionale
Les contre-indications de l'anesthésie locorégionale sont :
A. Le refus du patient
B. Les troubles de l'hémostase
C. Les troubles neurologiques suspects
D. L'hypovolémie n'est pas une contre-indication aux anesthésies périmédullaires
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Contre-indication absolue et incontournable : aucun acte ne peut être imposé à un patient conscient et informé. Le refus doit être tracé dans le dossier.
VRAI Proposition B : Les troubles constitutionnels ou acquis de l'hémostase (thrombopénie sévère, anticoagulation curative non interrompue) exposent au risque d'hématome périmédullaire compressif, urgence chirurgicale pouvant laisser une paraplégie définitive.
VRAI Proposition C : Une neuropathie évolutive ou un déficit non documenté contre-indiquent l'ALR, essentiellement pour des raisons médico-légales : toute aggravation ultérieure serait imputée au bloc.
FAUX Proposition D : C'est exactement l'inverse. L'hypovolémie non corrigée est une contre-indication majeure aux blocs périmédullaires : le bloc sympathique induit une vasoplégie brutale qui, sur un secteur vasculaire déjà vide, provoque un collapsus sévère.
Réponses attendues : A, B, C
Astuce Concours Pro
Complétez la liste avec les autres contre-indications : infection cutanée au point de ponction, sepsis non contrôlé, allergie vraie aux anesthésiques locaux, hypertension intracrânienne, et certaines valvulopathies serrées (rétrécissement aortique) pour les rachianesthésies.
Cardiologie & Métabolisme — Questions 11 à 15
11. Effets Indésirables des IEC
La prescription d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) peut être responsable :
A. d'une hypokaliémie
B. d'une élévation de la créatininémie
C. d'une toux
D. d'un trouble de la conduction auriculo-ventriculaire
Résolution & Analyse Clinique
Les IEC bloquent la conversion de l'angiotensine I en angiotensine II et inhibent la dégradation de la bradykinine : toute leur iatrogénie découle de ces deux mécanismes.
FAUX Proposition A : C'est l'inverse. La baisse de l'angiotensine II entraîne une chute de la sécrétion d'aldostérone, donc une rétention de potassium : le risque est l'hyperkaliémie, majorée par l'insuffisance rénale, les AINS, les diurétiques épargneurs de potassium ou les sels de régime.
VRAI Proposition B : L'angiotensine II maintient le tonus de l'artériole efférente glomérulaire. Son blocage abaisse la pression de filtration et donc le débit de filtration glomérulaire. Une élévation de la créatininémie jusqu'à 20-30 % est tolérée ; au-delà, il faut suspecter une sténose bilatérale des artères rénales ou une déplétion volémique.
VRAI Proposition C : La toux sèche, quinteuse, rebelle, survient chez 5 à 20 % des patients par accumulation de bradykinine et de substance P dans l'arbre bronchique. Elle impose le passage à un sartan (ARA II), qui n'a pas cet effet.
FAUX Proposition D : Les IEC n'ont aucun effet dromotrope. Les troubles de conduction auriculo-ventriculaire relèvent des bêtabloquants, des inhibiteurs calciques bradycardisants (vérapamil, diltiazem), des digitaliques ou de l'amiodarone.
Réponses attendues : B, C
⚡
Astuce Concours
Mémorisez la iatrogénie des IEC par le mot « TAHIC » : Toux, Angio-œdème (bradykinine), Hyperkaliémie, Insuffisance rénale fonctionnelle, Contre-indication à la grossesse (fœtotoxicité). Contrôle systématique de la créatinine et du potassium 7 à 15 jours après l'instauration.
12. Effets Indésirables des Inhibiteurs Calciques
La prescription d'un inhibiteur calcique (ICA) peut être responsable :
A. d'une élévation de la créatininémie
B. d'un trouble de la conduction auriculo-ventriculaire
C. d'une baisse de la kaliémie
D. d'une augmentation de la fréquence cardiaque
Résolution & Analyse Clinique
Il faut impérativement distinguer les deux familles d'inhibiteurs calciques, dont les profils d'effets indésirables sont opposés.
FAUX Proposition A : Les dihydropyridines dilatent préférentiellement l'artériole afférente : elles ne réduisent pas la pression de filtration et n'induisent pas d'insuffisance rénale fonctionnelle, contrairement aux IEC et aux ARA II.
VRAI Proposition B : Les inhibiteurs calciques bradycardisants non dihydropyridiniques (vérapamil, diltiazem) ont un effet dromotrope négatif sur le nœud auriculo-ventriculaire : bradycardie, BAV, aggravation d'une insuffisance cardiaque systolique. Leur association aux bêtabloquants est dangereuse.
FAUX Proposition C : Aucun effet kaliurétique. L'hypokaliémie médicamenteuse évoque les diurétiques de l'anse, les thiazidiques, les corticoïdes ou les bêta-2 mimétiques.
VRAI Proposition D : Les dihydropyridines (amlodipine, nifédipine) provoquent une vasodilatation artériolaire puissante, responsable d'une tachycardie réflexe par activation baroréflexe du sympathique, ainsi que de céphalées, bouffées vasomotrices et œdèmes malléolaires.
13. Valeurs de Normalité de la Pression Artérielle
Au cabinet médical, en référence à la méthode auscultatoire, les valeurs de normalité de la pression artérielle au repos sont les suivantes :
A. PAS > 140 mmHg
B. PAS < 140 mmHg
C. PAD = 90 mmHg
D. PAD < 90 mmHg
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Propositions B et D : En mesure de consultation (méthode auscultatoire, brassard adapté, patient au repos depuis 5 minutes, en position assise, mesure aux deux bras), l'HTA est définie par une PAS ≥ 140 mmHg et/ou une PAD ≥ 90 mmHg, confirmées à plusieurs consultations. La normalité correspond donc à PAS < 140 et PAD < 90 mmHg.
FAUX Propositions A et C : Une PAS > 140 mmHg définit l'HTA systolique. Une PAD strictement égale à 90 mmHg atteint le seuil diagnostique : elle n'est donc pas une valeur normale.
Réponses attendues : B, D
⚡
Astuce Concours
Les seuils changent avec la méthode de mesure : cabinet 140/90, automesure tensionnelle à domicile 135/85, MAPA diurne 135/85, MAPA nocturne 120/70, MAPA des 24 h 130/80. Une pression élevée au cabinet et normale en automesure définit l'HTA blouse blanche.
14. Alcalose Hypokaliémique
Une alcalose hypokaliémique doit vous faire évoquer :
A. une sténose des artères rénales
B. une maladie de Basedow
C. un panhypopituitarisme
D. une hémodilution
Résolution & Analyse Clinique
L'association alcalose métabolique + hypokaliémie, chez un hypertendu, est la signature biologique d'un hyperminéralocorticisme : l'aldostérone augmente la réabsorption de sodium et l'excrétion couplée de H⁺ et de K⁺ dans le tube collecteur.
VRAI Proposition A : La sténose des artères rénales provoque une hypoperfusion rénale, une stimulation du système rénine-angiotensine-aldostérone et donc un hyperaldostéronisme secondaire : HTA sévère ou résistante, hypokaliémie, alcalose métabolique. C'est une cause majeure d'HTA secondaire curable.
FAUX Proposition B : La maladie de Basedow peut s'accompagner de paralysie périodique thyrotoxique avec hypokaliémie par transfert, mais il s'agit d'un tableau rare, sans alcalose métabolique caractéristique ni HTA rénine-dépendante.
FAUX Proposition C : Le panhypopituitarisme entraîne un déficit corticotrope : hypotension, hyponatrémie de dilution, tendance à l'hypoglycémie — l'inverse du tableau décrit.
FAUX Proposition D : L'hémodilution provoque une hyponatrémie et une baisse des protides et de l'hématocrite, sans trouble acido-basique de ce type.
Réponse attendue : A
Astuce Concours Pro
Devant « HTA + hypokaliémie + alcalose », posez toujours le couple rénine / aldostérone : rénine basse et aldostérone haute → hyperaldostéronisme primaire (adénome de Conn, hyperplasie) ; rénine haute et aldostérone haute → hyperaldostéronisme secondaire (sténose de l'artère rénale, HTA maligne, tumeur à rénine).
15. Urgence Hypertensive : Quand Respecter les Chiffres ?
Des chiffres de pression artérielle à 230/120 mmHg sont retrouvés chez une femme de 46 ans. Quelle est la circonstance clinique où cette HTA doit être respectée ?
A. grossesse
B. dissection aortique
C. infarctus du myocarde à la phase aiguë
D. accident vasculaire cérébral ischémique
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition D : À la phase aiguë d'un AVC ischémique, l'élévation tensionnelle est un mécanisme adaptatif indispensable : l'autorégulation du débit sanguin cérébral étant abolie dans la zone de pénombre, la perfusion devient directement pression-dépendante. Baisser brutalement la pression étend l'infarctus. On respecte donc l'HTA jusqu'à 220/120 mmHg (185/110 mmHg seulement si une thrombolyse est envisagée).
FAUX Proposition A : Chez la femme enceinte, de tels chiffres définissent une urgence hypertensive imposant un traitement immédiat (nicardipine, labétalol) et la prévention de l'éclampsie par sulfate de magnésium.
FAUX Proposition B : Dans la dissection aortique, la baisse tensionnelle est au contraire la priorité absolue : objectif PAS 100-120 mmHg avec contrôle de la fréquence cardiaque, pour réduire les forces de cisaillement pariétal.
FAUX Proposition C : À la phase aiguë de l'infarctus, l'HTA majore la post-charge, la consommation myocardique en oxygène et la taille de la nécrose : elle doit être traitée.
Réponse attendue : D
Exemple Analogue
Un patient arrive aux urgences avec une hémiplégie droite et une aphasie de 2 heures, à 210/110 mmHg. Le réflexe est de ne pas traiter la tension d'emblée, mais de faire l'imagerie cérébrale en urgence : c'est elle qui décidera de la thrombolyse et donc de l'objectif tensionnel.
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Orthopédie & Traumatologie — Questions 16 à 20
16. Imagerie d'une Fracture du Fémur
Vous suspectez une fracture du fémur chez un patient admis aux urgences. Quel(s) examen(s) d'imagerie demandez-vous pour confirmer votre diagnostic ?
A. TDM de la cuisse
B. Radiographie de la cuisse
C. Échographie doppler veineux du membre pelvien
D. Scintigraphie osseuse
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition B : La radiographie standard est l'examen de première intention et de confirmation. Elle doit respecter les règles de la traumatologie : deux incidences orthogonales (face et profil) et prise des deux articulations sus- et sous-jacentes (hanche et genou), afin de ne pas méconnaître une luxation associée ou un second trait.
FAUX Proposition A : La TDM n'est pas nécessaire pour une fracture diaphysaire évidente. Elle est réservée aux traits complexes, articulaires (fractures du cotyle, du plateau tibial) ou aux doutes persistants malgré des clichés normaux.
FAUX Proposition C : L'écho-doppler explore une complication vasculaire ou thrombotique, pas la fracture elle-même.
FAUX Proposition D : La scintigraphie n'a aucune place en urgence traumatique ; elle sert au diagnostic tardif de fractures de fatigue ou au bilan d'extension métastatique.
Réponse attendue : B
17. Complications Secondaires des Fractures des Os Longs
Quelle(s) est (sont) la (les) complication(s) secondaire(s) des fractures des os longs ?
A. Syndrome des loges
B. Embolie graisseuse
C. Thrombose veineuse profonde
D. Cal vicieux
Résolution & Analyse Clinique
La chronologie est ici la clé de la question. On distingue trois temps : complications immédiates ou précoces (premières heures), secondaires (premiers jours à premières semaines) et tardives (au-delà de la consolidation).
VRAI Proposition B : L'embolie graisseuse survient typiquement entre la 24e et la 72e heure, après fracture de la diaphyse fémorale ou du bassin : détresse respiratoire, confusion et purpura pétéchial du creux axillaire et de la conjonctive.
VRAI Proposition C : La thrombose veineuse profonde résulte de l'immobilisation, de la stase et de la lésion endothéliale (triade de Virchow). Elle survient dans les jours suivant le traumatisme et justifie une thromboprophylaxie systématique.
FAUX Proposition A : Le syndrome des loges est une complication précoce/immédiate (6 à 24 premières heures), par hyperpression dans une loge inextensible. C'est une urgence chirurgicale (aponévrotomie) et non une complication secondaire.
FAUX Proposition D : Le cal vicieux est une complication tardive, correspondant à une consolidation en position vicieuse (angulation, rotation, raccourcissement).
Réponses attendues : B, C
Immédiates / précoces
Secondaires
Tardives
Ouverture cutanée, lésion vasculo-nerveuse, syndrome des loges, choc hémorragique
Embolie graisseuse, TVP et embolie pulmonaire, infection, déplacement secondaire, escarres
Cal vicieux, pseudarthrose, ostéite chronique, raideur, algodystrophie, nécrose avasculaire
18. Prévention des Escarres
Élément(s) de prévention des escarres ?
A. Changer régulièrement la position du malade alité
B. Vérifier la literie du patient
C. Éduquer la famille du patient sur la prévention
D. Anticoagulation à dose curative
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Les changements de position toutes les 2 à 3 heures suppriment l'ischémie tissulaire prolongée au niveau des points d'appui (sacrum, talons, trochanters, occiput), mécanisme initial de l'escarre.
VRAI Proposition B : Draps propres, secs, bien tendus, sans plis ni miettes : l'humidité (macération, incontinence) et le cisaillement sont les deux cofacteurs majeurs. Le matelas à air ou à mémoire de forme complète le dispositif.
VRAI Proposition C : L'éducation de l'entourage est capitale, surtout en milieu à ressources limitées où l'accompagnant participe aux soins : mobilisation, hygiène, surveillance quotidienne des points d'appui, nutrition et hydratation.
FAUX Proposition D : L'anticoagulation prévient la maladie thrombo-embolique, pas l'escarre. À dose curative, elle est de surcroît inappropriée en prévention et expose au risque hémorragique.
Réponses attendues : A, B, C
19. Critères de Qualité d'une Radiographie en Traumatologie
Quel(s) est (sont) le(s) critère(s) de qualité d'une radiographie en traumatologie ?
A. Un bon contraste radiographique (pénétrance)
B. Le cadrage
C. La symétrie
D. L'orientation
Résolution & Analyse Clinique
Un cliché non conforme conduit à méconnaître un trait de fracture : l'analyse de la qualité technique précède toujours l'analyse sémiologique.
VRAI Proposition A : La pénétrance doit permettre de distinguer les corticales, la trame spongieuse et les parties molles. Un cliché trop « dur » efface les traits fins ; un cliché trop « mou » noie les structures.
VRAI Proposition B : Le cadrage doit englober l'ensemble du segment osseux avec les deux articulations adjacentes.
VRAI Proposition C : La symétrie des repères anatomiques atteste l'absence de rotation du segment ou du patient, source majeure de fausses images et de superpositions.
VRAI Proposition D : L'orientation du rayon directeur et l'identification du cliché (côté droit/gauche, nom, date) sont des critères de validité indispensables, à valeur médico-légale.
Réponses attendues : A, B, C, D
⚡
Astuce Concours
Retenez la règle des « 2 × 2 » en traumatologie : 2 incidences orthogonales et 2 articulations englobées. Une fracture de l'avant-bras impose de voir le coude ET le poignet (fracture de Monteggia ou de Galeazzi méconnue sinon).
20. Surveillance Postopératoire en Orthopédie-Traumatologie
Quels éléments surveillez-vous chez un patient opéré en orthopédie traumatologie ?
A. Douleur
B. Constantes (Température - Tension artérielle - Fréquence respiratoire)
C. Mollet
D. État du pansement
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : L'évaluation systématique par EVA guide l'analgésie multimodale. Surtout, une douleur croissante sous antalgiques adaptés est un signal d'alarme majeur : syndrome des loges, infection, plâtre trop serré, ischémie.
VRAI Proposition B : Les constantes dépistent les deux grandes complications postopératoires : le sepsis (fièvre, tachycardie) et l'hémorragie (hypotension, tachycardie, pâleur), ainsi que l'embolie pulmonaire (polypnée, désaturation).
VRAI Proposition C : L'examen quotidien des mollets recherche une thrombose veineuse profonde (douleur, ballant diminué, augmentation de circonférence, chaleur locale), complication redoutée de la chirurgie orthopédique du membre inférieur.
VRAI Proposition D : On surveille l'aspect du pansement (souillure, saignement, écoulement), les drains, la cicatrice et l'état vasculo-nerveux distal (pouls, chaleur, recoloration, mobilité et sensibilité).
Réponses attendues : A, B, C, D
Dermatologie Sémio-Clinique — Questions 21 à 25
21. La Macule Purpurique
Une macule purpurique se caractérise par :
A. Disparition à la vitropression
B. Extravasation sanguine dermique
C. Hyperhémie inflammatoire
D. Présence de relief
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition B : Le purpura résulte de la sortie des hématies hors du lit vasculaire, dans le derme. Le sang étant extravasculaire, il ne peut être chassé par la pression : c'est tout le principe du signe.
FAUX Proposition A : Le purpura ne s'efface pas à la vitropression, contrairement à l'érythème. Il évolue en outre selon les teintes de la biligenèse locale (rouge, puis bleu-violacé, verdâtre, jaunâtre).
FAUX Proposition C : L'hyperhémie inflammatoire définit l'érythème, où le sang reste intravasculaire.
FAUX Proposition D : Par définition, une macule est plane, non palpable. L'existence d'un relief définirait un purpura infiltré (vascularite) ou une papule.
Réponse attendue : B
Astuce Concours Pro
Le purpura est une urgence lorsqu'il est fébrile, extensif, nécrotique et infiltré : c'est le purpura fulminans du méningocoque, qui impose l'injection immédiate de ceftriaxone avant tout transfert.
22. Définition de la Papule (proposition FAUSSE)
Concernant la papule, quelle proposition est FAUSSE ?
A. Diamètre < 1 cm
B. Contenu liquide
C. Peut être épidermique ou dermique
D. Peut être liée à une infiltration cellulaire
Résolution & Analyse Clinique
FAUX Proposition B — c'est la réponse demandée : La papule est par définition une élevure solide, de contenu plein, sans liquide. Une élevure circonscrite à contenu liquidien clair correspond à une vésicule (< 5 mm) ou à une bulle (> 5 mm) ; à contenu purulent, à une pustule.
VRAI Proposition A : La papule mesure classiquement moins de 1 cm ; au-delà, on parle de nodule ou de plaque selon la profondeur et l'étendue.
VRAI Proposition C : On distingue les papules épidermiques (verrues planes), dermiques (lichen, syphilis secondaire) et mixtes (dermo-épidermiques).
VRAI Proposition D : Le relief peut être dû à une infiltration cellulaire (inflammatoire, tumorale) ou à un dépôt de substance (amylose, mucine).
Réponse attendue : B
23. Mécanisme d'une Bulle Sous-Épidermique
Une bulle sous-épidermique résulte :
A. D'une spongiose
B. D'une séparation derme-épiderme
C. D'une accumulation de kératine
D. D'une prolifération fibroblastique
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition B : La bulle sous-épidermique naît d'un clivage de la jonction dermo-épidermique, par altération des hémidesmosomes ou des composants de la lame basale (BP180, BP230, collagène VII). Cliniquement, elle est tendue, à toit épais, et laisse une érosion post-bulleuse ; c'est le mécanisme de la pemphigoïde bulleuse et de l'épidermolyse bulleuse acquise.
FAUX Proposition A : La spongiose est un œdème inter-kératinocytaire intra-épidermique, mécanisme de l'eczéma : elle donne des vésicules intra-épidermiques, fragiles et suintantes.
FAUX Propositions C et D : L'accumulation de kératine définit l'hyperkératose ; la prolifération fibroblastique caractérise la cicatrice hypertrophique ou la chéloïde. Aucune ne crée de bulle.
Réponse attendue : B
⚡
Astuce Concours
Deux niveaux, deux maladies types : bulle intra-épidermique par acantholyse → pemphigus (bulles flasques, signe de Nikolsky positif, atteinte muqueuse) ; bulle sous-épidermique → pemphigoïde bulleuse (bulles tendues sur base urticarienne, sujet âgé, Nikolsky négatif).
24. Rôle de la Cellule de Langerhans
La cellule de Langerhans a pour rôle principal :
A. Sécrétion de sébum
B. Immunité cutanée
C. Production de mélanine
D. Transmission nerveuse
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition B : Cellule dendritique d'origine médullaire, elle est la cellule présentatrice d'antigène professionnelle de l'épiderme : elle capte l'antigène, migre vers le ganglion lymphatique de drainage et active les lymphocytes T naïfs. Elle est la pierre angulaire de l'eczéma de contact (hypersensibilité retardée de type IV).
FAUX Proposition A : C'est le rôle du sébocyte de la glande sébacée, annexe cutanée dermique.
FAUX Proposition C : La mélanine est produite par le mélanocyte, qui la transfère aux kératinocytes par ses dendrites (unité épidermo-mélanique).
FAUX Proposition D : Rôle de la cellule de Merkel, mécanorécepteur neuro-épithélial du toucher fin.
Réponse attendue : B
25. Macule Érythémateuse Disparaissant à la Vitropression
Une macule érythémateuse qui disparaît à la vitropression correspond à :
A. Purpura
B. Hématome
C. Hyperhémie inflammatoire
D. Nécrose
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition C : L'effacement à la vitropression signe que le sang est resté dans les vaisseaux : la pression du verre le chasse du réseau capillaire dermique. C'est la définition de l'érythème par vasodilatation-hyperhémie inflammatoire (exanthèmes viraux, érysipèle, toxidermies).
FAUX Propositions A et B : Purpura et hématome correspondent à une extravasation sanguine : ils ne s'effacent pas.
FAUX Proposition D : La nécrose est une zone noirâtre, cartonnée, avec perte de substance : ce n'est pas une macule érythémateuse.
Réponse attendue : C
Astuce Concours Pro
Le verre de montre (vitropression) est le geste sémiologique le plus rentable en dermatologie : ça s'efface → érythème ; ça ne s'efface pas → purpura. À faire systématiquement devant toute lésion rouge fébrile.
Approche Gériatrique Clinique — Questions 26 à 30
26. Spécificité de la Démarche Gériatrique
Concernant la démarche gériatrique par rapport à la démarche médicale standard, quelle affirmation est la plus exacte ?
A. En gériatrie, l'étape thérapeutique se limite au diagnostic et au traitement, le concept de guérison restant l'objectif premier.
B. La démarche gériatrique privilégie une approche globale de la personne âgée tenant compte de son environnement, en intégrant diagnostic, traitement de la perte d'autonomie, prévention et aides sociales.
C. En gériatrie, la prise en charge psychologique de la personne âgée est secondaire par rapport aux interventions médicales organiques.
D. Le traitement gériatrique est centré sur la pathologie d'organe, à l'image de la médecine spécialisée adulte, avec une adaptation posologique.
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition B : La gériatrie repose sur l'évaluation gériatrique standardisée : approche multidimensionnelle (médicale, fonctionnelle, cognitive, thymique, nutritionnelle, sensorielle, sociale et environnementale) et pluriprofessionnelle. L'objectif n'est pas seulement la guérison d'un organe, mais le maintien de l'autonomie et de la qualité de vie.
FAUX Proposition A : Réduire la gériatrie au couple diagnostic-guérison ignore la prévention de la dépendance, la réadaptation et l'accompagnement, souvent prioritaires.
FAUX Propositions C et D : La dimension psychologique et thymique (dépression, deuil, syndrome de glissement) est au premier plan, et la logique d'organe isolé est précisément ce que la démarche gériatrique dépasse en raison de la polypathologie.
Réponse attendue : B
27. Hétérogénéité de la Population Âgée
Concernant l'hétérogénéité de la population âgée et ses implications, quelles propositions sont exactes ?
A. L'hétérogénéité se manifeste à la fois entre individus du même âge (inter-individuelle) et entre différents organes d'un même individu (intra-individuelle).
B. Les objectifs thérapeutiques doivent être différenciés selon le profil : prévention et curatif pour les plus jeunes, amélioration de la qualité de vie pour les âges extrêmes.
C. Il existe peu de points communs entre un sujet de 70 ans et un sujet de 95 ans, justifiant des approches médicales radicalement différentes.
D. Le vieillissement différentiel inter-organe explique pourquoi la réduction des réserves fonctionnelles liées au vieillissement varie selon les organes.
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Deux niveaux d'hétérogénéité coexistent : entre sujets du même âge chronologique (d'où la notion d'âge physiologique) et entre organes d'un même sujet.
VRAI Proposition B : La hiérarchisation des objectifs est un principe fondateur : chez le sujet âgé robuste, on garde une visée préventive et curative ; chez le très grand âge ou le sujet fragile, le confort, la fonction et la qualité de vie priment.
VRAI Proposition D : C'est le vieillissement différentiel : la réserve fonctionnelle décroît de façon inégale selon les organes (rein, poumon, système nerveux), ce qui explique la vulnérabilité sélective au stress.
FAUX Proposition C : Formulation excessive. L'écart entre 70 et 95 ans est réel, mais il justifie une adaptation graduée des objectifs, non des approches « radicalement différentes » : la démarche gériatrique globale reste la même. Les termes absolus (« peu de points communs », « radicalement ») signalent le distracteur.
Réponses attendues : A, B, D
28. Pièges Biologiques en Gériatrie
Parmi les propositions suivantes, laquelle représente correctement un piège biologique spécifique à la gériatrie ?
A. La créatininémie est toujours élevée chez le sujet âgé, même en l'absence d'insuffisance rénale.
B. Une créatininémie normale chez un sujet âgé peut masquer une insuffisance rénale significative en raison de la réduction de la masse musculaire.
C. L'albumine sérique est toujours normale chez le sujet âgé sain, indépendamment de son état nutritionnel ou inflammatoire.
D. L'hyperleucocytose est systématiquement absente dans les infections bactériennes graves du sujet âgé.
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition B : La créatinine est un produit de dégradation de la créatine musculaire. La sarcopénie liée à l'âge diminue sa production : une créatininémie « normale » à 90 µmol/L peut correspondre à un DFG effondré. Il faut donc raisonner sur la clairance estimée (Cockcroft, MDRD, CKD-EPI) avant toute prescription de médicament à élimination rénale.
FAUX Proposition A : Faux et contradictoire avec le mécanisme précédent : la créatininémie peut rester basse ou normale malgré une insuffisance rénale.
FAUX Proposition C : L'albuminémie baisse fréquemment (dénutrition, inflammation chronique) : elle est d'ailleurs un critère biologique de dénutrition et un marqueur pronostique.
FAUX Proposition D : Le mot « systématiquement » invalide la proposition. L'hyperleucocytose peut manquer, mais elle est souvent présente ; l'absence de réponse leucocytaire est même un facteur de gravité.
Réponse attendue : B
29. Les Syndromes Gériatriques
Concernant les syndromes gériatriques, quelles propositions sont exactes ?
A. Ils ne résultent pas d'une pathologie spécifique unique, mais de l'interaction de multiples facteurs.
B. Ils ne font pas partie du modèle traditionnel de maladie spécifique à un organe.
C. Ils sont moins fréquents que les maladies chroniques classiques chez les sujets de plus de 80 ans.
D. Ils sont souvent mal identifiés par les soignants non spécialisés en gériatrie.
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Chutes, confusion, incontinence, dénutrition, escarres, troubles de la marche : ces syndromes sont plurifactoriels. Une chute unique peut associer sarcopénie, hypotension orthostatique iatrogène, troubles visuels et environnement inadapté.
VRAI Proposition B : Ils échappent au modèle « une cause, un organe, une maladie » : c'est précisément ce qui les rend difficiles à coder et à prendre en charge dans une logique de spécialité d'organe.
VRAI Proposition D : Leur banalisation (« c'est l'âge ») explique un sous-diagnostic massif, alors qu'ils sont de puissants marqueurs pronostiques de dépendance et de mortalité.
FAUX Proposition C : C'est l'inverse : après 80 ans, leur prévalence dépasse souvent celle des maladies chroniques classiques et pèse davantage sur l'autonomie.
Réponses attendues : A, B, D
30. Atypies Sémiologiques chez le Sujet Âgé
Parmi les atypies sémiologiques classiquement décrites chez le sujet âgé malade, lesquelles sont correctement rapportées ?
A. La douleur thoracique de l'infarctus du myocarde est absente dans environ 30% des cas.
B. La fièvre peut être inconstante ou absente dans les infections graves.
C. Dans les péritonites, la défense musculaire remplace la contracture classiquement observée chez l'adulte jeune.
D. La tristesse est toujours présente et clairement exprimée dans les épisodes dépressifs majeurs du sujet âgé.
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : L'infarctus « silencieux » ou atypique est classique : il se manifeste par une dyspnée, une confusion, une chute ou une simple asthénie. D'où la règle de l'ECG systématique devant tout malaise du sujet âgé.
VRAI Proposition B : L'immunosénescence et l'altération de la thermorégulation expliquent des infections apyrétiques, voire hypothermes — l'hypothermie étant un signe de gravité.
VRAI Proposition C : La fonte musculaire pariétale explique que la contracture abdominale « de bois » soit remplacée par une simple défense, voire par un abdomen quasi souple : le tableau péritonéal est trompeur et le retard diagnostique fréquent.
FAUX Proposition D : La dépression du sujet âgé est volontiers masquée : plaintes somatiques, douleurs diffuses, anorexie, troubles cognitifs pseudo-démentiels, hostilité ou repli, sans expression verbale de tristesse.
Réponses attendues : A, B, C
⚡
Astuce Concours
En gériatrie, tout symptôme atypique — chute, confusion, refus alimentaire, incontinence d'apparition récente — doit être considéré comme le mode de révélation d'une pathologie aiguë jusqu'à preuve du contraire, et non comme une fatalité liée à l'âge.
Gynécologie & Obstétrique — Questions 31 à 35
31. Échographie du Troisième Trimestre
Le but de l'échographie du troisième trimestre de la grossesse est d'étudier :
A. la croissance fœtale
B. la présentation fœtale
C. les dimensions du bassin
D. le poids fœtal
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Propositions A et D : L'échographie du 3e trimestre (32-34 SA) est avant tout une échographie de croissance : biométries (BIP, périmètre céphalique, périmètre abdominal, longueur fémorale) reportées sur courbes, permettant l'estimation de poids fœtal et le dépistage du retard de croissance ou de la macrosomie.
VRAI Proposition B : Elle précise la présentation (céphalique, siège, transverse), la position placentaire (recherche de placenta praevia) et la quantité de liquide amniotique : autant d'éléments du pronostic obstétrical.
FAUX Proposition C : L'échographie ne mesure pas le bassin osseux. La pelvimétrie relève de la radiopelvimétrie ou du scanner (ou, en pratique courante, de l'examen clinique du bassin).
Réponses attendues : A, B, D
32. Manifestations Cliniques du Fibrome Utérin
Les manifestations cliniques du fibrome peuvent être responsables de :
A. Ménorragies.
B. Pesanteur pelvienne.
C. Troubles urinaires.
D. Infertilité.
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Les ménorragies sont le maître symptôme, surtout pour les fibromes sous-muqueux et interstitiels : augmentation de la surface endométriale, mauvaise rétraction myométriale, hypervascularisation. Elles conduisent à l'anémie ferriprive chronique.
VRAI Proposition B : Les fibromes volumineux, surtout sous-séreux, donnent une pesanteur pelvienne, une augmentation du volume abdominal et parfois une dyspareunie.
VRAI Proposition C : Par compression : pollakiurie, dysurie, voire rétention aiguë d'urine ou urétéro-hydronéphrose. La compression rectale donne un ténesme ou une constipation.
VRAI Proposition D : Surtout les fibromes sous-muqueux, qui déforment la cavité, altèrent la vascularisation endométriale et gênent l'implantation, ou les fibromes interstitiels comprimant les ostiums tubaires.
Réponses attendues : A, B, C, D
33. Signes Cliniques de l'Endométriose
Les signes cliniques de l'endométriose comprennent :
A. Dysménorrhée.
B. Dyspareunie profonde.
C. Douleurs pelviennes chroniques.
D. Infertilité.
Résolution & Analyse Clinique
L'endométriose se définit par la présence de tissu endométrial fonctionnel en dehors de la cavité utérine, saignant de façon cyclique et générant une réaction inflammatoire, fibreuse et adhérentielle.
VRAI Proposition A : Dysménorrhée secondaire, intense, résistante aux antalgiques usuels, s'aggravant avec les cycles : c'est le signe cardinal.
VRAI Proposition B : La dyspareunie profonde évoque une atteinte du cul-de-sac de Douglas ou des ligaments utéro-sacrés (endométriose profonde).
VRAI Proposition C : Les douleurs deviennent chroniques, non rythmées par le cycle, par sensibilisation centrale et adhérences pelviennes.
VRAI Proposition D : L'endométriose est retrouvée chez 30 à 50 % des femmes infertiles : altération de la perméabilité tubaire, adhérences, endométriomes ovariens, environnement péritonéal inflammatoire délétère.
Réponses attendues : A, B, C, D
Astuce Concours Pro
Retenez les « 5 D » de l'endométriose : Dysménorrhée, Dyspareunie profonde, Douleurs pelviennes chroniques, Difficultés à concevoir (infertilité), Dysuries et dyschésies cataméniales.
34. Les Condylomes Génitaux
Les condylomes génitaux :
A. Sont liés à certains types de HPV.
B. Sont des verrues génitales.
C. Sont transmissibles sexuellement.
D. Peuvent récidiver après traitement.
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Ils sont dus aux HPV à bas risque oncogène, essentiellement les génotypes 6 et 11, responsables de 90 % des condylomes acuminés.
VRAI Proposition B : « Condylome acuminé », « verrue génitale » et « crête-de-coq » désignent la même lésion papillomateuse exophytique.
VRAI Proposition C : C'est l'IST virale la plus fréquente au monde. Leur découverte impose le dépistage des autres IST (VIH, syphilis, hépatite B, chlamydia) et l'examen du ou des partenaires.
VRAI Proposition D : Les récidives sont fréquentes (jusqu'à 30 %) : les traitements (cryothérapie, imiquimod, podophyllotoxine, électrocoagulation, laser) détruisent la lésion mais n'éradiquent pas le virus latent des tissus adjacents.
Réponses attendues : A, B, C, D
35. Facteurs de Risque du Cancer du Col
Les facteurs de risque du cancer du col comprennent :
A. Infection préexistante à HPV.
B. Début précoce des rapports sexuels.
C. Multiplicité des partenaires sexuels.
D. Tabagisme.
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : L'infection persistante par un HPV à haut risque oncogène (16, 18, 31, 33, 45…) est la cause nécessaire : sans elle, pas de cancer du col. Les HPV 16 et 18 sont responsables d'environ 70 % des cas.
VRAI Propositions B et C : Précocité des rapports et multiplicité des partenaires (de la femme comme de son partenaire) augmentent la probabilité et la précocité de l'exposition à l'HPV, sur une zone de jonction encore immature et donc plus vulnérable.
VRAI Proposition D : Le tabac est un cofacteur reconnu : effet immunosuppresseur local (raréfaction des cellules de Langerhans cervicales) et action mutagène directe des dérivés nicotiniques concentrés dans le mucus cervical.
Réponses attendues : A, B, C, D
⚡
Astuce Concours
Complétez la liste : multiparité, bas niveau socio-économique, immunodépression (infection à VIH — le cancer invasif du col est classant stade 4 OMS), tabagisme, contraception œstroprogestative prolongée et absence de dépistage. C'est ce dernier facteur qui explique la lourde mortalité en Afrique subsaharienne.
Gastro-Entérologie — Questions 36 à 40
36. Arguments en Faveur d'un Trouble Fonctionnel Intestinal
Une femme de 27 ans consulte pour douleurs abdominales évoluant depuis 18 mois, intermittentes, diffuses, soulagées après l'émission de selles, avec alternance diarrhée-constipation. Ni amaigrissement, ni hématochésie, ni fièvre. Examen clinique et bilan (hémogramme, CRP) normaux. Quels sont les éléments en faveur d'un trouble fonctionnel intestinal ?
A. Douleurs abdominales fluctuantes
B. Soulagement après la défécation
C. Trouble du transit
D. Bilan biologique normal
Résolution & Analyse Clinique
Le syndrome de l'intestin irritable répond aux critères de Rome IV : douleur abdominale récurrente, au moins un jour par semaine depuis 3 mois (début des symptômes ≥ 6 mois), associée à au moins deux des critères suivants : liée à la défécation, associée à une modification de la fréquence ou de la consistance des selles.
VRAI Proposition A : Le caractère chronique, intermittent, diffus et sans horaire fixe, évoluant depuis 18 mois sans altération de l'état général, est typique.
VRAI Proposition B : Le soulagement post-défécatoire est un critère diagnostique majeur de Rome IV.
VRAI Proposition C : L'alternance diarrhée-constipation définit la forme mixte (SII-M) du syndrome.
VRAI Proposition D : La normalité du bilan, jointe à l'absence de signes d'alarme (pas d'amaigrissement, pas de rectorragie, pas de fièvre, âge jeune), permet de retenir le diagnostic sans multiplier les explorations invasives.
Réponses attendues : A, B, C, D
37. La Tuberculose Intestinale
S'agissant de la tuberculose intestinale :
A. L'évolution est le plus souvent chronique
B. La douleur siège fréquemment en fosse iliaque droite
C. L'atteinte rectale isolée est la plus fréquente
D. L'altération de l'état général est habituelle
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : L'évolution est insidieuse, sur plusieurs semaines ou mois, expliquant le retard diagnostique et la confusion fréquente avec la maladie de Crohn ou une néoplasie.
VRAI Proposition B : La localisation élective est la région iléo-cæcale (richesse en tissu lymphoïde et stase physiologique), d'où une douleur de la fosse iliaque droite, parfois une masse palpable, un syndrome subocclusif ou une fistulisation.
FAUX Proposition C : L'atteinte rectale isolée est rare. Toutes les localisations digestives sont possibles, mais la région iléo-cæcale domine largement.
VRAI Proposition D : Le syndrome d'imprégnation tuberculeuse est habituel : asthénie, anorexie, amaigrissement, fièvre vespérale, sueurs nocturnes.
Réponses attendues : A, B, D
38. RGO : Indications de l'Endoscopie Digestive Haute
Devant un reflux gastro-œsophagien, quels signes imposent la réalisation d'une endoscopie digestive haute ?
A. Dysphagie
B. Amaigrissement
C. Anémie ferriprive
D. Pyrosis isolé chez un sujet jeune
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Propositions A, B et C : Ce sont trois signes d'alarme imposant l'endoscopie sans délai. La dysphagie évoque une sténose peptique ou un cancer de l'œsophage ; l'amaigrissement fait craindre une néoplasie ; l'anémie ferriprive témoigne d'un saignement occulte (œsophagite sévère, ulcère, tumeur).
FAUX Proposition D : Devant un pyrosis typique isolé chez un sujet jeune (< 50 ans) sans signe d'alarme, le diagnostic est clinique : on traite d'emblée par IPP sans endoscopie.
Réponses attendues : A, B, C
Astuce Concours Pro
Mémorisez les signes d'alarme digestifs hauts par « DAHA » : Dysphagie ou odynophagie, Amaigrissement, Hémorragie (hématémèse, méléna, anémie ferriprive), Âge > 50 ans lors de l'apparition des symptômes. Ajoutez : symptômes résistants au traitement bien conduit.
39. Quand Demander une Coloscopie devant des Troubles Fonctionnels ?
Devant un patient ayant des troubles fonctionnels intestinaux, à quel moment demandez-vous une coloscopie ?
A. Sujet de 25 ans
B. Hématochésie
C. Sujet de 35 ans
D. Amaigrissement
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition B : Toute rectorragie ou hématochésie sort du cadre fonctionnel : elle impose l'exploration endoscopique à la recherche d'un cancer colorectal, d'une MICI ou d'une lésion proctologique.
VRAI Proposition D : L'amaigrissement involontaire est un signe d'alarme organique : il impose la coloscopie, quel que soit l'âge.
FAUX Propositions A et C : L'âge jeune (25 ou 35 ans), en l'absence de signe d'alarme et d'antécédent familial de cancer colorectal ou de MICI, ne justifie pas une coloscopie. Le seuil habituellement retenu se situe autour de 45-50 ans.
Réponses attendues : B, D
40. Signes du RGO Typique
Quels sont les signes retrouvés en cas de reflux gastro-œsophagien typique ?
A. Nausées
B. Régurgitations
C. Hématochésie
D. Dysphagie
Résolution & Analyse Clinique
Le RGO typique se définit par un couple sémiologique très caractéristique : le pyrosis (brûlure rétrosternale ascendante) et les régurgitations acides, majorés par le décubitus, l'antéflexion (signe du lacet) et les repas copieux.
VRAI Proposition B : Remontée sans effort de liquide acide ou alimentaire jusqu'au pharynx, sans nausée préalable : c'est le second pilier du syndrome typique.
FAUX Proposition A : Les nausées ne font pas partie du tableau typique ; leur présence oriente vers une gastroparésie, une cause médicamenteuse ou un obstacle.
FAUX Propositions C et D : Hématochésie et dysphagie ne sont pas des signes du RGO typique : ce sont des signes d'alarme imposant l'endoscopie (cf. question 38).
Réponse attendue : B
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Maladies Infectieuses & Microbiologie — Questions 41 à 45
41. Infections Virales et Lésions Vésiculeuses
Lesquelles de ces infections virales provoquent des lésions vésiculeuses ?
A. Varicelle
B. Ebola
C. Mpox
D. Infection à VIH
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : La varicelle (VZV) réalise l'éruption vésiculeuse prototypique : macule → papule → vésicule « en goutte de rosée » → croûte, avec des éléments d'âges différents coexistant sur un même territoire, et un prurit marqué.
VRAI Proposition C : Le Mpox (variole simienne) donne une éruption vésiculo-pustuleuse ombiliquée, d'évolution monomorphe (tous les éléments au même stade), volontiers avec atteinte palmo-plantaire et adénopathies, ces deux derniers points la distinguant de la varicelle.
FAUX Proposition B : La maladie à virus Ebola donne un exanthème maculopapuleux puis des manifestations hémorragiques, sans vésicules.
FAUX Proposition D : La primo-infection VIH s'accompagne d'un exanthème maculopapuleux du tronc. Les vésicules observées chez le patient VIH relèvent des infections opportunistes associées (zona, herpès), non du VIH lui-même.
Réponses attendues : A, C
42. Traitement du SARM
Quel est le traitement recommandé pour une infection à Staphylococcus aureus résistant à la méticilline ?
A. Vancomycine
B. Amoxicilline
C. Ciprofloxacine
D. Métronidazole IM
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : La résistance à la méticilline résulte de l'acquisition du gène mecA, codant une PLP2a de faible affinité : elle rend inefficaces toutes les bêta-lactamines. Le glycopeptide de référence est la vancomycine, qui agit sur une cible différente (précurseurs du peptidoglycane).
FAUX Proposition B : L'amoxicilline est une bêta-lactamine : inefficace par définition sur le SARM.
FAUX Proposition C : Les fluoroquinolones sont souvent co-résistantes et exposent à l'émergence rapide de mutants : elles ne sont pas recommandées en monothérapie sur le SARM.
FAUX Proposition D : Le métronidazole n'agit que sur les anaérobies stricts et certains protozoaires : aucune activité sur le staphylocoque, aérobie facultatif.
Réponse attendue : A
⚡
Astuce Concours
Alternatives utiles selon la localisation et la disponibilité : teicoplanine, linézolide (excellente diffusion pulmonaire et osseuse), daptomycine (hors pneumonie, inactivée par le surfactant), et pour les infections cutanées non compliquées, cotrimoxazole, clindamycine ou doxycycline.
43. Agent de la Dysenterie Bacillaire
Quelle bactérie provoque la dysenterie bacillaire ?
A. Shigella spp.
B. Salmonella typhi
C. E. coli
D. Vibrio cholerae
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A :Shigella (notamment S. dysenteriae type 1, productrice de shigatoxine) est l'agent de la dysenterie bacillaire : syndrome dysentérique fait d'épreintes, de ténesme et de selles afécales glairo-sanglantes, avec fièvre élevée. La dose infectante est très faible, d'où un fort potentiel épidémique.
FAUX Proposition B :Salmonella typhi donne la fièvre typhoïde : fièvre en plateau, tuphos, dissociation pouls-température, diarrhée « jus de melon », splénomégalie.
FAUX Proposition C : Formulation trop générale : seuls certains pathovars (ECEI, ECEH) donnent un tableau dysentérique. E. coli pris globalement n'est pas l'agent de la dysenterie bacillaire.
FAUX Proposition D : Le choléra réalise une diarrhée sécrétoire aqueuse « eau de riz », afécale, sans fièvre ni sang, avec déshydratation foudroyante.
Réponse attendue : A
Astuce Concours Pro
Distinguez toujours dysenterie bacillaire (Shigella : début brutal, fièvre élevée, épidémique) et dysenterie amibienne (Entamoeba histolytica : début progressif, apyrexie habituelle, sporadique, risque d'amœbome et d'abcès amibien du foie).
44. Infections à Transmission Sexuelle
Quelles infections sont transmises par voie sexuelle ?
A. Chlamydia trachomatis
B. Hépatite
C. Ebola
D. Plasmodium vivax
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A :Chlamydia trachomatis (sérovars D à K) est la première IST bactérienne mondiale : souvent asymptomatique, elle est responsable d'urétrites, de cervicites et surtout de salpingites avec infertilité tubaire et grossesse extra-utérine.
VRAI Proposition B : Les hépatites virales B (très contagieuse par voie sexuelle) et, à un moindre degré, C et A (rapports oro-anaux) se transmettent sexuellement. La vaccination contre le VHB est le pilier de la prévention.
FAUX Proposition C : Ebola se transmet par contact direct avec les liquides biologiques d'un malade ou d'un défunt. Une persistance virale dans le sperme des survivants est documentée, mais le mode de transmission de la maladie n'est pas classé parmi les IST.
FAUX Proposition D : Le paludisme est transmis par la piqûre de l'anophèle femelle (accessoirement par transfusion ou voie transplacentaire), jamais par voie sexuelle.
Réponses attendues : A, B
45. Bactéries Sporulées
Laquelle de ces bactéries forme des spores ?
A. Clostridium spp.
B. Staphylococcus aureus
C. E. coli
D. Neisseria meningitidis
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Les Clostridium sont des bacilles à Gram positif anaérobies stricts sporulés. La spore est une forme de résistance extrême (chaleur, dessiccation, antiseptiques), expliquant la persistance tellurique de C. tetani, la transmission oro-fécale de C. difficile et la nécessité d'une stérilisation par autoclave.
FAUX Propositions B, C et D : Staphylocoques, entérobactéries et méningocoque ne sporulent pas. Neisseria meningitidis est même une bactérie particulièrement fragile dans le milieu extérieur, d'où l'exigence d'un ensemencement immédiat du LCR.
Réponse attendue : A
⚡
Astuce Concours
En bactériologie médicale, seuls deux genres sporulent : Clostridium (anaérobie : tétanos, botulisme, gangrène gazeuse, colite pseudo-membraneuse) et Bacillus (aérobie : charbon, TIAC à B. cereus). Retenez le couple « Clostridium – Bacillus ».
46. Classification des Fractures du Condyle Mandibulaire
Les fractures du condyle mandibulaire comprennent :
A. Les fractures de l'incisure mandibulaire
B. Les fractures capitales
C. Les fractures sous-condyliennes hautes
D. Les fractures sous-condyliennes basses
Résolution & Analyse Clinique
Le processus condylien se décompose de haut en bas en trois étages, base de la classification topographique classique.
VRAI Proposition B : Les fractures capitales (ou de la tête condylienne) sont intra-articulaires : ce sont les plus à risque d'ankylose temporo-mandibulaire, surtout chez l'enfant.
VRAI Propositions C et D : Les fractures sous-condyliennes hautes siègent au niveau du col, les basses à la jonction col-ramus. Elles sont extra-articulaires et de meilleur pronostic fonctionnel.
FAUX Proposition A : L'incisure mandibulaire (échancrure sigmoïde) sépare le processus condylien du processus coronoïde : elle n'appartient pas au condyle et ne définit pas une fracture condylienne.
Réponses attendues : B, C, D
Astuce Concours Pro
Devant tout traumatisme du menton, recherchez systématiquement une fracture indirecte des condyles (choc transmis) : douleur prétragienne, otorragie, limitation de l'ouverture buccale, latérodéviation du côté fracturé et contact molaire prématuré homolatéral.
47. Complications des Fractures Condyliennes de l'Enfant
Les fractures condyliennes chez l'enfant peuvent se compliquer de :
A. Une ankylose temporo-mandibulaire
B. Une luxation de l'articulation temporo-mandibulaire
C. Une Constriction Permanente Des Mâchoires (CPDM)
D. Une lésion du conduit auditif
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : C'est la complication redoutée chez l'enfant : l'hémarthrose et l'immobilisation prolongée conduisent à une fusion fibreuse puis osseuse de l'articulation, avec limitation majeure de l'ouverture buccale et trouble de croissance mandibulaire (rétrognathie, asymétrie faciale).
VRAI Proposition C : La constriction permanente des mâchoires correspond à la limitation irréductible de l'ouverture buccale, conséquence fonctionnelle de l'ankylose ou de la fibrose péri-articulaire.
FAUX Proposition B : La luxation temporo-mandibulaire est un accident aigu distinct, non une complication évolutive de la fracture condylienne.
FAUX Proposition D : L'atteinte de la paroi antérieure du conduit auditif externe est une lésion associée immédiate du traumatisme (d'où l'otorragie), et non une complication secondaire ou tardive.
Réponses attendues : A, C
48. Imagerie de la Fracture Condylienne
Les examens paracliniques suivants peuvent être demandés en cas de fracture condylienne :
A. La radiographie incidence de Blondeau
B. La radiographie panoramique dentaire
C. Le scanner crânio-facial
D. La radiographie incidence face basse
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition B : L'orthopantomogramme est l'examen de débrouillage de référence : il déroule toute la mandibule, les deux condyles et l'arcade dentaire sur un seul cliché.
VRAI Proposition C : Le scanner crânio-facial avec reconstructions 2D et 3D est l'examen de référence : il précise le siège exact, le déplacement, la bascule du fragment et guide la décision opératoire.
VRAI Proposition D : L'incidence « face basse » (défilé mandibulaire) dégage le ramus et la région condylienne : elle garde tout son intérêt dans les structures dépourvues de scanner.
FAUX Proposition A : L'incidence de Blondeau (naso-mento-plaque) explore l'étage moyen de la face : sinus maxillaires, planchers orbitaires, os malaires. Elle n'analyse pas les condyles.
Réponses attendues : B, C, D
49. Nature de l'Adénome Pléomorphe
L'adénome pléomorphe :
A. Est une tumeur maligne des glandes salivaires
B. Se développe uniquement au niveau des glandes salivaires principales
C. Se développe uniquement au niveau des glandes salivaires accessoires
D. Est une tumeur bénigne des glandes salivaires
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition D : L'adénome pléomorphe (ou « tumeur mixte ») est la tumeur salivaire la plus fréquente (60 à 70 % des tumeurs parotidiennes) et elle est bénigne. Son nom vient de la double composante épithéliale et mésenchymateuse (myxoïde, chondroïde) de son stroma.
FAUX Proposition A : Tumeur bénigne, mais qui expose à deux risques : la récidive après exérèse incomplète (capsule fine, prolongements pseudopodiques) et la transformation maligne en carcinome sur adénome pléomorphe, après une évolution prolongée.
FAUX Propositions B et C : Le mot « uniquement » invalide ces items : l'adénome pléomorphe touche les glandes principales (parotide surtout) comme les glandes salivaires accessoires (palais, lèvre supérieure).
Réponse attendue : D
50. Topographie et Évolution de l'Adénome Pléomorphe
L'adénome pléomorphe :
A. Atteint plus fréquemment la glande parotide
B. Évolue longtemps de façon asymptomatique
C. Atteint plus fréquemment la glande sublinguale
D. Atteint plus fréquemment la glande submandibulaire
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Environ 80 % des adénomes pléomorphes siègent dans la parotide, le plus souvent dans le lobe superficiel.
VRAI Proposition B : Il se présente comme une tuméfaction unique, ferme, indolore, mobile, à croissance très lente sur plusieurs années, sans paralysie faciale ni adénopathie. Toute douleur, fixation ou paralysie faciale doit faire suspecter une tumeur maligne ou une transformation.
FAUX Propositions C et D : La glande sublinguale est un siège rarissime (mais où la probabilité de malignité est la plus forte) et la submandibulaire ne représente que 10 % environ des localisations.
Réponses attendues : A, B
⚡
Astuce Concours
Règle inverse à retenir : plus la glande salivaire est petite, plus le risque de malignité est élevé (parotide ≈ 20 % de tumeurs malignes, submandibulaire ≈ 40 %, glandes accessoires et sublinguale > 50 %). La biopsie transcutanée est proscrite à la parotide : on réalise une parotidectomie exploratrice avec examen extemporané et repérage du nerf facial.
Rhumatologie & Connectivites — Questions 51 à 55
51. Sclérodermie Systémique et Complications Viscérales
Concernant la sclérodermie systémique et ses complications viscérales, quelles propositions sont exactes ?
A. La crise rénale sclérodermique est souvent associée à une HTA sévère
B. La fibrose pulmonaire peut être asymptomatique initialement
C. L'atteinte digestive est exclusivement haute
D. L'atteinte cardiaque est toujours clinique d'emblée
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : La crise rénale sclérodermique associe une HTA maligne et une insuffisance rénale aiguë rapidement progressive, sur microangiopathie thrombotique. Elle survient surtout dans les formes diffuses récentes et sous corticothérapie à forte dose. Le traitement repose sur les IEC en urgence.
VRAI Proposition B : La pneumopathie interstitielle diffuse est longtemps latente : d'où le dépistage systématique par EFR avec DLCO et TDM thoracique haute résolution, indépendamment des symptômes.
FAUX Proposition C : Le mot « exclusivement » est piégeux. L'atteinte digestive est diffuse : œsophage (RGO, dysphagie par hypotonie du SIO) mais aussi estomac (estomac pastèque), grêle (pullulation microbienne, malabsorption, pseudo-obstruction) et côlon.
FAUX Proposition D : L'atteinte cardiaque (fibrose myocardique, troubles du rythme et de conduction, péricardite) est le plus souvent infraclinique, dépistée par échocardiographie et Holter, alors qu'elle est un facteur pronostique majeur.
Réponses attendues : A, B
52. Raynaud, Doigts Boudinés et Anti-U1RNP
Une patiente présente un syndrome de Raynaud, des doigts boudinés, des arthralgies et des anticorps anti-U1RNP à titre élevé. Quel est le diagnostic le plus probable ?
A. Sclérodermie systémique
B. Syndrome de Gougerot-Sjögren
C. Connectivite mixte
D. Polyarthrite rhumatoïde
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition C : La connectivite mixte (syndrome de Sharp) associe des manifestations empruntées au lupus, à la sclérodermie et aux myopathies inflammatoires, avec une triade quasi constante : syndrome de Raynaud, doigts boudinés (puffy fingers) et arthralgies/arthrites. Le marqueur immunologique indispensable au diagnostic est la présence d'anticorps anti-U1RNP à titre élevé, quasi pathognomonique dans ce contexte.
FAUX Proposition A : La sclérodermie s'accompagne d'anticorps anti-centromère (forme limitée) ou anti-topo-isomérase I / Scl-70 (forme diffuse), et de sclérose cutanée véritable, non de simples doigts boudinés.
FAUX Proposition B : Le Sjögren se manifeste par un syndrome sec oculaire et buccal avec anticorps anti-SSA/SSB.
FAUX Proposition D : La PR donne une polyarthrite bilatérale symétrique érosive avec FR et anti-CCP, sans anti-U1RNP.
Concernant les myopathies inflammatoires chroniques, quelle proposition est inexacte ?
A. Le déficit musculaire est typiquement proximal et symétrique
B. Les CPK peuvent être normales dans certaines formes
C. L'atteinte musculaire est toujours douloureuse
D. L'atteinte pulmonaire interstitielle est une complication sévère
Résolution & Analyse Clinique
FAUX Proposition C — c'est la réponse demandée : Les myalgies ne sont présentes que dans 25 à 50 % des cas. Le signe cardinal est le déficit moteur, non la douleur : difficulté à se relever d'une chaise, à monter les escaliers, à se coiffer. Le mot « toujours » est le marqueur de l'item faux.
VRAI Proposition A : Déficit des ceintures scapulaire et pelvienne, bilatéral, symétrique, non sélectif, d'installation subaiguë.
VRAI Proposition B : Les CPK sont habituellement élevées, mais peuvent être normales, notamment dans la dermatomyosite amyopathique ou aux stades tardifs avec amyotrophie.
VRAI Proposition D : La pneumopathie interstitielle, en particulier dans le syndrome des antisynthétases (anti-Jo1), conditionne le pronostic vital.
Réponse attendue : C
Astuce Concours Pro
Toute dermatomyosite de l'adulte impose une recherche de néoplasie associée (ovaire, poumon, sein, digestif, nasopharynx), le risque étant maximal dans les 3 ans encadrant le diagnostic.
54. Complication Néoplasique du Sjögren Primitif
Quelle est la principale complication néoplasique à long terme du syndrome de Sjögren primitif ?
A. Carcinome épidermoïde de la parotide
B. Lymphome B
C. Mélanome malin
D. Adénocarcinome pancréatique
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition B : La stimulation antigénique chronique des lymphocytes B infiltrant les glandes salivaires favorise l'émergence d'un clone malin : le risque de lymphome B non hodgkinien, notamment de type MALT parotidien, est multiplié par 15 à 20. C'est la principale cause de surmortalité de la maladie.
FAUX Propositions A, C et D : Aucune association épidémiologique établie avec le carcinome épidermoïde parotidien, le mélanome ou le cancer du pancréas.
Réponse attendue : B
⚡
Astuce Concours
Signes d'alerte de transformation lymphomateuse à connaître : tuméfaction parotidienne persistante, adénopathies, splénomégalie, purpura, cryoglobulinémie, baisse du complément C4, et apparition d'un pic monoclonal.
55. Polyarthrite Rhumatoïde : Clinique et Immunologie
La polyarthrite rhumatoïde présente des caractéristiques cliniques et immunologiques variables. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?
A. L'atteinte des articulations interphalangiennes distales est typique
B. La raideur matinale prolongée est un signe d'activité inflammatoire
C. Le facteur rhumatoïde est spécifique de la maladie
D. Les anti-CCP sont associés à une forme plus érosive
Résolution & Analyse Clinique
FAUX Proposition A : Piège classique : la PR épargne les interphalangiennes distales. Elle touche les MCP, les IPP et les poignets. L'atteinte des IPD évoque au contraire l'arthrose digitale (nodules d'Heberden) ou le rhumatisme psoriasique.
VRAI Proposition B : Une raideur matinale supérieure à 30 minutes (souvent > 1 heure) est un marqueur d'inflammation synoviale active, et un critère de classification ACR/EULAR.
FAUX Proposition C : Le facteur rhumatoïde est sensible mais peu spécifique : il est positif dans d'autres connectivites (Sjögren, lupus), au cours d'infections chroniques (hépatite C, endocardite, tuberculose) et chez 5 à 10 % des sujets sains, surtout âgés.
VRAI Proposition D : Les anti-CCP (ACPA) sont hautement spécifiques (> 95 %), peuvent précéder la maladie de plusieurs années et sont un facteur pronostique de forme érosive et sévère, justifiant un traitement de fond précoce et agressif.
Réponses attendues : B, D
Pathologie Articulaire : la Gonarthrose — Questions 56 à 60
56. Éducation Thérapeutique et Économie Articulaire
L'éducation thérapeutique (économie articulaire) dans la gonarthrose comprend :
A. La réduction de la surcharge pondérale
B. Éviter le port de charges lourdes et la station debout prolongée
C. Entretenir la mobilité, surtout l'extension
D. Proscrire toute aide technique de marche (canne)
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : La perte de poids est la mesure la plus efficace : chaque kilogramme perdu réduit de 3 à 4 kg la contrainte fémoro-tibiale à chaque pas. C'est le seul traitement agissant sur la cause mécanique.
VRAI Proposition B : Éviter le port de charges, la station debout prolongée, les escaliers répétés, les positions accroupies et à genoux, qui multiplient les contraintes fémoro-patellaires.
VRAI Proposition C : Priorité absolue au maintien de l'extension complète et au renforcement du quadriceps : la perte d'extension (flessum) est le premier pas vers l'impotence.
FAUX Proposition D : C'est l'inverse. La canne, tenue du côté opposé au genou douloureux, décharge l'articulation d'environ 20 à 25 % du poids du corps : elle fait partie intégrante du traitement.
Réponses attendues : A, B, C
57. Définition de la Gonarthrose
La gonarthrose :
A. Est une pathologie chronique dégénérative du cartilage et de l'os sous-chondral du genou
B. Peut toucher les compartiments fémoro-tibiaux
C. Peut toucher le compartiment fémoro-patellaire
D. Est une atteinte infectieuse aiguë
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : L'arthrose n'est pas une simple « usure » : c'est une maladie de l'ensemble de l'organe articulaire, associant dégradation du cartilage, remaniement de l'os sous-chondral (condensation, géodes, ostéophytes) et inflammation synoviale de bas grade.
VRAI Propositions B et C : Le genou comporte trois compartiments : fémoro-tibial interne (le plus souvent atteint, sur genu varum), fémoro-tibial externe et fémoro-patellaire (douleur à la descente des escaliers, syndrome du cinéma).
FAUX Proposition D : C'est une pathologie chronique dégénérative, à opposer point par point à l'arthrite septique, urgence infectieuse aiguë.
Réponses attendues : A, B, C
Caractère
Douleur mécanique (arthrose)
Douleur inflammatoire (arthrite)
Horaire
Diurne, à l'effort, calmée par le repos
Nocturne, réveils en 2e partie de nuit
Dérouillage matinal
< 15 minutes
> 30 à 60 minutes
Biologie
Normale (pas de syndrome inflammatoire)
CRP et VS élevées
58. Contraintes Mécaniques sur le Cartilage du Genou
Concernant les contraintes sur le cartilage du genou :
A. Il supporte environ 20-25 kg/cm² avant de devenir arthrogène
B. En extension, la surface de contact est grande (≈ 20 cm²)
C. En flexion, les contraintes s'exercent sur une surface plus petite
D. Il supporte des charges illimitées
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Le cartilage sain tolère une pression de l'ordre de 20 à 25 kg/cm². Au-delà de ce seuil, les contraintes deviennent arthrogènes : mort des chondrocytes, fissuration de la matrice, puis mise à nu de l'os sous-chondral.
VRAI Propositions B et C : C'est le principe fondamental « pression = force / surface ». En extension, la congruence fémoro-tibiale est maximale et la surface portante large (≈ 20 cm²) : les contraintes sont diluées. En flexion, la surface de contact chute à quelques centimètres carrés : la pression unitaire explose, surtout en position accroupie ou à genoux.
FAUX Proposition D : Le cartilage est un tissu avasculaire, non innervé, à capacité de réparation quasi nulle : ses possibilités d'adaptation sont limitées.
Réponses attendues : A, B, C
59. Le Flessum du Genou
Le flessum du genou :
A. Est l'élément à combattre en priorité en rééducation
B. Augmente les contraintes articulaires
C. Peut être favorisé par un kyste poplité ou une rétraction des ischio-jambiers
D. Est bénéfique pour l'articulation
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : La récupération de l'extension complète est l'objectif prioritaire : un genou en flessum impose un travail quadricipital permanent en charge, épuisant, et déséquilibre toute la statique du membre inférieur (bascule du bassin, rachialgies).
VRAI Proposition B : En flexion permanente, la surface de contact diminue et la pression unitaire augmente : le flessum entretient et aggrave l'arthrose (cercle vicieux douleur → flessum antalgique → contraintes → douleur).
VRAI Proposition C : L'épanchement articulaire et le kyste poplité imposent une position de flexion antalgique (volume articulaire maximal vers 30° de flexion) ; la rétraction des ischio-jambiers fixe secondairement la déformation.
FAUX Proposition D : Le flessum n'a aucun bénéfice : il est un marqueur de gravité et un facteur d'aggravation.
Réponses attendues : A, B, C
60. Causes de Gonarthrose Secondaire
La gonarthrose secondaire peut être liée à :
A. Une désaxation (genu varum/valgum)
B. Des séquelles d'entorse ou de fracture
C. Des arthropathies microcristallines ou infectieuses
D. La seule ménopause
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : La désaxation frontale est la première cause mécanique : le genu varum surcharge le compartiment fémoro-tibial interne, le genu valgum l'externe. D'où l'intérêt du pangonogramme et, chez le sujet jeune, de l'ostéotomie de réaxation.
VRAI Proposition B : Instabilité chronique par rupture du ligament croisé antérieur, méniscectomie, cal vicieux ou fracture articulaire : autant de causes d'arthrose post-traumatique précoce.
VRAI Proposition C : Chondrocalcinose, goutte, arthrite septique et rhumatismes inflammatoires chroniques détruisent le cartilage et laissent une arthrose secondaire.
FAUX Proposition D : Le terme « seule » invalide l'item. La ménopause est un facteur favorisant parmi d'autres (avec l'âge, l'obésité, l'hérédité) de l'arthrose primitive, mais elle ne constitue pas à elle seule une cause d'arthrose secondaire.
Réponses attendues : A, B, C
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Régulation Acido-Basique & Physiologie Rénale — Questions 61 à 64
61. PaCO2 et Acidose Métabolique Aiguë
Comment évolue la PaCO2 en réponse à une acidose métabolique aiguë ?
A. Elle augmente pour tamponner l'excès d'acide
B. Elle diminue (hyperventilation de compensation)
C. Elle reste strictement normale
D. Elle varie parallèlement au pH
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition B : La chute du pH stimule les chémorécepteurs centraux et périphériques : il en résulte une hyperventilation alvéolaire (polypnée ample de Kussmaul) qui élimine le CO2. Selon l'équation d'Henderson-Hasselbalch, la baisse du dénominateur (PaCO2) limite la chute du rapport HCO3−/PaCO2 et donc du pH.
FAUX Propositions A, C et D : Une augmentation de la PaCO2 aggraverait l'acidose ; une PaCO2 strictement normale traduirait une absence de compensation, signe de gravité annonçant l'épuisement respiratoire. Enfin, dans les troubles métaboliques, PaCO2 et pH varient dans des sens opposés.
Réponse attendue : B
⚡
Astuce Concours
Vérifiez la qualité de la compensation par la formule de Winter : PaCO2 attendue (mmHg) = 1,5 × [HCO3−] + 8 (± 2). Si la PaCO2 mesurée est supérieure à la valeur attendue, il existe une acidose respiratoire surajoutée (trouble mixte).
62. Mécanismes de Régulation Acido-Basique
Concernant les mécanismes de régulation acido-basique, quelle(s) est (sont) la (les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Les systèmes tampons sanguins agissent immédiatement (en quelques secondes à minutes).
B. La compensation respiratoire d'une acidose métabolique entraîne une diminution de la pCO2.
C. Le rein intervient de manière immédiate en cas de trouble respiratoire.
D. L'excrétion rénale d'acide se fait principalement sous forme d'ions H+ libres.
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Les tampons (bicarbonates, hémoglobine, protéines, phosphates, os) constituent la première ligne de défense, quasi instantanée, mais de capacité limitée et non définitive.
VRAI Proposition B : Deuxième ligne, en quelques minutes à quelques heures : l'hyperventilation abaisse la pCO2.
FAUX Proposition C : Le rein est la troisième ligne, lente mais définitive : elle débute en quelques heures et n'est complète qu'en 3 à 5 jours. C'est pourquoi on distingue acidose respiratoire aiguë (bicarbonates peu modifiés) et chronique (bicarbonates très augmentés).
FAUX Proposition D : La quantité d'ions H+ libres excrétés est infime (le pH urinaire ne descend pas sous 4,5). L'élimination se fait essentiellement sous forme d'acidité titrable (phosphates) et surtout d'ions ammonium NH4+, dont la production est adaptable.
Réponses attendues : A, B
63. Acidoses à Trou Anionique Augmenté
Lesquels de ces troubles métaboliques sont caractérisés par un trou anionique plasmatique (TA) augmenté ?
A. Acidose liée à une diarrhée sévère
B. Acidose liée à une insuffisance rénale chronique avancée
C. Acidose lactique
D. Acidocétose diabétique
Résolution & Analyse Clinique
Le trou anionique, calculé par TA = (Na+ + K+) − (Cl− + HCO3−), est augmenté lorsque des anions indosés s'accumulent dans le plasma.
VRAI Proposition C : L'ion lactate est l'anion indosé par excellence : hypoxie tissulaire, état de choc, insuffisance hépatique, metformine.
VRAI Proposition D : Accumulation des corps cétoniques (acétoacétate, bêta-hydroxybutyrate) par carence profonde en insuline.
VRAI Proposition B : Au stade avancé (DFG effondré), le rein ne peut plus excréter les acides fixes : les phosphates, sulfates et anions organiques s'accumulent, élargissant le trou anionique. (Aux stades plus précoces, l'acidose de l'insuffisance rénale est plutôt hyperchlorémique à trou normal.)
FAUX Proposition A : La diarrhée entraîne une perte digestive de bicarbonates, compensée par une réabsorption rénale de chlore : c'est le prototype de l'acidose hyperchlorémique à trou anionique normal.
Réponses attendues : B, C, D
Astuce Concours Pro
Mémorisez les acidoses à TA augmenté par l'acronyme anglo-saxon « MUDPILES » : Methanol, Urémie, Diabétique (acidocétose), Paraldéhyde/Propylène glycol, Isoniazide/Intoxications, Lactate, Éthylène glycol, Salicylés. Les acidoses à TA normal, elles, se résument aux pertes digestives basses et aux acidoses tubulaires rénales.
64. Cause Classique d'Alcalose Métabolique
Parmi les étiologies suivantes, laquelle est une cause classique d'alcalose métabolique ?
A. Intoxication à l'éthylène glycol
B. Vomissements prolongés et abondants
C. État de choc avec hypoxie tissulaire
D. Administration massive de sérum salé isotonique
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition B : Les vomissements font perdre du suc gastrique riche en HCl : perte de protons et de chlore, d'où une alcalose métabolique hypochlorémique et hypokaliémique, entretenue par l'hyperaldostéronisme secondaire à la déshydratation. Le traitement passe par la réhydratation par sérum salé et la recharge potassique.
FAUX Propositions A et C : L'éthylène glycol (accumulation d'acide glycolique et oxalique) et l'état de choc (acidose lactique) provoquent des acidoses métaboliques à trou anionique élevé.
FAUX Proposition D : À l'inverse, la perfusion massive de sérum salé isotonique induit une acidose métabolique hyperchlorémique de dilution.
Réponse attendue : B
Exemple Analogue
Le nourrisson atteint de sténose hypertrophique du pylore, qui vomit du lait caillé non bilieux après chaque tétée, présente le tableau biologique typique : alcalose métabolique avec hypochlorémie (Cl− < 95 mmol/L) et hypokaliémie.
Neurologie & Neurochirurgie — Questions 65 à 72
65. La Lombosciatique
La lombosciatique est un symptôme caractérisé par les points suivants :
A. La cause discale est la plus fréquente
B. La cause est toujours discale
C. Le traitement peut se résumer à des mesures d'hygiène rachidienne
D. Les contraintes rachidiennes peuvent être responsables d'une aggravation
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : La hernie discale L4-L5 ou L5-S1 est de très loin la première cause de lombosciatique chez l'adulte jeune.
FAUX Proposition B : Le mot « toujours » est rédhibitoire. Il existe des sciatiques symptomatiques : canal lombaire étroit, spondylodiscite ou mal de Pott, métastase vertébrale, tumeur intracanalaire, fracture. Ces causes sont évoquées devant des drapeaux rouges.
FAUX Proposition C : L'hygiène rachidienne est indispensable mais ne résume pas le traitement, qui associe antalgiques, AINS, rééducation, infiltrations et, en cas de sciatique hyperalgique, paralysante ou de syndrome de la queue de cheval, une chirurgie en urgence.
VRAI Proposition D : Port de charges, flexion antérieure, vibrations, station assise prolongée augmentent la pression intradiscale et aggravent le conflit disco-radiculaire.
Réponses attendues : A, D
66. Hémorragie Méningée avec Inondation Ventriculaire
Une hémorragie méningée spontanée avec inondation ventriculaire et score de Glasgow à 5 :
A. Est classée FISHER IV
B. Est classée WFNS 2
C. Peut se compliquer d'hydrocéphalie
D. Doit être hospitalisée en neurochirurgie
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : La classification de Fisher est scannographique : le grade IV correspond à la présence d'un hématome intraparenchymateux et/ou d'une inondation ventriculaire.
FAUX Proposition B : La classification WFNS est clinique et repose sur le score de Glasgow et le déficit moteur. Un Glasgow à 5 correspond au grade WFNS V (Glasgow 3-6), et non 2 (qui correspond à un Glasgow 13-14 sans déficit).
VRAI Proposition C : L'inondation ventriculaire expose à l'hydrocéphalie aiguë par obstruction des voies d'écoulement du LCS, imposant une dérivation ventriculaire externe en urgence ; à distance, une hydrocéphalie chronique par défaut de résorption arachnoïdienne est possible.
VRAI Proposition D : Transfert immédiat en milieu neurochirurgical et neuro-réanimation : recherche de l'anévrisme (angioscanner, artériographie), exclusion précoce (embolisation ou clippage), prévention du vasospasme par nimodipine.
Réponses attendues : A, C, D
⚡
Astuce Concours
Ne mélangez pas les deux échelles : Fisher = scanner (prédit le risque de vasospasme) ; WFNS et Hunt & Hess = clinique (prédisent le pronostic neurologique global).
67. Traitement d'une Suppuration Intracrânienne
Le traitement d'une suppuration intracrânienne nécessite :
A. Une évacuation du pus quelles que soient sa quantité et sa localisation
B. Une prise en charge de la porte d'entrée
C. Un isolement du (des) germe(s) responsable(s)
D. Une antibiothérapie
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition B : Traiter l'abcès sans traiter sa porte d'entrée (sinusite, otite-mastoïdite, foyer dentaire, endocardite, cardiopathie cyanogène, brèche ostéo-durale) expose à la récidive certaine.
VRAI Proposition C : La documentation microbiologique par ponction stéréotaxique et hémocultures est essentielle : elle permet d'adapter et de désescalader une antibiothérapie qui devra être prolongée 6 à 8 semaines.
VRAI Proposition D : Antibiothérapie parentérale à forte dose, à bonne pénétration méningée et intracérébrale, couvrant streptocoques, anaérobies et entérobactéries (typiquement C3G + métronidazole).
FAUX Proposition A : Formulation absolue erronée. Un abcès de petite taille (< 2 à 2,5 cm), non compressif, ou situé en zone fonctionnelle inaccessible, peut être traité médicalement sous surveillance clinique et radiologique rapprochée.
Réponses attendues : B, C, D
68. L'Engagement Temporal
L'engagement temporal :
A. Est une hernie de T2 dans l'incisure tentorielle
B. S'accompagne toujours d'une mydriase homolatérale
C. Peut entraîner une dégradation neurologique brutale
D. Peut entraîner une hémiplégie controlatérale
Résolution & Analyse Clinique
FAUX Proposition A : L'engagement temporal correspond à la hernie de la circonvolution temporale interne (uncus de l'hippocampe, T5) dans l'incisure tentorielle, et non de T2 (gyrus temporal moyen), structure latérale et convexitaire.
FAUX Proposition B : La mydriase homolatérale par compression du III est le signe classique, mais le mot « toujours » est excessif : le tableau peut débuter par une simple anisocorie, un myosis serré transitoire ou un déficit moteur isolé.
VRAI Proposition C : C'est une urgence vitale absolue : compression du tronc cérébral, troubles de conscience rapidement progressifs, rigidité de décérébration, troubles neurovégétatifs et arrêt respiratoire.
VRAI Proposition D : La compression du pédoncule cérébral homolatéral (faisceau pyramidal avant sa décussation) entraîne une hémiplégie controlatérale. Attention : une compression du pédoncule opposé contre le bord libre de la tente (encoche de Kernohan) donne une hémiplégie homolatérale, faux signe localisateur.
Réponses attendues : C, D
69. Le Diagnostic d'Épilepsie
Le diagnostic d'épilepsie repose sur :
A. L'interrogatoire
B. Le témoignage des proches
C. L'EEG
D. L'imagerie cérébrale selon le contexte
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Propositions A et B : Le diagnostic est avant tout clinique et anamnestique. L'interrogatoire du patient recherche l'aura, la morsure latérale de langue, la perte d'urine, la confusion post-critique et les courbatures. Le témoignage d'un tiers ayant assisté à la crise est irremplaçable, le patient étant amnésique de l'épisode.
VRAI Proposition C : L'EEG apporte des arguments de confirmation et de classification syndromique. Attention : un EEG normal n'élimine pas une épilepsie, et des anomalies isolées ne suffisent pas à porter le diagnostic sans clinique compatible.
VRAI Proposition D : L'imagerie (IRM de préférence, TDM en urgence) recherche une cause lésionnelle : tumeur, séquelle d'AVC, malformation, neurocysticercose ou tuberculome, causes fréquentes en zone tropicale.
Réponses attendues : A, B, C, D
70. Facteurs Favorisant une Crise Épileptique
Les facteurs pouvant favoriser une crise épileptique sont :
A. Privation de sommeil
B. Alcoolisation aiguë
C. Mauvaise observance thérapeutique
D. Fièvre chez certains sujets
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : La privation de sommeil abaisse le seuil épileptogène : c'est même une méthode de sensibilisation utilisée lors de l'EEG de sieste après privation.
VRAI Proposition B : L'alcoolisation aiguë, et plus encore le sevrage alcoolique, sont des facteurs déclenchants majeurs ; l'alcool induit en outre le métabolisme des antiépileptiques.
VRAI Proposition C : L'inobservance est la première cause de récidive et d'état de mal épileptique chez le patient traité.
VRAI Proposition D : Convulsions fébriles du jeune enfant, mais aussi abaissement du seuil chez l'épileptique connu lors de toute infection intercurrente.
Réponses attendues : A, B, C, D
71. Le Syndrome Méningé
Le syndrome méningé associe classiquement :
A. Céphalées
B. Vomissements
C. Raideur de nuque
D. Photophobie
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Propositions A, B, C et D : Le trépied fonctionnel classique associe céphalées intenses, diffuses, résistantes aux antalgiques, vomissements en jet, faciles, sans effort, et photophobie (avec phonophobie et rachialgies). L'examen retrouve la contracture méningée : raideur de nuque, signes de Kernig et de Brudzinski, attitude en chien de fusil.
Réponses attendues : A, B, C, D
Astuce Concours Pro
Deux grandes orientations devant un syndrome méningé : fébrile → méningite, ponction lombaire en urgence ; apyrétique et brutal en « coup de tonnerre » → hémorragie méningée, scanner cérébral avant toute ponction lombaire.
72. La Méningite Bactérienne Aiguë
Une méningite bactérienne aiguë :
A. Constitue une urgence thérapeutique
B. Peut entraîner un coma
C. Peut laisser des séquelles neurologiques
D. Nécessite souvent une antibiothérapie probabiliste rapide
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Chaque heure de retard d'antibiothérapie augmente la mortalité. L'objectif est une injection dans l'heure suivant l'admission, et immédiatement en cas de purpura fulminans, avant même le transfert.
VRAI Proposition B : Les troubles de conscience jusqu'au coma traduisent l'encéphalite associée, l'œdème cérébral ou l'hypertension intracrânienne. Ils constituent un critère de gravité et une contre-indication relative immédiate à la ponction lombaire (scanner d'abord).
VRAI Proposition C : Séquelles fréquentes, en particulier après méningite à pneumocoque : surdité de perception (d'où l'audiométrie systématique), épilepsie, déficit moteur, hydrocéphalie, troubles cognitifs et retard scolaire chez l'enfant.
VRAI Proposition D : L'antibiothérapie est probabiliste, guidée par l'âge, le terrain et l'examen direct du LCS : céphalosporine de 3e génération à forte dose, associée à la dexaméthasone dans les indications retenues.
Réponses attendues : A, B, C, D
⚡
Astuce Concours
Au Burkina Faso, pays de la ceinture méningitique de Lapeyssonnie, tout syndrome méningé fébrile en saison sèche impose d'évoquer le méningocoque (sérogroupes A, C, W135, X) et de déclarer le cas aux autorités sanitaires : la déclaration obligatoire déclenche la prophylaxie des sujets contacts et la riposte vaccinale.
Oncologie, Gynécologie Tumorale & Radiothérapie — Questions 73 à 80
73. Le Cancer de la Vulve
Concernant le cancer de la vulve, quelles sont les propositions exactes ?
A. Il survient principalement chez les femmes âgées, mais peut également toucher des femmes plus jeunes.
B. Le carcinome épidermoïde est le type histologique le plus fréquent.
C. La biopsie est indispensable avant le traitement.
D. Le traitement repose souvent sur la chirurgie.
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Deux profils coexistent : la forme de la femme âgée sur lichen scléreux (indépendante de l'HPV), et la forme de la femme plus jeune, HPV-induite, développée sur néoplasie intra-épithéliale vulvaire (VIN), notamment chez les patientes immunodéprimées ou vivant avec le VIH.
VRAI Proposition B : Le carcinome épidermoïde représente environ 90 % des cancers vulvaires ; viennent ensuite le mélanome, l'adénocarcinome de la glande de Bartholin et la maladie de Paget vulvaire.
VRAI Proposition C : Aucun traitement ne peut être entrepris sans preuve histologique. Toute lésion vulvaire chronique, prurigineuse, ulcérée ou leucoplasique résistant aux traitements locaux doit être biopsiée : c'est la règle qui évite les années de retard diagnostique.
VRAI Proposition D : La chirurgie est le pilier : exérèse large avec marges saines, associée à l'exploration ganglionnaire inguino-fémorale (ganglion sentinelle ou curage) ; radiothérapie et radiochimiothérapie en complément ou dans les formes avancées.
Réponses attendues : A, B, C, D
74. Facteurs Pronostiques des Cancers Gynécologiques
Concernant les facteurs pronostiques des cancers gynécologiques, quelles sont les propositions exactes ?
A. Le stade FIGO.
B. Le type histologique.
C. Le grade tumoral.
D. Le statut ganglionnaire.
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Le stade FIGO, qui traduit l'extension anatomique, est le facteur pronostique le plus puissant et conditionne la stratégie thérapeutique.
VRAI Proposition B : À stade égal, le pronostic varie selon le type histologique : par exemple, un carcinome à cellules claires ou séreux de l'endomètre est nettement plus agressif qu'un adénocarcinome endométrioïde.
VRAI Proposition C : Le grade (différenciation, atypies, index mitotique) est directement corrélé au risque de récidive et de métastase.
VRAI Proposition D : L'envahissement ganglionnaire est un facteur pronostique majeur et indépendant, qui fait basculer la stratégie vers un traitement adjuvant systémique ou une radiothérapie étendue.
Réponses attendues : A, B, C, D
75. Prise en Charge Multidisciplinaire
Concernant la prise en charge multidisciplinaire des cancers gynécologiques, quelles sont les propositions exactes ?
A. Les dossiers doivent être discutés en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire.
B. Les décisions reposent sur le stade, les caractéristiques histologiques et l'état général.
C. Les souhaits de la patiente, notamment en matière de fertilité, doivent être pris en compte.
D. La chirurgie, la radiothérapie et les traitements systémiques sont complémentaires selon les situations.
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : La RCP réunit au minimum chirurgien, oncologue médical, radiothérapeute, pathologiste et radiologue. Elle est obligatoire pour tout dossier de cancer et sa décision est tracée dans le Programme Personnalisé de Soins.
VRAI Proposition B : Trois axes indissociables : la tumeur (stade, histologie, biologie), la patiente (âge, comorbidités, état général coté OMS) et les moyens disponibles.
VRAI Proposition C : La préservation de la fertilité (trachélectomie élargie, conservation ovarienne, transposition ovarienne avant irradiation) doit être discutée avant tout traitement chez la femme jeune, dans le cadre du consentement éclairé.
VRAI Proposition D : Les modalités sont complémentaires et séquencées : par exemple radiochimiothérapie concomitante suivie de curiethérapie utéro-vaginale dans les cancers du col localement avancés.
Réponses attendues : A, B, C, D
76. Le Cancer de l'Œsophage
Concernant le cancer de l'œsophage, quelles sont les propositions exactes ?
A. Les deux principaux types histologiques sont le carcinome épidermoïde et l'adénocarcinome.
B. Le tabagisme et l'alcool constituent des facteurs de risque majeurs du carcinome épidermoïde.
C. L'endobrachyœsophage est un facteur de risque d'adénocarcinome.
D. La dysphagie progressive est un symptôme évocateur.
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Le carcinome épidermoïde touche les deux tiers supérieurs, l'adénocarcinome le tiers inférieur et la jonction œso-gastrique.
VRAI Proposition B : Alcool et tabac ont un effet synergique multiplicatif. Ils imposent la recherche systématique d'un second cancer des voies aérodigestives supérieures (panendoscopie).
VRAI Proposition C : L'endobrachyœsophage (œsophage de Barrett) est une métaplasie intestinale secondaire au RGO chronique : c'est un état précancéreux justifiant une surveillance endoscopique avec biopsies étagées.
VRAI Proposition D : Dysphagie progressive, d'abord aux solides puis aux liquides, associée à un amaigrissement : symptôme malheureusement tardif, la lumière œsophagienne devant être réduite de plus de la moitié.
Réponses attendues : A, B, C, D
77. La Curiethérapie
Concernant la curiethérapie :
A. Est le traitement par rayonnement ionisant, la source radioactive étant dans la tumeur
B. Est aussi appelée brachythérapie ou radiothérapie interne
C. Est indiquée dans les cancers profonds et étendus
D. A un intérêt dans le développement des traitements conservateurs des cancers
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Propositions A et B : La source scellée est placée au contact ou à l'intérieur du volume tumoral (curiethérapie interstitielle, endocavitaire ou endoluminale). « Brachythérapie » (du grec brachy, court) traduit exactement cette notion de courte distance.
VRAI Proposition D : La décroissance de la dose en 1/d² autour de la source permet de délivrer une dose très élevée dans la tumeur en épargnant les tissus voisins : c'est ce qui autorise les traitements conservateurs (col utérin, sein, prostate, lèvre, verge, ORL).
FAUX Proposition C : C'est l'inverse. La curiethérapie s'adresse aux tumeurs de petit volume, bien limitées et accessibles. Les tumeurs profondes et étendues relèvent de la radiothérapie externe.
Réponses attendues : A, B, D
78. La Radiothérapie Externe
Concernant la radiothérapie externe :
A. La source de rayonnement ionisant est toujours éloignée du patient
B. Le volume irradié est toujours plus petit qu'en curiethérapie
C. Le nombre de fractions est plus élevé qu'en curiethérapie
D. La durée du traitement s'étale sur plusieurs semaines
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : C'est la définition de la téléradiothérapie : la source (accélérateur linéaire) est située à distance, classiquement à 100 cm de l'isocentre.
FAUX Proposition B : C'est l'inverse : le volume irradié est plus grand qu'en curiethérapie, puisqu'il englobe la tumeur, ses marges microscopiques et souvent les aires ganglionnaires de drainage.
VRAI Propositions C et D : Le fractionnement classique délivre 1,8 à 2 Gy par séance, 5 jours par semaine, soit 25 à 40 séances réparties sur 5 à 8 semaines. Ce fractionnement exploite la meilleure capacité de réparation des tissus sains entre les séances.
Réponses attendues : A, C, D
79. Effets Secondaires Tardifs de la Radiothérapie
Concernant les effets secondaires tardifs de la radiothérapie :
A. Sont dus à la dose totale délivrée
B. Apparaissent ou persistent au-delà de 6 mois
C. Sont réversibles
D. Peuvent aller jusqu'à la nécrose
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Ils dépendent de la dose totale, de la dose par fraction (facteur majeur) et du volume irradié : ils concernent les tissus à renouvellement lent (tissu conjonctif, vaisseaux, système nerveux).
VRAI Proposition B : Par convention, on parle d'effets tardifs au-delà de 6 mois après la fin de l'irradiation, parfois plusieurs années après.
VRAI Proposition D : Fibrose, sclérose, télangiectasies, sténoses, fistules et nécrose (radionécrose osseuse, cérébrale, cutanée) : ce sont les formes les plus sévères.
FAUX Proposition C : Contrairement aux effets précoces (mucite, épithélite, diarrhée), qui régressent en quelques semaines, les effets tardifs sont irréversibles, définitifs et volontiers progressifs. C'est ce qui justifie le respect strict des doses de tolérance des organes à risque.
Réponses attendues : A, B, D
80. Initiation de la Cancérogenèse
Pour qu'il y ait initiation de la cancérogenèse, il faut une :
A. Activation d'un oncogène
B. Inactivation d'un oncogène
C. Inactivation d'un gène de réparation
D. Activation d'un gène de réparation
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : L'activation (gain de fonction) d'un proto-oncogène le transforme en oncogène : mutation ponctuelle (KRAS), amplification (HER2, MYC), translocation (BCR-ABL). Un seul allèle muté suffit : l'effet est dominant.
VRAI Proposition C : L'inactivation des gènes de réparation de l'ADN (MMR dans le syndrome de Lynch, BRCA1/2, gènes de la réparation par excision) génère une instabilité génomique : les mutations s'accumulent, accélérant la transformation maligne.
FAUX Propositions B et D : Ce sont les propositions logiquement inverses. L'inactivation d'un oncogène freine la prolifération, et l'activation des gènes de réparation protège du cancer. Il faut par ailleurs se rappeler que l'inactivation des gènes suppresseurs de tumeur (TP53, RB) est récessive : elle exige l'atteinte des deux allèles (hypothèse des deux événements de Knudson).
Réponses attendues : A, C
⚡
Astuce Concours
Image de conduite automobile : l'oncogène est l'accélérateur bloqué (activation dominante, un allèle suffit) ; le gène suppresseur de tumeur est le frein cassé (inactivation récessive, deux allèles nécessaires) ; les gènes de réparation sont le garagiste : sans lui, les pannes s'accumulent.
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Ophtalmologie & Troubles du Sommeil de l'Enfant — Questions 81 à 85
81. Signes d'Uvéite Antérieure Aiguë
Devant un œil rouge et douloureux, parmi les signes suivants quels sont ceux qui vous orientent vers une uvéite antérieure aiguë ?
A. Un signe de Tyndall
B. Un hypopion
C. Des synéchies iridocristalliniennes
D. Des précipités rétrocornéens
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Le Tyndall (effet de « rayon de soleil dans la poussière » à la lampe à fente) traduit la présence de protéines et de cellules inflammatoires dans l'humeur aqueuse : c'est le signe cardinal de l'inflammation de la chambre antérieure.
VRAI Proposition B : L'hypopion est un niveau de pus stérile déclive dans la chambre antérieure : Tyndall majeur. Il impose d'éliminer une endophtalmie et évoque certaines étiologies (Behçet, HLA-B27).
VRAI Proposition C : Les synéchies iridocristalliniennes (postérieures) déforment la pupille, qui devient irrégulière et peu réactive : d'où la nécessité d'une mydriase thérapeutique précoce (atropine) pour les prévenir et éviter la séclusion pupillaire.
VRAI Proposition D : Les précipités rétrocornéens sont des amas cellulaires déposés sur l'endothélium cornéen ; leur aspect (fins ou « en graisse de mouton ») oriente l'enquête étiologique vers une uvéite granulomateuse (sarcoïdose, tuberculose).
Réponses attendues : A, B, C, D
Astuce Concours Pro
Devant un œil rouge douloureux avec baisse d'acuité visuelle, trois urgences à distinguer : uvéite antérieure (myosis, Tyndall, tonus normal ou bas), glaucome aigu par fermeture de l'angle (semi-mydriase aréflexique, cornée trouble, œil dur, tonus > 40 mmHg), kératite (test à la fluorescéine positif).
82. Bilan Étiologique de Base d'une Uvéite Antérieure Aiguë
Parmi les propositions suivantes, quelles sont celles qui font partie du bilan étiologique de base d'une uvéite antérieure aiguë ?
A. HLA (B27, B51)
B. Calcémie, phosphorémie
C. Enzyme de conversion de l'angiotensine
D. Anticorps antinucléaires, facteur rhumatoïde
Résolution & Analyse Clinique
Une uvéite antérieure aiguë est idiopathique dans près de la moitié des cas, mais elle peut révéler une maladie générale : le bilan de base est standardisé et orienté par la clinique.
VRAI Proposition A : Le HLA-B27 est associé aux spondyloarthrites (uvéite antérieure aiguë récidivante, unilatérale à bascule) ; le HLA-B51 à la maladie de Behçet.
VRAI Propositions B et C : Hypercalcémie, hypercalciurie et élévation de l'enzyme de conversion orientent vers une sarcoïdose, complétées par la radiographie thoracique (adénopathies hilaires bilatérales).
VRAI Proposition D : Anticorps antinucléaires et facteur rhumatoïde participent au dépistage des connectivites et, en pédiatrie, de l'arthrite juvénile idiopathique (uvéite antérieure chronique à œil blanc, sournoise et cécitante).
Réponses attendues : A, B, C, D
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Astuce Concours
N'oubliez jamais le volet infectieux, prioritaire en zone tropicale : sérologies syphilis (TPHA-VDRL) et VIH, IDR à la tuberculine ou test IGRA, radiographie thoracique. Une corticothérapie locale prescrite sur une uvéite infectieuse méconnue peut aboutir à la perte de l'œil.
83. Causes d'Uvéite
Quelles sont les causes possibles d'uvéite parmi les suivantes ?
A. Sarcoïdose
B. Syphilis
C. Tuberculose
D. Maladie de Lyme
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : La sarcoïdose est la première cause d'uvéite granulomateuse : atteinte souvent bilatérale, antérieure ou panuvéite, avec nodules iriens et périphlébite rétinienne.
VRAI Proposition B : La syphilis est « la grande simulatrice » : elle peut donner toutes les formes d'uvéite. Sa recherche est systématique car elle est curable par la pénicilline.
VRAI Proposition C : La tuberculose oculaire, particulièrement fréquente en zone d'endémie, donne des uvéites granulomateuses, des tubercules de Bouchut choroïdiens et des vascularites rétiniennes.
VRAI Proposition D : La borréliose de Lyme peut se compliquer d'uvéite dans ses phases secondaire et tertiaire, dans un contexte d'exposition aux tiques en zone d'endémie.
Réponses attendues : A, B, C, D
Exemple Analogue
Complétez avec les causes majeures en Afrique subsaharienne : toxoplasmose (choriorétinite en « phare dans le brouillard »), onchocercose (kératite sclérosante et uvéite, cause historique de cécité des rivières), rétinite à CMV chez le patient VIH très immunodéprimé, et lèpre.
84. Signes de Conjonctivite Virale
Parmi les symptômes suivants, quels sont ceux qui vous orientent vers une conjonctivite virale ?
A. Bilatéralisation rapide
B. Sécrétions purulentes
C. Prurit important
D. Adénopathie prétragienne douloureuse
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : La conjonctivite à adénovirus débute d'un côté et gagne l'autre œil en quelques jours ; elle est extrêmement contagieuse, souvent épidémique (kérato-conjonctivite épidémique), et impose des mesures d'hygiène strictes.
VRAI Proposition D : L'adénopathie prétragienne (prééauriculaire) sensible est un excellent signe d'orientation virale, associée à un contexte de rhinopharyngite.
FAUX Proposition B : Les sécrétions purulentes épaisses avec paupières collées au réveil orientent vers une conjonctivite bactérienne. Dans la forme virale, les sécrétions sont claires, aqueuses, avec larmoiement.
FAUX Proposition C : Le prurit intense, bilatéral d'emblée, saisonnier, avec chémosis et terrain atopique, est le maître symptôme de la conjonctivite allergique.
Réponses attendues : A, D
Type
Sécrétions
Signe clé
Virale
Claires, aqueuses
Adénopathie prétragienne, contagiosité
Bactérienne
Purulentes, épaisses
Paupières collées le matin
Allergique
Claires, filantes
Prurit majeur, bilatéral, terrain atopique
85. Traitement du SAOS Sévère de l'Enfant
Le traitement de première intention du SAOS sévère chez l'enfant secondaire à une hypertrophie adéno-amygdalienne est :
A. La mise sous ventilation non invasive (PPC)
B. L'adénoïdectomie et l'amygdalectomie
C. Les corticoïdes nasaux seuls
D. Les antihistaminiques
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition B : Chez l'enfant, la cause du SAOS est anatomique dans l'immense majorité des cas. L'adéno-amygdalectomie est donc un traitement étiologique, curatif dans 70 à 90 % des cas, avec amélioration spectaculaire du sommeil, du comportement, des performances scolaires et de la croissance staturo-pondérale.
FAUX Proposition A : La PPC est un traitement de seconde intention, réservé aux échecs de la chirurgie, aux formes syndromiques (trisomie 21, malformations cranio-faciales) ou à l'obésité morbide.
FAUX Propositions C et D : Corticoïdes nasaux et antileucotriènes ne se conçoivent que dans les formes légères ou en traitement d'appoint. Les antihistaminiques n'ont d'intérêt qu'en cas de rhinite allergique associée.
Réponse attendue : B
⚡
Astuce Concours
Le SAOS de l'enfant ne se manifeste pas comme celui de l'adulte : au lieu d'une somnolence diurne, on observe une hyperactivité, des troubles attentionnels, une énurésie secondaire, une respiration buccale, un retard staturo-pondéral et un faciès adénoïdien.
Oto-Rhino-Laryngologie & Pathologie Rachidienne — Questions 86 à 92
86. Carcinome du Cavum (UCNT)
Le carcinome du cavum (UCNT) est fréquent dans certaines régions. Il est souvent associé au :
A. Virus d'Epstein-Barr (EBV)
B. Papillomavirus (HPV)
C. Virus Herpes simplex (HSV)
D. Cytomégalovirus (CMV)
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : L'UCNT (Undifferentiated Carcinoma of Nasopharyngeal Type) est constamment associé à l'EBV, dont le génome est retrouvé dans les cellules tumorales. La sérologie EBV (IgA anti-VCA, anti-EA) et surtout l'ADN viral circulant servent au diagnostic et au suivi de la maladie résiduelle.
FAUX Proposition B : L'HPV (surtout le 16) est impliqué dans les carcinomes de l'oropharynx, notamment de l'amygdale et de la base de langue — pas du cavum.
FAUX Propositions C et D : Aucun rôle oncogène établi dans cette localisation.
Réponse attendue : A
Astuce Concours Pro
Retenez la triade révélatrice du cancer du cavum : signes otologiques unilatéraux (otite séro-muqueuse de l'adulte, hypoacousie de transmission), signes rhinologiques (obstruction nasale, épistaxis) et adénopathie cervicale haute — souvent le premier signe. Toute otite séreuse unilatérale de l'adulte impose une nasofibroscopie du cavum.
87. Épistaxis Massive Réfractaire
L'épistaxis massive peut nécessiter une prise en charge radiologique interventionnelle. Le traitement de référence en cas d'échec du tamponnement est :
A. La cautérisation chimique
B. L'embolisation artérielle
C. La compression digitale
D. L'instillation d'acide tranexamique
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition B : Après échec du tamponnement antérieur puis antéro-postérieur, l'embolisation sélective de l'artère maxillaire interne (et de ses branches sphéno-palatines) sous artériographie est le traitement de référence. Alternative : la ligature chirurgicale ou l'électrocoagulation endoscopique de l'artère sphéno-palatine.
FAUX Propositions A et C : Compression bidigitale et cautérisation de la tache vasculaire sont les gestes de première intention devant une épistaxis bénigne antérieure : elles sont dépassées ici.
FAUX Proposition D : L'acide tranexamique est un traitement adjuvant utile, mais jamais suffisant devant une épistaxis massive avec retentissement hémodynamique.
Réponse attendue : B
88. La Laryngoscopie Directe en Suspension
La laryngoscopie directe en suspension sous anesthésie générale permet :
A. Un simple examen visuel du cavum
B. Une exploration dynamique de la déglutition
C. Une biopsie précise des lésions du larynx et leur exérèse
D. Une mesure de l'audition
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition C : La laryngoscopie en suspension libère les deux mains de l'opérateur, permettant sous microscope un travail précis : cartographie des lésions, biopsies, exérèse de lésions bénignes (nodules, polypes, papillomes) et cordectomies au laser CO2 pour les cancers superficiels.
FAUX Propositions A, B et D : L'examen du cavum relève de la nasofibroscopie ; l'exploration dynamique de la déglutition exige un patient éveillé (nasofibroscopie de déglutition ou radiocinéma), ce qui est impossible sous anesthésie générale ; l'audition s'évalue par audiométrie.
A. Peut survenir après un traumatisme ou une chirurgie
B. Disparaît toujours en 48 heures sans traitement
C. Associe douleur, troubles vasomoteurs et trophiques
D. Évolue souvent en plusieurs phases
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Traumatisme (même minime), fracture, immobilisation plâtrée prolongée, chirurgie, mais aussi causes médicamenteuses (barbituriques, isoniazide), neurologiques (AVC) ou coronariennes (syndrome épaule-main).
VRAI Proposition C : Triade diagnostique : douleur disproportionnée avec allodynie et hyperalgésie, troubles vasomoteurs (œdème, rougeur, chaleur puis froideur, cyanose) et troubles trophiques et sudoraux (hypersudation, peau lisse, troubles des phanères).
VRAI Proposition D : Évolution classiquement biphasique : phase « chaude » pseudo-inflammatoire, puis phase « froide » avec rétraction, enraidissement et amyotrophie, pouvant laisser des séquelles fonctionnelles définitives.
FAUX Proposition B : Absurde cliniquement : l'évolution s'étale sur plusieurs mois à plusieurs années, et le traitement (rééducation douce et indolore, antalgiques, calcitonine, bisphosphonates, prise en charge psychologique) doit être précoce.
Réponses attendues : A, C, D
90. Lombosciatique par Hernie Discale
Concernant la lombosciatique par hernie discale :
A. La douleur suit un trajet radiculaire (L5 ou S1)
B. Elle ne s'accompagne jamais de douleur radiculaire
C. Le signe de Lasègue peut être positif
D. Un déficit moteur impose une prise en charge urgente
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Le trajet est systématisé et monoradiculaire : L5 (face postéro-externe de cuisse, externe de jambe, dos du pied, gros orteil) ou S1 (face postérieure de cuisse et de jambe, talon, plante, 5e orteil).
FAUX Proposition B : Proposition auto-contradictoire : la douleur radiculaire est la définition même de la sciatique.
VRAI Proposition C : Le signe de Lasègue (reproduction de la douleur radiculaire à l'élévation du membre inférieur tendu) traduit la mise en tension de la racine sur la hernie. Son angle de déclenchement mesure l'intensité du conflit.
VRAI Proposition D : La sciatique paralysante (force ≤ 3/5) est une urgence chirurgicale, au même titre que la sciatique hyperalgique rebelle et surtout le syndrome de la queue de cheval (anesthésie en selle, troubles sphinctériens) : imagerie et décompression en urgence.
Réponses attendues : A, C, D
⚡
Astuce Concours
Test rapide de discrimination : marche sur les talons impossible → atteinte L5 (déficit du releveur du pied) ; marche sur la pointe des pieds impossible et réflexe achilléen aboli → atteinte S1.
91. Drapeaux Rouges de la Lombalgie
Devant une lombalgie, les signes d'alerte (« drapeaux rouges ») comportent :
A. Une altération de l'état général
B. Une douleur purement mécanique isolée chez un adulte jeune
C. Une fièvre
D. Un déficit neurologique
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Amaigrissement, asthénie et anorexie évoquent une cause néoplasique (métastase vertébrale, myélome) ou infectieuse chronique (mal de Pott).
VRAI Proposition C : La fièvre impose d'éliminer une spondylodiscite : imagerie (IRM), hémocultures et biopsie disco-vertébrale avant toute antibiothérapie.
VRAI Proposition D : Tout déficit sensitivo-moteur ou sphinctérien signale une compression radiculaire ou médullaire nécessitant une imagerie en urgence.
FAUX Proposition B : C'est au contraire le profil rassurant de la lombalgie commune : pas d'imagerie systématique, traitement antalgique et maintien de l'activité physique.
Réponses attendues : A, C, D
Astuce Concours Pro
Liste complète des drapeaux rouges : âge < 20 ou > 55 ans lors du premier épisode, traumatisme violent, douleur d'horaire inflammatoire (nocturne, non calmée par le repos), antécédent de cancer, corticothérapie ou immunodépression, toxicomanie IV, VIH, déficit neurologique, altération de l'état général, fièvre.
92. Le Mal de Pott
Le mal de Pott (spondylodiscite tuberculeuse), fréquent en zone d'endémie :
A. Est une atteinte tuberculeuse du rachis
B. N'a aucun lien avec la tuberculose
C. Peut entraîner des troubles neurologiques par compression
D. Peut se compliquer d'abcès froid paravertébral
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Localisation ostéo-articulaire la plus fréquente de la tuberculose, par voie hématogène, siégeant préférentiellement au rachis dorso-lombaire.
VRAI Proposition C : La destruction des corps vertébraux entraîne une cyphose angulaire (gibbosité) et une compression médullaire : c'est la paraplégie pottique, urgence neurochirurgicale relative.
VRAI Proposition D : Les abcès froids paravertébraux, souvent volumineux et calcifiés, peuvent fuser à distance le long du psoas jusqu'au pli inguinal.
FAUX Proposition B : Proposition contradictoire avec la définition même du mal de Pott.
Réponses attendues : A, C, D
Paramètre
Spondylodiscite à pyogènes
Mal de Pott
Installation
Brutale, fébrile
Subaiguë, insidieuse, sueurs nocturnes
CRP / PNN
Très élevées
Modérées, voire normales
Abcès
Chauds, non calcifiés
Froids, volumineux, calcifiés
Pédiatrie & Physiopathologie du Nourrisson — Questions 93 à 96
93. Paramètres du Nouveau-né Normal à la Naissance
Cochez les bonnes réponses concernant les paramètres du nouveau-né normal à la naissance :
A. Le périmètre crânien moyen est de 35 cm
B. La taille moyenne est de 50 cm
C. Le poids moyen est de 3250 g
D. Le périmètre thoracique moyen est de 50 cm
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Propositions A, B et C : Les repères du nouveau-né à terme sont : poids ≈ 3 000 à 3 500 g, taille ≈ 50 cm, périmètre crânien ≈ 35 cm. Ces trois mesures doivent être reportées sur les courbes de croissance dès la naissance.
FAUX Proposition D : Le périmètre thoracique est d'environ 33 cm, c'est-à-dire inférieur de 2 cm environ au périmètre crânien. Cette inversion du rapport (PC > PT à la naissance) est physiologique et s'inverse vers l'âge de 1 an.
Réponses attendues : A, B, C
Astuce Concours Pro
Retenez la règle mnémotechnique « 3 – 50 – 35 – 33 » : 3 kg, 50 cm de taille, 35 cm de périmètre crânien, 33 cm de périmètre thoracique. Un poids inférieur à 2 500 g définit le faible poids de naissance, quel que soit le terme.
94. Critères d'une Bonne Prise du Sein
Cochez les critères d'une bonne prise de sein pendant l'allaitement :
A. Le menton touche le sein
B. La bouche est grande ouverte
C. Les joues du bébé se creusent pendant les tétées
D. La lèvre inférieure est éversée
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Propositions A, B et D : Ce sont trois des quatre signes OMS/UNICEF d'une bonne prise du sein : menton au contact du sein, bouche grande ouverte englobant une large partie de l'aréole, lèvre inférieure retroussée vers l'extérieur (éversée). Le quatrième est la visibilité d'une plus grande partie de l'aréole au-dessus qu'au-dessous de la bouche.
FAUX Proposition C : Piège classique. Des joues qui se creusent signent une mauvaise prise : l'enfant tète le bout de sein comme une paille, il crée une dépression inefficace. Dans une bonne succion, les joues restent arrondies et pleines. Une mauvaise prise entraîne crevasses, douleurs et prise de poids insuffisante.
Réponses attendues : A, B, D
95. Définition OMS de la Rougeole
Cochez les critères majeurs du diagnostic positif de la rougeole selon l'OMS :
A. Éruption généralisée vésiculeuse prurigineuse
B. Éruption généralisée maculo-papuleuse
C. Fièvre
D. Au moins un signe des suivants : conjonctivite, catarrhe oculo-respiratoire, toux.
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Propositions B, C et D : La définition de cas clinique de l'OMS repose sur la triade : fièvre + éruption maculo-papuleuse généralisée + au moins un des trois « C » (cough : toux, coryza, conjunctivitis). L'éruption descendante débute derrière les oreilles et au visage, respectant des intervalles de peau saine.
FAUX Proposition A : Une éruption vésiculeuse prurigineuse évoque la varicelle, non la rougeole, dont l'exanthème est maculo-papuleux et peu ou pas prurigineux.
Réponses attendues : B, C, D
⚡
Astuce Concours
Le signe de Köplik (semis de petits points blanchâtres sur la muqueuse jugale en regard des molaires) est pathognomonique mais fugace, présent à la phase d'invasion. La rougeole est une maladie à déclaration obligatoire, et toute confirmation repose sur les IgM spécifiques. Complications : pneumopathie, otite, diarrhée, kératite avec cécité (aggravée par la carence en vitamine A), et encéphalite.
96. Atteinte Articulaire du Rhumatisme Articulaire Aigu
L'atteinte articulaire au cours du rhumatisme articulaire aigu a les caractéristiques suivantes :
A. L'articulation atteinte est inflammatoire
B. L'articulation atteinte contient du pus
C. Les grosses articulations sont atteintes avec prédilection
D. L'atteinte articulaire est fugace et mobile
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Arthrite franche : articulation chaude, rouge, gonflée, douloureuse, avec impotence fonctionnelle et syndrome inflammatoire biologique.
VRAI Proposition C : Atteinte élective des grosses articulations des membres : genoux, chevilles, coudes, poignets.
VRAI Proposition D : C'est la caractéristique fondamentale : polyarthrite migratrice, fugace et non déformante (« l'arthrite lèche les articulations et mord le cœur »), régressant sans séquelle, très sensible aux salicylés.
FAUX Proposition B : Le RAA est une maladie post-streptococcique immunologique par mimétisme antigénique, non une infection articulaire directe : le liquide articulaire est inflammatoire mais stérile, sans pus.
Réponses attendues : A, C, D
Astuce Concours Pro
Critères majeurs de Jones, mémorisés par « CANCER » : Cardite, Arthrite (polyarthrite migratrice), Nodules sous-cutanés de Meynet, Chorée de Sydenham, ERythème marginé de Besnier. Le pronostic tient entièrement à la cardite, d'où la prophylaxie secondaire prolongée par benzathine-pénicilline.
Physiologie Cardiovasculaire & Hémodynamique — Questions 97 à 100
97. Effets Vasculaires du Sympathique et de l'Adrénaline
La stimulation des nerfs sympathiques destinés aux vaisseaux et une décharge d'hormone médullosurrénalienne (adrénaline) provoquent toutes les deux :
A. une vasoconstriction des vaisseaux de la peau
B. une vasoconstriction des muqueuses
C. une vasoconstriction des artères coronaires
D. une vasoconstriction des viscères abdominaux
Résolution & Analyse Clinique
La clé est la répartition des récepteurs adrénergiques : les territoires « sacrifiables » sont riches en récepteurs alpha-1 (vasoconstriction), tandis que les territoires vitaux disposent de récepteurs bêta-2 et d'une autorégulation métabolique puissante (vasodilatation).
VRAI Propositions A, B et D : Peau, muqueuses et viscères splanchniques (rein compris) sont massivement vasoconstrictés : c'est le mécanisme de la centralisation hémodynamique lors du choc, qui explique les marbrures, la pâleur et l'oligurie.
FAUX Proposition C : La circulation coronaire fait exception : la stimulation adrénergique entraîne une vasodilatation coronaire, à la fois par effet bêta-2 direct et surtout par autorégulation métabolique (l'augmentation du travail cardiaque libère de l'adénosine, vasodilatatrice). Le cœur, comme le cerveau, est un territoire protégé.
Réponses attendues : A, B, D
98. Ralentissement Expérimental du Rythme Cardiaque
Expérimentalement, on peut ralentir le rythme cardiaque :
A. en stimulant électriquement le bout central des nerfs aortiques
B. en stimulant électriquement le bout périphérique d'un X
C. en refroidissant le nœud de Keith et Flack
D. en appliquant de l'acétylcholine sur le myocarde
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Le nerf aortique (nerf de Cyon-Ludwig, dit « dépresseur ») est la voie afférente du baroréflexe. La stimulation de son bout central (vers les centres bulbaires) simule une hypertension : réponse réflexe faite de bradycardie et de vasodilatation.
VRAI Proposition B : Le nerf vague (X) est la voie efférente parasympathique. La stimulation de son bout périphérique (vers le cœur) libère de l'acétylcholine sur le nœud sinusal : bradycardie, voire arrêt sinusal (« vagal escape »).
VRAI Proposition C : Le nœud de Keith et Flack est le nœud sinusal, pacemaker physiologique. Le refroidissement ralentit la pente de dépolarisation diastolique lente des cellules automatiques : c'est aussi le mécanisme de la bradycardie observée en hypothermie.
VRAI Proposition D : L'acétylcholine agit sur les récepteurs muscariniques M2 : effets chronotrope et dromotrope négatifs, par ouverture des canaux potassiques et hyperpolarisation.
Réponses attendues : A, B, C, D
⚡
Astuce Concours
Règle des « bouts » en physiologie expérimentale : pour un nerf sensitif afférent, on stimule le bout central pour déclencher le réflexe ; pour un nerf moteur efférent, on stimule le bout périphérique pour agir sur l'organe effecteur.
99. Période de Débit Coronaire Maximal
La période où le débit coronaire est maximum se situe :
A. de façon variable, sans rapport avec la révolution cardiaque
B. pendant la phase de contraction isométrique
C. pendant la phase de l'éjection ventriculaire
D. pendant la diastole ventriculaire
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition D : La perfusion coronaire, en particulier du ventricule gauche, est essentiellement diastolique. Pendant la systole, la contraction myocardique écrase les vaisseaux intramuraux et interrompt le flux sous-endocardique. La pression de perfusion coronaire est égale à : pression diastolique aortique − pression télédiastolique du VG.
FAUX Propositions A, B et C : Le débit est au contraire strictement rythmé par la révolution cardiaque, et minimal pendant la contraction isovolumétrique et l'éjection.
Réponse attendue : D
Exemple Analogue
Deux conséquences cliniques capitales de cette règle : la tachycardie raccourcit la diastole et donc la perfusion coronaire (d'où l'angor d'effort et l'intérêt des bêtabloquants) ; le rétrécissement aortique serré associe hypertrophie ventriculaire et pression diastolique abaissée, d'où un angor fonctionnel à coronaires saines.
100. Calcul de la Pression de Perfusion d'un Organe
En exprimant les pressions en mm de Hg et les débits en cm³/min, la résistance à l'écoulement d'un organe est de 0,2. Pour avoir un débit de 500 cm³/min il faut une pression de :
A. 250 mm Hg
B. 150 mm Hg
C. 100 mm Hg
D. 50 mm Hg
Résolution & Analyse Clinique
On applique la loi de l'hémodynamique, transposition de la loi d'Ohm à la circulation :
R = ΔP / Q ⇒ ΔP = R × Q
ΔP = 0,2 × 500 = 100 mmHg
VRAI Proposition C : Application numérique directe. Vérification par l'analyse dimensionnelle : la résistance s'exprime en mmHg · min · cm−3, si bien que 0,2 × 500 cm³/min donne bien des mmHg.
Réponse attendue : C
⚡
Astuce Concours
Retenez l'analogie électrique : ΔP = Q × R correspond à U = I × R. Et rappelez-vous la loi de Poiseuille : la résistance varie comme 1/r⁴. Réduire de moitié le rayon d'un vaisseau multiplie sa résistance par 16 : c'est toute la gravité des sténoses artérielles.
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Pathologie Respiratoire, VIH & Psychiatrie — Questions 101 à 105
101. Manifestations Respiratoires du VIH
Au cours des manifestations respiratoires liées à l'infection au VIH :
A. les mycobactérioses atypiques surviennent surtout lorsque le taux de CD4 est < 50/mm³
B. la tuberculose pulmonaire de l'adulte est classée stade 3 OMS
C. la tuberculose extra-pulmonaire de l'adulte est classée stade 4 OMS
D. la prophylaxie au cotrimoxazole est indiquée lorsque le taux de lymphocytes T CD4 est supérieur à 500/mm³
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Les infections à mycobactéries atypiques, en particulier le complexe Mycobacterium avium (MAC), surviennent au stade d'immunodépression profonde, classiquement en dessous de 50 CD4/mm³, comme la rétinite à CMV.
VRAI Propositions B et C : Dans la classification OMS de l'adulte, la tuberculose pulmonaire est classante au stade 3, tandis que la tuberculose extra-pulmonaire (miliaire, méningée, ganglionnaire profonde, osseuse) traduit une immunodépression sévère et classe au stade 4.
FAUX Proposition D : Le seuil est inversé : la prophylaxie par cotrimoxazole s'adresse aux patients ayant des CD4 bas (classiquement < 350/mm³, ou < 200 selon les protocoles) ou un stade clinique OMS 3 ou 4. Elle prévient la pneumocystose, la toxoplasmose cérébrale, l'isosporose et les infections bactériennes.
Réponses attendues : A, B, C
⚡
Astuce Concours
Repères de CD4 à connaître par cœur : < 500 → tuberculose, pneumopathies bactériennes récidivantes, zona ; < 200 → pneumocystose, toxoplasmose cérébrale, cryptococcose ; < 100 → cryptococcose neuroméningée surtout ; < 50 → rétinite à CMV, MAC, LEMP.
102. Parasitoses Pulmonaires
Au cours des parasitoses pulmonaires :
A. le poumon peut être le lieu de passage obligatoire du parasite
B. on peut noter un syndrome de Löffler
C. la localisation pulmonaire peut être accidentelle
D. les filarioses sont responsables du syndrome de Larva migrans
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : C'est le cycle de Loos : les larves d'Ascaris lumbricoides, d'ankylostomes et d'Strongyloides traversent obligatoirement le poumon (capillaires → alvéoles → arbre bronchique → déglutition) avant de gagner l'intestin.
VRAI Proposition B : Le syndrome de Löffler correspond à cette phase de migration : toux quinteuse, dyspnée asthmatiforme, infiltrats pulmonaires labiles et hyperéosinophilie majeure, spontanément résolutifs en une à deux semaines.
VRAI Proposition C : Certaines localisations sont accidentelles, l'homme étant une impasse parasitaire ou le poumon un site ectopique : kyste hydatique pulmonaire, abcès amibien du poumon par contiguïté hépatique, paragonimose.
FAUX Proposition D : Confusion d'agents. Le larva migrans viscéral est dû à Toxocara canis ou cati (impasse parasitaire chez l'homme) ; le larva migrans cutané aux ankylostomes d'animaux. Les filarioses donnent d'autres tableaux : éosinophilie pulmonaire tropicale (Wuchereria), onchocercose, loase.
Réponses attendues : A, B, C
103. Empyème de Nécessité
Quelle caractéristique distingue une pleurésie purulente d'un empyème de nécessité ?
A. Présence de germes aérobies
B. Opacité pleurale enkystée
C. Présence de liquide chocolaté
D. Extension spontanée vers la paroi thoracique
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition D : L'empyème « de nécessité » désigne un empyème pleural négligé qui, faute de drainage, se fraye un chemin à travers la paroi thoracique : il perfore les espaces intercostaux et vient se collecter en sous-cutané, réalisant une tuméfaction pariétale fluctuante, parfois fistulisée à la peau. Étiologies classiques : tuberculose et actinomycose.
FAUX Propositions A et B : Germes aérobies et enkystement se rencontrent dans toute pleurésie purulente : ces critères ne sont pas discriminants.
FAUX Proposition C : Le liquide « chocolat » ou « pâte d'anchois » est caractéristique de l'amibiase hépatique rompue dans la plèvre, pas de l'empyème de nécessité.
Réponse attendue : D
104. Causes Extra-Pulmonaires de l'OAP Lésionnel
Quelle combinaison représente des causes extra-pulmonaires de l'OAP lésionnel ?
A. Pancréatite aiguë, embolie graisseuse
B. Noyade, inhalation de gaz toxique
C. Infection virale, contusion pulmonaire
D. Cardiopathie ischémique, valvulopathie
Résolution & Analyse Clinique
L'OAP lésionnel (SDRA) résulte d'une altération de la membrane alvéolo-capillaire. Ses causes sont dites directes (pulmonaires) ou indirectes (extra-pulmonaires), selon la voie d'agression.
VRAI Proposition A : Pancréatite aiguë et embolie graisseuse agressent le poumon par voie sanguine et par réaction inflammatoire systémique : ce sont des causes indirectes typiques, au même titre que le sepsis extra-pulmonaire, la transfusion massive (TRALI) ou le polytraumatisme.
FAUX Propositions B et C : Noyade, inhalation de gaz toxique, pneumopathie infectieuse et contusion pulmonaire agressent directement l'épithélium alvéolaire : ce sont des causes pulmonaires (directes).
FAUX Proposition D : Cardiopathie ischémique et valvulopathie provoquent un OAP hémodynamique (cardiogénique) par élévation de la pression capillaire pulmonaire, et non un OAP lésionnel.
Réponse attendue : A
Paramètre
OAP cardiogénique
OAP lésionnel (SDRA)
Mécanisme
Hyperpression capillaire
Altération de la perméabilité alvéolo-capillaire
Liquide alvéolaire
Transsudat pauvre en protides
Exsudat riche en protides
Réponse aux diurétiques
Spectaculaire
Inefficace
105. Effets Indésirables des Neuroleptiques
Parmi les propositions suivantes, quel est l'effet secondaire non attribuable aux neuroleptiques ?
A. Prise de poids
B. Hyperprolactinémie
C. Mydriase
D. Insuffisance cardiaque
Résolution & Analyse Clinique
FAUX Proposition C — c'est la réponse demandée : Les neuroleptiques exercent un puissant effet alpha-1 bloquant, qui se traduit au niveau oculaire par un myosis (paralysie du muscle dilatateur de l'iris), et non par une mydriase. La mydriase relève des toxidromes anticholinergique (atropine, antidépresseurs tricycliques) et sympathomimétique (cocaïne, amphétamines).
VRAI Proposition A : La prise de poids, avec syndrome métabolique, dyslipidémie et diabète, est un effet indésirable majeur des antipsychotiques de seconde génération (clozapine, olanzapine), imposant une surveillance métabolique régulière.
VRAI Proposition B : Le blocage des récepteurs dopaminergiques D2 de la voie tubéro-infundibulaire lève l'inhibition physiologique exercée par la dopamine sur la prolactine : galactorrhée, aménorrhée, gynécomastie, troubles sexuels.
VRAI Proposition D : L'atteinte cardiaque est documentée, notamment sous clozapine (myocardite et cardiomyopathie), et par la cardiotoxicité liée à l'allongement du QT avec risque de torsades de pointes.
Psychiatrie (Schizophrénie) & Gynécologie Organique — Questions 106 à 112
106. Forme Clinique à Prédominance de Syndrome Positif
Parmi les formes cliniques de schizophrénie suivantes, laquelle est caractérisée par une prédominance du syndrome positif ?
A. Hébéphrénique
B. Paranoïde
C. Catatonique
D. Héboïdophrénique
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition B : La forme paranoïde est la plus fréquente et la mieux répondante aux antipsychotiques. Elle est dominée par le syndrome positif : idées délirantes (persécution, influence, référence), hallucinations, principalement acoustico-verbales, et automatisme mental.
FAUX Proposition A : La forme hébéphrénique du sujet jeune est dominée par le syndrome négatif et de désorganisation : émoussement affectif, apragmatisme, retrait social, discours incohérent. Son pronostic est plus sombre.
FAUX Proposition C : La forme catatonique est dominée par des troubles psychomoteurs (stupeur, catalepsie, négativisme).
FAUX Proposition D : La forme héboïdophrénique (ou pseudo-psychopathique) associe désorganisation et conduites antisociales, impulsives et médico-légales.
Réponse attendue : B
107. Le Syndrome Catatonique
Au cours de la schizophrénie, qu'associe le syndrome catatonique ?
A. Stupeur
B. Catalepsie
C. Négativisme
D. Mutisme
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Propositions A, B, C et D : Le syndrome catatonique associe une stupeur (immobilité, absence de réactivité à l'environnement), une catalepsie avec flexibilité cireuse et maintien des attitudes imposées, un négativisme (opposition active, refus alimentaire, para-réponses) et un mutisme. S'y ajoutent stéréotypies, écholalie et échopraxie.
Réponses attendues : A, B, C, D
⚡
Astuce Concours
La catatonie est une urgence médico-psychiatrique : risque de déshydratation, dénutrition, rhabdomyolyse et thrombose. Elle n'est pas spécifique de la schizophrénie (trouble de l'humeur, cause organique, catatonie maligne à différencier du syndrome malin des neuroleptiques). Traitement de première intention : benzodiazépines à forte dose, puis électroconvulsivothérapie.
108. Risques des Benzodiazépines au Long Cours
Quel(s) est (sont) le(s) risque(s) de la prise au long cours des benzodiazépines ?
A. Confusion
B. Méningiome
C. Amnésie
D. Démence
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Confusion, sédation, chutes et fractures du col : c'est un des grands risques iatrogènes du sujet âgé. Les benzodiazépines figurent en tête des médicaments potentiellement inappropriés après 65 ans.
VRAI Proposition C : Amnésie antérograde bien documentée, surtout avec les molécules à demi-vie courte et à forte puissance.
VRAI Proposition D : Plusieurs études de cohorte ont montré une association entre exposition prolongée aux benzodiazépines et risque accru de démence, argument majeur pour limiter la durée de prescription (4 semaines pour un hypnotique, 12 semaines pour un anxiolytique).
FAUX Proposition B : Le risque de méningiome est associé aux progestatifs à forte dose (acétate de cyprotérone, de nomégestrol, de chlormadinone), non aux benzodiazépines.
Réponses attendues : A, C, D
109. La Grossesse Hétérotopique
Les propositions suivantes concernent la grossesse hétérotopique : donner les bonnes réponses
A. Coexistence de deux grossesses simultanées : une grossesse intra-utérine et une GEU
B. Coexistence de deux grossesses simultanées dont une venant du côté droit et l'autre du côté gauche
C. Coexistence de deux grossesses simultanées contenant des fœtus de sexe différent
D. On peut avoir une localisation tubaire interstitielle et une localisation abdominale
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : C'est la définition exacte : association simultanée d'une grossesse intra-utérine et d'une grossesse extra-utérine. Rare spontanément (1/10 000 à 1/30 000), sa fréquence augmente nettement après procréation médicalement assistée.
VRAI Proposition D : Les localisations ectopiques peuvent être multiples et inhabituelles : tubaire ampullaire, isthmique, interstitielle (cornuale), ovarienne, cervicale ou abdominale.
FAUX Propositions B et C : Ni la latéralité ni le sexe des fœtus n'entrent dans la définition : deux grossesses bilatérales ou de sexes différents décrivent une gémellité, non une grossesse hétérotopique.
Réponses attendues : A, D
Astuce Concours Pro
Piège redoutable : la visualisation d'un sac gestationnel intra-utérin ne permet pas d'exclure une GEU chez une patiente ayant bénéficié d'une PMA ou présentant des douleurs et un épanchement du Douglas. Le dosage des β-hCG est également ininterprétable dans ce contexte.
110. Le Cancer du Col de l'Utérus
Concernant le cancer du col de l'utérus : donner les bonnes réponses
A. Le type histologique dominant est le carcinome épidermoïde
B. Le lymphome cervical est une forme histologique du cancer du col
C. Une infection persistante à un HPV oncogène est un facteur de risque
D. Un col rouge, irrégulier, saignant au contact lors d'un examen de dépistage font penser à un cancer du col
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Le carcinome épidermoïde représente 80 à 90 % des cas (cf. question 5).
VRAI Proposition C : L'infection persistante par un HPV à haut risque est la condition nécessaire au développement du cancer : la clairance virale spontanée survient chez plus de 90 % des femmes en 2 ans.
VRAI Proposition D : Un col bourgeonnant, irrégulier, friable et saignant au contact du spéculum est très évocateur d'un cancer invasif : la biopsie est indispensable (le frottis n'a aucune valeur devant une lésion macroscopique visible).
FAUX Proposition B : Le lymphome cervical primitif est exceptionnel et n'est pas classé parmi les formes histologiques du cancer du col, dont la classification retient le carcinome épidermoïde, l'adénocarcinome, le carcinome adénosquameux et les carcinomes neuroendocrines.
Réponses attendues : A, C, D
111. Imagerie des Kystes Ovariens
Concernant les aspects en imagerie du kyste ovarien : donner les bonnes réponses
A. Un kyste ovarien avec une portion tissulaire de moins de 7 cm peut être fonctionnel
B. Un kyste fonctionnel mesure moins de 7 cm, et est strictement liquidien chez une patiente non ménopausée
C. Un kyste ovarien contenant du liquide, des calcifications et une portion graisseuse est appelé kyste dermoïde
D. Le kyste fonctionnel est de survenue cyclique et peut disparaître d'un cycle à un autre
Résolution & Analyse Clinique
FAUX Proposition A : La présence d'une portion tissulaire (végétation, composante solide vascularisée au doppler) élimine formellement le caractère fonctionnel, quelle que soit la taille : c'est un critère d'organicité et de suspicion de malignité.
VRAI Proposition B : Le kyste fonctionnel est uniloculaire, à paroi fine et régulière, à contenu strictement anéchogène (transonore), de moins de 7 cm, chez une femme en période d'activité génitale.
VRAI Proposition C : Le kyste dermoïde (tératome mature) est reconnaissable à son contenu hétérogène associant graisse, calcifications (dents, os) et parfois cheveux : c'est la tumeur ovarienne bénigne la plus fréquente de la femme jeune.
VRAI Proposition D : C'est le critère décisif : un kyste fonctionnel régresse spontanément. D'où la règle du contrôle échographique à 3 mois (soit environ 3 cycles) avant toute décision chirurgicale.
Réponses attendues : B, C, D
112. Signes Échographiques de Kyste Organique
Parmi les signes suivants, lesquels font évoquer un kyste organique à l'échographie ?
A. Existence de multiples cloisons fines
B. Une paroi épaisse et irrégulière
C. Un contenu strictement transonore
D. Des bourgeons endopariétaux
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Le caractère multiloculaire (cloisons multiples) est un critère d'organicité : il évoque un cystadénome séreux ou mucineux. Attention à la gradation : des cloisons épaisses (> 3 mm) et vascularisées font en outre suspecter la malignité.
VRAI Proposition B : Une paroi épaisse et irrégulière est un critère majeur d'organicité et de suspicion tumorale.
VRAI Proposition D : Les végétations ou bourgeons endokystiques, surtout vascularisés au doppler, sont le signe le plus alarmant : ils imposent un dosage du CA 125, un calcul de score de risque et une prise en charge en RCP.
FAUX Proposition C : Un contenu strictement transonore, uniloculaire et à paroi fine, est au contraire l'aspect typique du kyste fonctionnel.
Réponses attendues : A, B, D
⚡
Astuce Concours
Critères d'organicité et de suspicion à retenir : taille > 7 cm, paroi épaisse, cloisons épaisses, végétations, composante solide, vascularisation centrale au doppler, ascite, bilatéralité, persistance après 3 mois, et survenue chez une femme ménopausée (chez qui aucun kyste n'est fonctionnel).
Spondyloarthrites & Atteintes Axiales — Questions 113 à 116
113. Les Principales Spondyloarthrites
Les principales spondyloarthrites sont :
A. Les arthrites réactionnelles
B. La spondylarthrite ankylosante
C. Le syndrome extra-articulaire
D. Le rhumatisme psoriasique
Résolution & Analyse Clinique
Les spondyloarthrites forment un groupe de rhumatismes inflammatoires chroniques partageant un terrain génétique (HLA-B27), une atteinte axiale et enthésopathique, et l'absence de facteur rhumatoïde (rhumatismes « séronégatifs »).
VRAI Proposition A : Les arthrites réactionnelles surviennent après une infection à distance, génito-urinaire (Chlamydia trachomatis) ou digestive (Shigella, Salmonella, Yersinia, Campylobacter), sans germe dans l'articulation. Forme historique : le syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter.
VRAI Proposition B : La spondylarthrite ankylosante est le chef de file du groupe : atteinte axiale prédominante, sacro-iliite bilatérale, évolution ankylosante.
VRAI Proposition D : Le rhumatisme psoriasique associe atteinte articulaire périphérique, axiale et enthésitique à un psoriasis cutané ou unguéal.
FAUX Proposition C : Le « syndrome extra-articulaire » n'est pas une entité nosologique : les manifestations extra-articulaires (uvéite antérieure aiguë, psoriasis, MICI) accompagnent les spondyloarthrites mais ne les définissent pas.
Réponses attendues : A, B, D
Astuce Concours Pro
Le groupe complet comprend : spondylarthrite ankylosante, rhumatisme psoriasique, arthrites réactionnelles, rhumatismes associés aux MICI (Crohn, rectocolite hémorragique), SAPHO et spondyloarthrites indifférenciées. Retenez la triade oculo-uréthro-synoviale pour l'arthrite réactionnelle.
114. Le Rhumatisme Psoriasique
Concernant le rhumatisme psoriasique :
A. L'atteinte articulaire est identique à celle de la polyarthrite rhumatoïde
B. Le psoriasis peut totalement manquer
C. L'atteinte articulaire est asymétrique
D. Les facteurs rhumatoïdes peuvent être présents
Résolution & Analyse Clinique
FAUX Proposition A : Tout les oppose : le rhumatisme psoriasique atteint volontiers les interphalangiennes distales, réalise des dactylites en « doigt ou orteil en saucisse », des enthésites, une atteinte axiale, et son atteinte est asymétrique — à l'inverse de la PR, symétrique et épargnant les IPD.
VRAI Proposition B : Dans 10 à 15 % des cas, le rhumatisme précède le psoriasis de plusieurs années (« rhumatisme psoriasique sine psoriasis »). D'où l'importance de rechercher un psoriasis caché (cuir chevelu, ombilic, pli interfessier, conduit auditif), une atteinte unguéale (ongles ponctués en dé à coudre, onycholyse) et des antécédents familiaux.
VRAI Proposition C : Oligoarthrite asymétrique des grosses et petites articulations : c'est le mode de présentation le plus fréquent.
VRAI Proposition D : Le rhumatisme psoriasique est classé parmi les rhumatismes séronégatifs, mais le facteur rhumatoïde peut être présent à faible titre chez environ 5 à 10 % des patients, sans remettre en cause le diagnostic (le FR étant peu spécifique).
Réponses attendues : B, C, D
115. Signes Radiologiques Rachidiens des Spondyloarthrites
Parmi les signes radiologiques rachidiens suivants, le(s)quel(s) est (sont) en faveur d'une spondyloarthrite ?
A. Un tassement vertébral
B. Des syndesmophytes
C. Une mise en carré des vertèbres
D. Un aspect en colonne de bambou
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition B : Le syndesmophyte est une ossification fine, verticale, développée dans l'annulus fibrosus, réunissant deux vertèbres adjacentes. Il s'oppose à l'ostéophyte arthrosique, horizontal et « en bec de perroquet ».
VRAI Proposition C : La mise en carré des vertèbres (signe de Romanus, ou « squaring ») résulte de l'érosion inflammatoire des angles antérieurs des corps vertébraux : c'est un signe précoce de grande valeur.
VRAI Proposition D : La « colonne bambou » est le stade évolué : ankylose complète par ponts syndesmophytiques continus, avec ossification des ligaments interépineux (ligne de Dawson).
FAUX Proposition A : Le tassement vertébral est un signe d'ostéoporose, de tumeur ou de fracture, non un signe caractéristique de spondyloarthrite (même si l'ostéoporose secondaire est fréquente au cours de la maladie évoluée).
Réponses attendues : B, C, D
⚡
Astuce Concours
Les signes radiographiques sont tardifs (5 à 10 ans d'évolution) : c'est pourquoi l'IRM des sacro-iliaques, qui montre l'œdème osseux sous-chondral en séquence STIR, est devenue l'examen de référence du diagnostic précoce et figure dans les critères ASAS.
116. Pathologies Responsables de Sacro-Iliite
Parmi les pathologies suivantes, la(les)quelle(s) peut (peuvent) être responsable(s) d'une sacro-iliite ?
A. L'arthrose
B. Le lupus érythémateux systémique
C. La sclérodermie systémique
D. La polyarthrite rhumatoïde
Résolution & Analyse Clinique
La sacro-iliite désigne l'atteinte inflammatoire de l'articulation sacro-iliaque. Hors des spondyloarthrites (non proposées ici) et des causes infectieuses (tuberculose, brucellose, pyogènes), l'atteinte reste exceptionnelle au cours des autres rhumatismes.
VRAI Proposition D : La polyarthrite rhumatoïde peut, dans ses formes anciennes et sévères, s'accompagner d'une atteinte des sacro-iliaques, en règle asymétrique, érosive et non ankylosante, sans ossification ligamentaire. Elle reste rare et n'est jamais au premier plan.
FAUX Proposition A : L'articulation sacro-iliaque peut être le siège de remaniements dégénératifs (pincement, ostéophytose, condensation) chez le sujet âgé, mais il s'agit d'une arthrose sacro-iliaque, non d'une sacro-iliite inflammatoire : c'est un diagnostic différentiel radiologique piégeant, tout comme l'ostéose iliaque condensante de la femme jeune multipare.
FAUX Propositions B et C : Lupus et sclérodermie n'entraînent pas de sacro-iliite : le lupus donne une arthrite non érosive et déformante réductible (rhumatisme de Jaccoud), la sclérodermie une atteinte essentiellement fibrosante et acrale.
Réponse attendue : D
Astuce Concours Pro
Devant une sacro-iliite, hiérarchisez : bilatérale et symétrique → spondylarthrite ankylosante ; unilatérale ou asymétrique → arthrite réactionnelle, rhumatisme psoriasique, ou surtout une cause infectieuse (tuberculose, brucellose, pyogène) à éliminer en urgence en zone d'endémie.
Lecture Critique d'Articles & Méthodologie — Questions 117 à 120
117. L'Essai Randomisé Contrôlé
Concernant l'essai randomisé contrôlé et ses principes méthodologiques :
A. La randomisation a pour but de répartir aléatoirement les facteurs de confusion connus et inconnus entre les groupes
B. L'allocation secrète signifie que l'investigateur qui inclut le patient ne connaît pas le groupe d'avance
C. L'aveugle (insu) et l'allocation secrète désignent exactement le même concept méthodologique
D. Dans un essai de non-infériorité, l'analyse de référence est classiquement l'analyse per protocole
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : C'est la supériorité décisive de l'essai randomisé sur l'observationnel : seul le tirage au sort permet d'équilibrer en probabilité les facteurs de confusion inconnus ou non mesurés, ce qu'aucun ajustement statistique ne peut faire.
VRAI Proposition B : L'allocation secrète (allocation concealment) garantit l'imprévisibilité de la séquence : elle empêche l'investigateur d'orienter l'inclusion d'un patient vers un bras plutôt qu'un autre, source majeure de biais de sélection.
FAUX Proposition C : Deux concepts distincts, séparés dans le temps. L'allocation secrète protège avant et pendant la randomisation (biais de sélection) ; l'insu protège après l'inclusion, pendant le suivi et l'évaluation (biais de suivi et de mesure). Un essai peut être en ouvert tout en ayant une allocation parfaitement secrète.
VRAI Proposition D : Dans un essai de supériorité, l'analyse en intention de traiter est conservatrice (elle tend à rapprocher les groupes). Dans un essai de non-infériorité, cette même tendance favorise à tort la conclusion de non-infériorité : l'analyse per protocole est donc requise, idéalement en co-analyse concordante avec l'intention de traiter.
Réponses attendues : A, B, D
118. Les Grilles de Lecture Normalisées
Concernant les grilles de lecture normalisées :
A. La grille CONSORT s'applique aux essais randomisés contrôlés
B. La grille STROBE s'applique aux études observationnelles
C. La grille STARD s'applique aux études diagnostiques
D. La grille PRISMA s'applique aux essais randomisés contrôlés de phase précoce
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : CONSORT (Consolidated Standards of Reporting Trials) : essais randomisés, avec son célèbre diagramme de flux des participants.
VRAI Proposition B : STROBE (STrengthening the Reporting of OBservational studies in Epidemiology) : études de cohorte, cas-témoins et transversales.
VRAI Proposition C : STARD (Standards for Reporting of Diagnostic Accuracy) : études de performance diagnostique, avec comparaison au test de référence (gold standard).
FAUX Proposition D : PRISMA (Preferred Reporting Items for Systematic reviews and Meta-Analyses) s'applique aux revues systématiques et méta-analyses, non aux essais de phase précoce.
Réponses attendues : A, B, C
Grille
Type d'étude concerné
CONSORT
Essais randomisés contrôlés
STROBE
Études observationnelles
STARD
Études diagnostiques
PRISMA
Revues systématiques et méta-analyses
119. Les Critères de Causalité de Hill
Concernant les critères de causalité de Hill :
A. La séquence temporelle exige que l'exposition précède la survenue de la maladie
B. La plausibilité biologique fait partie des critères externes à l'étude
C. Une association statistique forte, même isolée, suffit à elle seule à établir formellement un lien de causalité
D. La relation dose-effet renforce l'hypothèse d'un lien causal entre exposition et maladie
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : C'est le seul critère indispensable et non négociable : la cause doit précéder l'effet. C'est la faiblesse structurelle des études transversales, incapables d'établir cette antériorité.
VRAI Proposition B : La plausibilité biologique, la cohérence avec les connaissances établies, l'analogie et la preuve expérimentale sont des critères externes, qui font appel à des données extérieures à l'étude analysée. Les critères internes sont la force de l'association, la relation dose-effet, la constance et la spécificité.
VRAI Proposition D : Le gradient biologique (plus l'exposition augmente, plus le risque croît) est un argument causal fort : c'est ce qui a fondé la démonstration du lien tabac-cancer bronchique.
FAUX Proposition C : Erreur épistémologique majeure. Une association, même forte, peut résulter d'un biais, d'un facteur de confusion ou du hasard. La causalité s'établit par un faisceau d'arguments convergents, jamais par un critère isolé.
Réponses attendues : A, B, D
120. Performances Diagnostiques d'un Test
Concernant les performances diagnostiques d'un test :
A. La sensibilité correspond à la capacité du test à détecter correctement les sujets malades
B. La spécificité correspond à la capacité du test à identifier correctement les sujets non malades
C. La valeur prédictive positive dépend de la prévalence de la maladie dans la population testée
D. La sensibilité et la spécificité sont fortement dépendantes de la prévalence de la maladie
Résolution & Analyse Clinique
VRAI Proposition A : Sensibilité = VP / (VP + FN) : proportion de tests positifs parmi les malades. Un test très sensible, s'il est négatif, permet d'éliminer la maladie.
VRAI Proposition B : Spécificité = VN / (VN + FP) : proportion de tests négatifs parmi les non-malades. Un test très spécifique, s'il est positif, permet d'affirmer la maladie.
VRAI Proposition C : Les valeurs prédictives dépendent étroitement de la prévalence : à performances identiques, un test appliqué en population générale (prévalence faible) génère de très nombreux faux positifs, ce qui effondre la VPP. C'est l'argument central contre le dépistage de masse non ciblé.
FAUX Proposition D : Sensibilité et spécificité sont des caractéristiques intrinsèques du test : elles ne varient pas avec la prévalence (elles se calculent à l'intérieur de chaque colonne du tableau de contingence).
Réponses attendues : A, B, C
⚡
Astuce Concours
Mémorisez les deux acronymes anglo-saxons : SnNout (test Sensible, résultat Négatif → on écarte la maladie) et SpPin (test Spécifique, résultat Positif → on retient la maladie). Et gardez la règle d'or : intrinsèque = Se et Sp ; extrinsèque = VPP et VPN.
Récapitulatif Général des Réponses
N°
Réponse(s)
N°
Réponse(s)
N°
Réponse(s)
N°
Réponse(s)
1
C
31
A, B, D
61
B
91
A, C, D
2
A, B, C, D
32
A, B, C, D
62
A, B
92
A, C, D
3
D
33
A, B, C, D
63
B, C, D
93
A, B, C
4
A, B, C
34
A, B, C, D
64
B
94
A, B, D
5
B, C, D
35
A, B, C, D
65
A, D
95
B, C, D
6
A, B, C, D
36
A, B, C, D
66
A, C, D
96
A, C, D
7
A, D
37
A, B, D
67
B, C, D
97
A, B, D
8
B, C, D
38
A, B, C
68
C, D
98
A, B, C, D
9
A, B, C, D
39
B, D
69
A, B, C, D
99
D
10
A, B, C
40
B
70
A, B, C, D
100
C
11
B, C
41
A, C
71
A, B, C, D
101
A, B, C
12
B, D
42
A
72
A, B, C, D
102
A, B, C
13
B, D
43
A
73
A, B, C, D
103
D
14
A
44
A, B
74
A, B, C, D
104
A
15
D
45
A
75
A, B, C, D
105
C
16
B
46
B, C, D
76
A, B, C, D
106
B
17
B, C
47
A, C
77
A, B, D
107
A, B, C, D
18
A, B, C
48
B, C, D
78
A, C, D
108
A, C, D
19
A, B, C, D
49
D
79
A, B, D
109
A, D
20
A, B, C, D
50
A, B
80
A, C
110
A, C, D
21
B
51
A, B
81
A, B, C, D
111
B, C, D
22
B
52
C
82
A, B, C, D
112
A, B, D
23
B
53
C
83
A, B, C, D
113
A, B, D
24
B
54
B
84
A, D
114
B, C, D
25
C
55
B, D
85
B
115
B, C, D
26
B
56
A, B, C
86
A
116
D
27
A, B, D
57
A, B, C
87
B
117
A, B, D
28
B
58
A, B, C
88
C
118
A, B, C
29
A, B, D
59
A, B, C
89
A, C, D
119
A, B, D
30
A, B, C
60
A, B, C
90
A, C, D
120
A, B, C
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Date de dernière mise à jour : 04/08/2026
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